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CHAPITRE VIL
Les schistesbitumineux,et les calcairesqu’ils
contiennent,appartiennentau terrainhouiller et nonau zechstein.
dans le bassin d’Autun , présentent de nombreuses empreintes de poissonsdont les écailles sont pénétrées de bitume, avec quelques empreintes végé-tales tout à fait semblables à celles du terrain houiller. Mais, depuis quele schiste bitumineux est exploité, on connaît beaucoup mieux encore lesdébris organiques qui y sont généralement répandus. Ceux qui frappent leplus sont des poissons du genre palœoniscus. Au village de Muse, ils sontrenfermés dans les assises tout à fait inférieures ; mais, dans les autres loca-lités, ils paraissent inégalement disséminés, à divers étages, dans les schistes,principalement dans les veines pauvres. Ils accompagnent ordinairement leslits pyriteux. Les écailles, parfaitement conservées, ont parfois l’éclat de lanacre et de l’azur, ou le brillant de l’or par leur transformation en sulfurede fer. Ces poissons appartiennent aux espèces palœoniscus Blainvillei (Agass.,vol. II, tab. 5), palœoniscus Voltzii (vol. II, tab. 6), palœoniscus augustus(vol. II, tab. 9), amblypterus latus (vol. II, tab. 4), et pygopterus Bonnardi(Agass. ) 1 .
A côté de ces poissons, on rencontre en abondance, à Muse et dansd’autres localités, mais surtout à Surmoulin, de gros coprolithes 2 , dont levolume porterait à croire qu’ils ne proviennent pas des palœoniscus qui lesaccompagnent. M. Adolphe Brongniart , en septembre 183 8, a trouvé dansles schistes de Chamboy, à côté de quelques écailles disséminées çà et là»un ossement assez remarquable : il a présumé qu’il pourrait appartenir àquelque grande espèce de poisson [sauroïdes ?).
Les empreintes de poissons que l’on observe dans les schistes bitumineuxdu bassin d’Autun ont, au premier aspect, beaucoup d’analogie avec cellesqui existent en Allemagne dans le schiste marno-bitumineux de la formationdu zechstein. Cette ressemblance avait d’abord déterminé quelques géologuesà rapporter au zechstein les schistes du bassin d’Autun , et on avait crutrouver une confirmation de ce rapprochement en découvrant à la Com-maille, près d Autun , sur la route de Château-Cliinon, une couche caîcai rede 3 o centimètres d’épaisseur, qui repose sur le grès houiller. Cependant unexamen plus attentif a fait reconnaître qu’il n’y a pas une identité com-plète entre les poissons du schiste marno-bitumineux du zechstein et ceuxd’Autun , qui ressemblent beaucoup plus à ceux dont on rencontre les em-
1 Agassiz, Recherches sur les poissons fossiles.
s L’abbé Landriot, Notice géologique sur les environs d'Autun , pag. 20.