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CHAPITRE VII.
Terrai»
houiller
de
Liaison
du
grès liouilleravec le granitésur lequelil repose.
A Saint-Hippolyte, sur la pente occidentale des Vosges , en face de Sche-Iestadt, on exploite une couche dont l’épaisseur n’est que de quelques pouces,Sainf-Hippolyte. et q U ; p asse quelquefois à l’état terreux ; elle est tourmentée par un grandnombre de plis et traversée de failles nombreuses. Les ouvriers regardentces failles comme étant le prolongement des filons, remplis, en partie, debaryte sulfatée et de galène, qui traversent le granité sur lequel repose cedépôt houiller.
L’ensemble de la couche est peu incliné. En quelques points, elle est divi-sée en plusieurs parties par des veines d’argile schisteuse ou de grès houiller;elle s’appuie sur un grès souvent imprégné de matière charbonneuse, assezbien agglutiné, à grains plus ou moins gros, composé de cristaux de feld-spath et de grains de quartz, qui semblent provenir de la désagrégationpresque immédiate du granité sur lequel il repose, et dont il renferme desfragments. Ce grès rentre, par sa composition, dans la classe des agrégatsauxquels M. Brongniart a donné le nom d 'arkose, et se rapporte, par sa posi-tion, à la première de ses trois classes d’arkose. Il existe une sorte de pas-sage graduel et insensible du granité à cette roche, et il est réellementimpossible de marquer la limite où finit le granité et commence l’arkose.Ce phénomène, digne d’attention à plusieurs égards, s’observe très-biendans la galerie d’écoulement de la mine, dont l’entrée est dans le granitéet qui va joindre la couche de houille. Il nous a été indiqué par M. Voltz,alors ingénieur des mines en résidence à Strasbourg , qui l’avait consigné,ainsi que beaucoup d’autres faits géologiques découverts par lui, dans unitinéraire qu’il avait rédigé dès l’année 1820, pour faciliter les courses géo-logiques des élèves - ingénieurs des mines dans cette partie de la France ,et dont nous avons été à portée de profiter l’année suivante. Ce phénomèneest important en ce qu’il prouve que les matériaux du terrain houiller, aulieu d avoir été amenés par un long transport, proviennent de la localitémême où ils se trouvent encore.
La houille de la concession de Saint-Hippolyte-et-Roderen est grasse,très-pure et fort estimée, malgré son état presque pulvérulent 1 .
On lira peut-être avec quelque intérêt l’extrait suivant du journaldes observations que Guettard et Lavoisier ont faites à Saint-Hippolyle, I e23 août 1 767 :
1 Vollz, Topographie minéralogique de l’Alsace, pag. 16.