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CHAPITRE VII.
Seconde bandedepsammitcsdu Condrosau midide Ferrière-(a-Grande.
l’entrée du village de Requignies, affleure le psammite schisteux, dirigé àl’E. 8° N. Sur les pentes de la proéminence où est située l’auberge de Bel-levue, sur la route de Màubeuge à Philippeville , les fossés entament uneglaise ocreuse et un grès jaunâtre micacé, qui contient quelques traces defossiles. C’est encore le psammite du Condros.
Au midi de la bande calcaire de Ferrière-la-Grande et de Cerfontaine ,existe une seconde bande de psammites du Condros qui paraît s’appuyer surle calcaire. Elle commence à peu de distance au midi du petit village de Cer-fontaine . En allant de ce village au bois de Quiévelon, on suit un chemincreux qui entame un psammite schisteux très-fin. Ce psammite semble ver-tical, et court de l’E. 5 à 8° N. à l’O. 5 à 8° S. En descendant du bois deQuiévelon par le chemin de Ferrière-la-Petite, on voit affleurer un psam-inite, en partie schisteux, qui passe au schiste argileux. Une roche analoguese montre au jour dans un petit vallon où se trouve un étang, entre Fer-rière-la-Grande et Ferrière-la-Petite. En se rendant à Ferrière-la-Petite, onrencontre des affleurements d’un psammite schisteux jaunâtre , presque ver-tical, dirigé de l’E. 6 à 8° N. à l’O. 6 à 8° S. A cette bande psammitiquesuccède, à Ferrière-la-Petite, une bande de calcaire de Visé, dont nousparlerons plus loin.
Le calcaire de Givet paraît aussi au N. de Màubeuge , formant une largebande comprise entre les psammites du Condros, qui dominent aux envi-rons de Màubeuge , et le système du poudingue rouge de Burnot, que l’onobserve plus au N.
A un quart de lieue avant d’arriver à Saint-Vaast-lès-Bavay, par la routequi se rend de Valenciennes à Màubeuge , le terrain de craie avec silexs interrompt brusquement à la rencontre d’un calcaire gris à cassure rabo-teuse, dispose en bancs horizontaux. Dans le village de Saint-Vaast , cesbancs calcaires se présentent à droite et à gauche de la route, et ils s’é-tendent au loin dans la direction de l’E. Ils forment les environs de Bavay ,où ils sont seulement recouverts, sur les hauteurs, par des dépôts ter-tiaires.
A Hon-Hergies, à 3/4 de lieue au N. de Bavay , on exploite, sur le pro-longement de ces bancs calcaires, de grandes carrières de marbre qui sontcélèbres depuis longtemps par la beauté des blocs et par la facilité avec la-quelle ils se taillent suivant toutes sortes de formes. Les bancs de marbre,