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Tome premier.
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CHAPITRE VII.

Régularité

de

la stratification

Couchesde houilleplus régulières,plus minceset plusnombreusesque dansla plupartdes bassinscirconscrits.

Ces légers accidents de stratification se poursuivent dans le terrain duN. de la France avec une continuité qui, d’après la remarque judicieuse deM. A. Burat, forme un de ses caractères distinctifs les plus tranchés, lorsqu’onle compare aux bassins circonscrits que nous avons étudiés précédemmentdans l’intérieur et dans le midi. En général, les grès, les argiles schisteuseset la houille, y sont beaucoup plus régulièrement stratifiés; les couches,plus minces et plus distinctes, y conservent plus longtemps leur épais-seur et leurs caractères. Les moindres modifications de nature, de grainou de coloration, peuvent se suivre au loin, et déterminent, dans le terrain,des zones très-marquées. Les grès et les argiles schisteuses des bassins cir-conscrits, généralement plus massifs, sont beaucoup plus grossièrementmélangés. La houille, plus réunie, forme, au milieu des autres roches, deplus grands amas. Elle semble avoir été inégalement comprimée par elles,par suite d’une stratification plus locale, résultat probable de l’action d’af-lluents dont l’effet était nécessairement moins sensible dans un bassinmaritime.

Les couches de bouille du terrain houiller du N. de la France , bien qu’àpeu près identiques, par leur nature, avec celles des bassins du centre etdu midi, offrent cependant aussi, dans leur forme et dans leur allure, descaractères tout à fait distinctifs. Le plus saillant de ces caractères est legrand nombre des couches et leur faible épaisseur. Les couches exploitéesont une puissance de o m ,35 à o m , r ] 5 . La couche nommée à Anzin la grandeveine n’a guère plus d’un mètre de puissance. Une autre circonstance,non moins caractéristique, est l’allure régulière des couches, qui n’ontpresque jamais aucun de ces renflements, et, par contre, qui ne sont querarement sujettes aux crains, si ordinaires dans les bassins circonscritsdes autres parties de la France . Ainsi, sur des champs d’exploitation de800 et de 1,200 mètres de côté, la plupart des couches n’éprouvent au-cune altération dans leur épaisseur, qui se continue même dans les plisdu terrain : bien différentes en cela des couches des bassins du centre et du

midi, qui atteignent souvent des puissances énormes, pour se réduire en-suite à des filets dont il n est pas toujours possible de suivre la trace. Cecaractère spécial des couches du N. est ce qui assure l’avenir des exploi-tations : car, si l’on tient compte du nombre considérable de ces couches etde leur grande étendue, on voit que les principaux centres (Anzin, Denain ,