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Tome premier.
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DU TERRAIN MOUILLER.

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d’abord horizontaux, et ensuite inclinés, vers le N., de 60 à 70°, constituentune masse de 6 mètres d’épaisseur, divisée par des fentes qui facilitentl’exploitation. Cette masse offre différentes espèces de marbres gris, blancset d’un gris bleuâtre foncé, variés et accidentés par une foule de coquilles,de madrépores et autres corps marins 1 .

Dans les carrières d’Autreppe, situées à 3/4 de lieue au N. O. de Hon-Hergies , on exploite un calcaire d’un gris noirâtre, tantôt compacte, tantôtun peu grenu. Il renferme divers fossiles et notamment des polypiers, etrappelle complètement les calcaires de Trélon et de Glageon. Les couches,dont les surfaces sont tuberculeuses, ont de o m ,2o à o m ,8o de puissance.Elles sont terminées par une surface horizontale, que recouvrent des cou-ches de craie marneuse un peu cldoritée, dans lesquelles on trouve deshuîtres et d’autres fossiles ; mais elles sont ondulées, quelquefois hori-zontales, quelquefois inclinées de 20°, et elles semblent s’appuyer sur lemassif des roches rouges de Montignies-sur-Roc.

Le village de Montignies-sur-Roc est bâti au haut d’un escarpementcomposé de grès argilo-schistoïde d’un rouge foncé, bariolé de verdâtre.Ce grès passe, d’une part, au psammite, et même à des schistes argileuxrouges assez friables, et, de l’autre, à des conglomérats quartzeux parfoistrès-grosiûers : des couches de quartzite rougeâtre très-dur y sont interca-les. Les couches sont fortement inclinées. Ce système de roches rouges seContre à Montignies-sur-Roc, et s’étend de là vers l’E. jusqu’à Gerpinnes,en passant au N. de Thuin et de Merhes-le-Château, puis ensuite jusqu’à^ave, dans la vallée de la Meuse , où les observations de M. d’OmaliusdHaüoy et de M. Dumont ont appris qu’il s’ouvre pour laisser paraître,comme à travers une boutonnière, une petite saillie de terrain ardoisier.Tournant ensuite çà et là à l’E. N. E., il s’étend d’abord jusqu’à Huy ; et onpeut voir, sur la; carte de M. Dumont 2 , qu’il se poursuit d’abord jusqu’à1 Ourthe, puis jusqu’au delà d’Eupen , en formant une longue et large bande

J 0u e un rôle important dans la constitution de cette partie de la Bel-§ lf [ue. Ce même système se prolonge aussi dans la direction opposée vers leterritoire français . Il se présente, sous la forme d’un poudingue, dans le boisAngre, où il constitue, sur les bords du Hongneau, un rocher nomme le

^Héricart de Thury , Annales des mines, 1 Dumont, Mémoire sur la constitution géalo-

1 sérié, tom. VIII, pag. 89. de la province de Liège .

Carrières

d’Autreppe.

Grande bandeformée,à partirde Montignies-sur-Roc,par le systèmedu poudinguerougede Burnot.