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Tome premier.
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CHAPITRE VII.

H rcnfcnnedeux couchesde liouiHe.

Couche

inférieure.

Couche

supérieure.

Grès houiller.

Argile

schisteuse.

Le terrain houiller de Ronchamp et de Champagney, B, présente deuxcouches de houille b, b', séparées par des couches alternatives d’argile schis-teuse et de grès. Le plus grand éloignement mutuel de ces deux couchesest de 1 5 m . La couche inférieure est la moins épaisse et, en outre, la plussujette à s’amincir subitement. Elle semble avoir été déposée dans les iné-galités du terrain de transition A, qu’elle recouvre presque immédiatement.La houille qui la constitue est de médiocre qualité, à cause de la forteproportion de parties terreuses et de la pyrite de fer qu’elle contient. Sapuissance moyenne est de 2 mètres, desquels il faut souvent retrancherprès d’un mètre pour les lits de grès bitumineux qui lui sont subordonnés hIl est rare qu’elle offre plus de i m ,3o de houille exploitable.

La couche supérieure, qui a été longtemps exploitée, mais dont lesparties connues sont aujourd’hui presque épuisées, fournit une houille debonne qualité, d’un noir éclatant, dont la pesanteur spécifique est de 1,32,et dont 100 parties en donnent 60 à 65 de coke en poids. La couche dontil s’agit a été exploitée sur une puissance de 4 à 5 mètres, à l’endroit dugîte voisin de l’affleurement; mais elle n’a, dans les travaux les plus pro-fonds, que o m ,8o à 2 m d’épaisseur. Elle s’est amincie progressivement dansle sens de la pente et dans celui de la direction, de sorte qu’elle sembleavoir en grand la forme d’une demi-lentille. Cette couche n’est pas entière-ment composée de houille; elle est divisée en plusieurs lits par deux, trois,quatre, et même cinq petits bancs de grès bitumineux à grains lins, dontl’épaisseur varie de o m , 16 â i m . On y rencontre, d’ailleurs, des veines depyrite de fer.

A Ronchamp , le grès houiller est composé de débris de diverses rochesen fragments assez fins, agglutinés par un ciment grisâtre peu abondant. Onvoit ce grès se montrer au jour dans l’escarpement qui se trouve à côté dela cantine.

Une argile schisteuse noire, fréquemment couverte d’empreintes végé-tales, alterne avec le grès houiller, et forme souvent le mur et le toit de lacouche de houille supérieure. Celle du toit est assez solide, d’un noir pinsou moins foncé. Elle se séparé quelquefois en feuillets épais contournésà surface luisante. Elle est alors assez dense, assez dure, et offre une cas-sure rubanée parallèlement aux surfaces de séparation, tandis quailleurs* Thirria, Statistique minéralogique et géologique du département de la Haute-Saône, pag. 34»-