DU TERRAIN HOUILLER.
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Cette différence du régime des deux classes de bassins houiliers dontnous venons de parler n’est pas seulement un fait des plus curieux pourla science; elle intéresse aussi à un très-haut degré l’avenir de l’indus-trie minérale, par les idées quelle peut suggérer relativement aux liai-sons souterraines supposables entre certains bassins. En effet, les dépôtsformés dans des bassins circonscrits n’offrent que peu de chances de secontinuer à de grandes distances au-dessous des dépôts plus modernes;mais les dépôts formés dans des bassins maritimes sont, en général, beau-coup plus uniformes et susceptibles de beaucoup plus d’étendue, lorsqu’ilsn’ont pas été bouleversés ou détruits. On peut s’attendre à les rencontrerau-dessous des terrains secondaires jusqu’à la ligne des anciens rivages dela mer qu’ils ont comblée, ligne qui doit se trouver quelque part au-dessous du bassin de Paris . La connaissance de ces anciens rivages est undes tributs les plus importants que la géologie est appelée à fournir à l’in-dustrie française . Malheureusement les terrains récents qui, dans le N. dela France , couvrent presque partout les terrains de l’époque carbonifère,opposent de grands obstacles aux travaux qui pourraient amener la décou-verte de cette ligne. Les recherches qui se poursuivent dans ces contréespar des sondages ou des puits, dans le but de ti’ouver de la houille, n’ontproduit, jusqu’à ce jour, que des données très-limitées, et ces donnéessont même encore, pour la plupart, concentrées entre les mains des com-pagnies qui les ont obtenues.
Nous ne pouvons donc entreprendre de résoudre actuellement la ques-tion que nous avons posée, relativement à l’ancienne ligne de côtes qui, àl’époque du dépôt du terrain houiller, devait former la limite entre la mere t un sol continental semé de lacs et de marécages. Nous nous borneronsà présenter ici un aperçu de nos observations, et un extrait des publica-tions faites, à diverses époques, sur les gîtes houiliers et sur les parties desterrains de transition qui se montrent en connexion intime avec eux dansletendue de notre territoire ou dans son voisinage; c’est-à-dire, sur les cal-caires et les dépôts arénacés antérieurs à la bouille de la frontière belge etdes arrondissements d’Àvesnes et de Boulogne , et sur les terrains houiliersde Valenciennes et du bas Boulonnais.
Utilité
qu’il y auraitù connaîtreles
anciens rivagesdu cette mer.
Difficultésque présentela solutionde ce problème.
Objet
des articlesqui vont suivre.