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Tome premier.
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DU TERRAIN MOUILLER.

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les terrains carbonifères et anthraxifères de ces contrées , et dont le plusseptentrional embrasse la grande bande houillère, on ne peut s’empêcherde remarquer que ces différents plis, si bien figurés par MM. Dumont etde Panhuys, offrent, en tous points, la plus grande similitude, et que tousparaissent avoir été destinés à envelopper du terrain houiller. Ils en ren-ferment, en effet, quelquefois des restes, comme on le voit à Borsu, Cla-vier, Hoquier et Assesse, sur la rive droite de la Meuse, ainsi qu’à Anhée et à Florenne, dans le pays entre la Sambre et la Meuse . S’ils n’en con-tiennent pas partout, cela tient peut-être simplement à ce que les plis lesplus méridionaux ne s’enfoncent pas autant dans l’intérieur de la terre,et qu’ils ont été tronqués, dans une plus grande proportion, par les causesextérieures qui ont usé la surface, et qui l’ont presque rendue plane avantle dépôt des terrains morts et l’ouverture des vallées actuelles.

Sous le rapport de cette nivellation extérieure, le terrain dont nous par-lons ressemble àl’Ardenne , ainsi que nous l’avons déjà remarqué; mais,comme les plateaux qu’il forme sont moins élevés et moins profondémententamés par les vallées; comme, en outre, la stratification y est toujoursaussi bien marquée qu’elle est obscure dans l’Ardenne , l’uniformité de sasurface frappe bien plus vivement. La base d’une chaîne de montagnes quiaurait été rasée par des événements postérieurs à son origine, et niveléejusqu’à la hauteur des plaines environnantes, ne présenterait pas plusd’accidents intérieurs. Mais ici la forme et la disposition des plis montrentqu’il n’y a jamais eu de montagnes très-élevées, et que les actions exté-rieures qui ont rogné les extrémités des couches pour niveler le sol n’onteu que de faibles déblais à entraîner, comparativement à ceux qu’auraitdonnés la destruction d’une chaîne de montagnes.

Aucun des plis dont les couches sont affectées ne s’écarte, d’une manièrebien saillante, du faisceau ondulé formé par l’ensemble de tous les plis;ds offrent, au contraire, une disposition qui paraît indiquer que le fron-cement qui a replié les couches primitivement horizontales s’est fait lui-même, à peu près dans un plan horizontal. Il semble avoir été produit parune force horizontale, qui agissait à peu près du N. io° O., S. io°E.

Pour bien comprendre la disposition de ces plis et la forme que prennentsur un plan horizontal, par exemple dans la figure 69, les affleurements descouches, il est important de remarquer, ainsi que nous 1 avons déjà fait, que

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Ils paraissentavoir étéégalementtronqués pardes agentsextérieurs.

Nivellationproduitepar cettetroncature.

Le reploiementparaît dûï une force quia agi

horizontale-

ment.

Remarquesur la manièredont les plisse dessinent

I.