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Produitsde la
distillation
des
schistes
bitumineux.
Alternancedes diversesvariétésde schistes.
Schistesavec empreintesde poissons etempreintesvégétales.
Schistessusceptiblesde brûler.
CHAPITRE VU.
grandes masses, varie depuis 9 p. 0/0 jusqu’à une pauvreté presque absolue,et tous ceux qui ne contiennent pas 5 p. 0/0 doivent être rejetés.
La distillation des schistes donne une quantité d’eau variable générale-ment inverse à la quantité d’huile extraite : ainsi la quantité d’eau obtenuevarie de 6 à 3 p. 0/0 pour les schistes dont la teneur est de 5 à 9 p. 0/0d’huile. Ces eaux sont ammoniacales et fournissent 2,5o à 3 p. 0/0 de sul-fate d’ammoniaque, qu’on peut se procurer avec avantage en faisant réagirsur ce produit les eaux qui ont servi à lessiver les schistes sortis incandes-cents des cornues, et sur lesquels s’opère une espèce de grillage par leurexposition à l’air libre. Les eaux pluviales suffisent pour lessiver ces schistessans presque aucune dépense de main-d’œuvre. La pyrite, toujours enquantité assez notable dans ces schistes, donne lieu à la formation d’unecertaine quantité de sulfate d’alumine et de fer. La silice se présentant,dans ces schistes, à l’état de bisilicate, l’alumine est difficilement attaquable;néanmoins, comme ces schistes sont privés de chaux, ils peuvent consti-tuer, en certains points, un minerai d’alun et de sulfate de fer.
Les schistes riches forment, entre les masses pauvres, des lits dont lapuissance s’élève souvent à 2 ou 3 mètres. Quelquefois on rencontre desveines riches qui n’ont pas plus de o m ,o5 d’épaisseur, et l’on voit aussidans une couche riche, de 1, 2,3 mètres de puissance, des lits pauvres d’uneépaisseur de o m ,o5 à o m , 10. Les schistes riches sont beaucoup plus tenacesque les schistes pauvres. Ceux-ci sont tendres et contiennent des rognons defer carbonaté, comme les argiles schisteuses ordinaires du terrain houiller-
Les empreintes de poissons, si fréquentes dans les schistes d’Igornay,se rencontrent dans les schistes pauvres. Les schistes riches, au contraire,renferment souvent des débris végétaux analogues à ceux qu’on observehabituellement dans le terrain houiller. Peut-être les couches de schisterich e sont-elles, en quelque sorte, les représentants des couches de houill e :on remarque que, lorsque le schiste rend 9 p. 0/0 d’huile, ses feuillets sonttapissés d’une multitude de veines lenticulaires miroitantes, à cassure ci-reuse, qui, par leur aspect et leur manière de brûler, rappellent la variétéde houille dite cannel-coal. Le schiste offre une variété très-chargée debitume, qui brûle presque avec la même facilité que la houille.
Les Romains paraissent avoir mis fréquemment le schiste bitumineuxen usage pour lambrisser les temples et les palais, comme l’attestent les