DU TERRAIN MOUILLER.
759
dans la formation houillère : il se rencontre fréquemment, dans certainescouches, en petites masses disséminées, ou bien en lames très-minces,appliquées sur la houille entre les feuillets. Sa présence nuit beaucoup à laqualité du combustible '.
On remarque que, dans le voisinage immédiat des couches de houille,qui sont intercalées, à des intervalles plus ou moins grands, dans le sys-tème des couches d’argile schisteuse et de grès, la structure de la rocheéprouve des variations.
Les couches de houille sont souvent accompagnées, au toit ou au mur,d’un schiste bitumineux, que les ouvriers désignent sous le nom de scaillagesou escailles.
Ce schiste est d’un noir luisant, à feuillets sinueux et non parallèles, sedivisant quelquefois, sous les doigts, en une infinité de petits fragmentsécailleux, et présentant, d’autres fois, une assez grande solidité. Les parcellesde ce schiste sont prises fréquemment pour du charbon; mais, quand ellessont tout à fait broyées, elles offrent une poussière d’un noir différent decelui de la houille. Du reste, ce schiste constitue, lorsqu’il accompagne leshouilles grasses, une sorte de combustible dont on tire souvent parti sur leslieux de l’exploitation. Considéré comme roche, il n’a que peu d’importance.
La structure de la roche qui avoisine les couches de houille n’est pas lamême au toit et au mur : au toit, le schiste est en feuillets droits, renfer-mant des empreintes bien entières; au mur, au contraire, la structure esttout à fait irrégulière, et on ne trouve que des végétaux brisés et froissés.
Cette différence est assez constante pour qu’elle puisse servir à recon-naître si les couches fortement inclinées sont renversées ou non au delà dela verticale. Les mineurs donnent même vulgairement le nom de toit auxschistes du toit, et le nom de murk ceux du mur. Ils appellent, au contraire,me les argiles schisteuses qui ne sont point en relation immédiate avec lesv eines de houille 2 .
Il arrive souvent que les veines de houille sont divisées en deux ou troisparties par des lits d’argile noire, tendre ou pulvérulente, que l’on nommehouage ou havrit. Cette argile sépare quelquefois les veines de leur mur.
1 Poirier de Saint-Brice, Gcorjnosic du depar- 5 A. du Souich, Essai sur les recherches de
tement du Nord. [Annales des mines, i” série, houille dans le nord de la France , pag. 4g.
lom. XIII, pag. 290 . )
Variétésparticulièresd’argileschisteusequ’on trouveen cont'actavec la houille.
Distinctionentre le toitet le murdes couchesde houille.
Lits argileuxintercalésdans
les couchesde houille.