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Tome premier.
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DU TERRAIN ROUILLER. 783

souvent des marbrures plus ou moins foncées. On y rencontre souvent deslits de phtanite noir. Dans quelques parties, il est noir et associé à desschistes bitumineux. On trouve des veines d’une dolomie grise très-cristal-line. On y remarque les fossiles ordinaires du calcaire de Visé.

Entre ces calcaires et le dépôt houiller, existe un grès siliceux blan-châtre, assez dur, que M. Rozet a nommé grès à unios, à cause de certainescoquilles qu’il contient souvent en grand nombre, mais qui semblent êtredes procluctas.

Le dépôt houiller proprement dit se compose, dans le bas Boulonnais, Dépôt houiller.et notamment à Hardinghen, d’argiles schisteuses plus ou moins micacées,de grès et de houille tout à fait semblables aux éléments correspondants dela bande houillère de Valenciennes et de Mons . Les couches de houille connues sont au nombre de cinq. Elles sont séparées par des intervalles stérilesde 33 à 4o mètres, formés cl’argiles schisteuses et de grès. Leur découverteremonte à une époque très-ancienne; mais il paraît qu’elles n’ont commencéà donner lieu à quelques travaux qu’en 1692 L

Les couches houillères sont recouvertes par des couches calcaires diffé-rentes de toutes celles décrites ci-dessus. On perce ces couches pour arriverà la houille, soit à Ferques, soit à Hardinghen. Ce même calcaire est exploitécomme marbre dans la carrière Napoléon, à l’O. de Ferques, où il est im-médiatement surmonté par le terrain de calcaire jurassique qui remplit lesanfractuosités de sa surface.

Quelques doutes ont été élevés sur l’âge de ce calcaire Napoléon, supé-rieur aux couches houillères de Ferques; mais l’étude des fossiles qu’il ren-ferme conduit à le considérer comme faisant lui-même partie de la sériecarbonifère. Quel que soit, au reste, l’âge qu’on lui assigne, il est probableque les gîtes houillers du Boulonnais appartiennent à la partie inférieurede la série houillère. On peut trouver un motif de cette opinion dans lacomposition générale qu’ils offrent, dans la présence des psammites et descalcaires qui y sont intercalés, comme à Ferques et même à Hardinghen 2 .

M. Murchison, qui regarde comme prouvé que les calcaires qu’on percepour atteindre la houille, à Ferques et à Hardinghen, dépendent de la sene

CalcaireNapoléon,supérieurauxassiseshouillères.

à celui du N.de l’Angleterre.

1 Garnier, Mémoire sur la recherche de nou-velles mines de houille dans le departement dul’as-de-Calais, pag. 89.

2 A. tin Sonicli, Bulletin de lu Société géolo-gique, tom. X, pag. /109.