DU TERRAIN HOUILLER.
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un grès tantôt blanc, tantôt noirâtre, complètement analogue aux psam-mites du Condros, et contenant, comme eux, les impressions de différentescoquilles. On y distingue le productus subaculeatas, le spirifer speciosus inter-medius, Yorthis umbraculum ou Yorthis Datertrii, une orbicale? etc. En descen-dant à la verrerie de Rouge-Fort, nous avons remarqué, dans une carrière,un grès très-blanc, à grains très-fins, et d’une cassure presque compacte, danslequel on a trouvé le productus subaculeatus, le spirifer speciosus intermedius, laterebratula prisca, Yorthis rugosa, Yorthis umbraculum ou l’ orthis Dutertrii, desgorgonia, et de petits tubes creux qui paraissent être des tubes de productus.
Les terrains anciens présentent, au contraire, une grande régularité au
N. d’une ligne tirée de l’E. S. E. à l’O. N. O., par les puits de recherchede Ferques. Dans les environs de la carrière Napoléon, de la carrière deLunelle, de celles de Ferques, de la Vallée-Heureuse, des carrières desCommunes, de Blacourt, de Bainghen, de Caffiers, de Fiennes, et des car-rières du Haut-Banc, les différentes assises du groupe devonien et du groupecarbonifère se succèdent dans leur ordre naturel avec une extrême régu-larité, en offrant une suite de bandes dirigées moyennement E. S. E.,
O. N. O., ainsi que l’avait figuré M. Garnier dans la carte jointe à son Mé-moire de 1823 1 .
Ainsi que nous l’avons déjà fait observer, les terrains arénacés rencon-trés dans le puits qui a été approfondi à Monchy-le-Preux, près d’Arras , etles affleurements cités plus haut, àRebreuve, la Comté, Pernes, Bailleul-lès-Pernes, Febvin, Flechin, Matringhem, Audincthun et Fouquexolle, setrouvent à peu près sur une ligne droite tirée de l’extrémité occidentale del’Ardenne au Pas-de-Calais , ou, plus exactement, sur une ligne tirée deMonchy-le-Preux à Caffiers dans le Boulonnais, de l’E. 4o° S. à l’O. 4o° N.,et dont le prolongement laisserait un peu à l’E. l’extrémité de l’Ardenne près d’Hirson . Cette ligne paraît être l’axe d’une ride saillante du terrainanthraxifère, dont la crête peu proéminente est recouverte par le terraincrétacé, et visible seulement dans les dénudations de ce terrain.
L’affleurement des roches anciennes dans la partie septentrionale de ladénudation du bas Boulonnais n’est autre chose que la prolongation de cetteride mise à découvert sur une plus grande étendue. Toutes les couches
1 Garnier, Mémoire géologique sur les terrains du bas Boulonnais.
Régularitéque présentela dispositiondes terrainsancienssituésplus au N.
Ride
des terrainsanciensdont
l'affleurement
du
bas Boulonnaisfait partie.
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