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Tome premier.
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CHAPITRE VII.

Nombredes couchesde houille.

Empreintes

végétales.

Tiges placéesperpendi-culairementaux couchesdu terrain.

Tiee de la fossedite

Bleuse-Borne.

Le premier, ou l’inférieur, des houilles anthraciteuses ;

Le deuxième, des houilles maigres;

Le troisième, ou le supérieur, des houilles grasses,

A Valenciennes, on exploite onze couches de houille, qui ont de o m ,3oà 1 mètre d’épaisseur. Quant aux couches qui, à cause de leur faible épais-seur, ne sont pas exploitées, on en a reconnu plus de quarante.

A Aniche , il en existe plus de vingt-quatre , et l’épaisseur de celles quel’on exploite ne dépasse pas o^ô 1 .

Les variétés de l'argile schisteuse, qui sont fissiles et micacées, offrentun grand nombre d’empreintes végétales, qui souvent reproduisent, avecune étonnante netteté, les parties les plus déliées et les plus délicates desdessins superficiels que l’on observe sur les tiges et sur les feuilles desgrands végétaux de l’ancien monde. Souvent on voit que les parties charnuesou solides de ces végétaux se sont converties, au milieu de ces argiles mica-cées, en houille très-éclatante; d’autres fois ils ont éprouvé une substitutionde matières étrangères. Les grès houillers contiennent, ainsi que les argilesschisteuses, une grande abondance de restes végétaux; mais ces empreintesne sont parfaitement caractérisées que lorsque les substances dont la rocheest composée sont d’une extrême ténuité. Ce sont plus souvent des tigesque des feuilles qu’on remarque dans les grès.

Ces tiges sont, pour la plupart, aussi bien que les feuilles, couchées etcomprimées entre les feuillets de la roche ; cependant on a, depuis quelquesannées, signalé, dans les mines d’Anzin, plusieurs exemples de grandestiges végétales placées perpendiculairement aux couches du terrain, ainsiqu’on l’avait déjà observé dans beaucoup d’autres localités, notamment àSaint-Etienne . (Voyez ci-dessus, page 5io.)

La description de ces deux tiges et de leur gisement a été adressée à la So-ciété géologique de France par M. de Jennings, directeur des mines d’Anzin.

Le dernier de ces deux arbres a été découvert, en mai 1 836, à la fossedite Bleuse-Borne, dans le creusement du puits, à 232 m ,8i de profondeurau-dessous de la surface du sol, et à i55 m ,o4 au-dessous de la surface su-périeure du terrain houiller 2 .

1 Garnier, Mémoire sur la recherche de nou- 1 Bulletin de la Société géologique de France ,

celles mines de houille dans le département du lom. VIII, pag. 171(6 mars 1 83 77 ).Pas-de-Calais , pag. 45 .