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Tome premier. A - K.
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BEG

baguette ou masse, et servant aux Églises ouUniversités , pour marcher devant les princi-paux Officiers, et pour leur faire faire place. Unbedeau de Saint-lùustache. Le premier bedeaude l’Université.

BÉDÉGAR. Voyez Églantier.

BEDON, s. m. Vieux mol, qui sipnilioit au-trefois Petit tambour, mais qui n est plus enusage que dans cette phrase, Vn gros bedon,qui se dit par plaisanterie d’Un homme gros etgras. C'est un gros bedon.

BÉE

BÉE. adj. Ce mot ne s emploie qu'cn celtephrase, Gueulée bée , qui se dit Des tonneauxouverts par un de leurs fonds. Des tonneaux ,des futailles à gueule bée.

BÉER, v. n. qui n’est plus en usage. On ditaujourd’hui Bayer. Voyez Bayer,

BEE

BE - FA - SI. Terme de Musique, 2 >ar lequelon distingue le ton de Si. Le ton de Be-fa-si.Cet air est en Be-fa-si.

BEFFROI , s. m.Tour ou Clocher, d’où l’onfait le guet, et où l’on sonne l’alarme. On asonné la cloche du beffroi.

U se prend aussi pour La cloche qui est dansle beffroi, Le beffroi sonne ; et pour La char-penterie qui porte les cloches, Il faut refaireh beffroi de cette tour.

BEG

BEGAIEMENT, s. m. L’action de bégayer.

BÉGAYER, v. n. Articuler mal les mots rles prononcer avec peine, par un défaut de l’or-gane. Il se conjugue comme Payer. Un homme* ( jui bégaye si fort, gu on a toutes les peines dumande à Vcntenâre. Dès qu’il a bu trois a»erresde-vin. il commence à bégayer.

On.dit d’Un enfant qui commence Zi parler-qu’/Zue fuit encore gue bégayer. Et fïgurémenton dit, que Les plus grands Philosophes nefont gue bégayer, giuind ils veulent parler dela. grandeur de Dieu , pour dire, qu'ils n’enpeuvent parler que très-imp;nfaitcment.

Bégayer, est quelquefois actif. IZ n’a faitgue bégayer sa harangue.

Bégayé , ée. participe.

BEGU, UË, adject. se dit d’Un-cbeval quimarque toujours, quoiqu’il ait passé l’âge. Che-val bégu , jument bègue.

BÈGUE, adj. des 2 , genres. Qui a peine âparler et à prononcer les mots, hésitant et ré-pétant souvent la meme syllabe, avant que deprononcer celle qui suit. Un homme bègue.

Il se dit aussi subst antivem. C’est un bègue.

BÉGUEULE, s. f. Terme injurieux, qui sedit d’Une femme prude avec: hauteur, ou dé-daigneuse avec impertinence .Ne plaisante-- pasavec Cetïe femme, c'est une bégueule. Il ne‘«“P'oie qu’au f;iIniIier .

Cn dit h aire l„ bégueule , pour élite, Sedonner des airs da hegueuie.

BKÜUEtJIJifU], . , T •

s. i. Le caractère, les air:-

dune begueule. On ne peut supporter sa bé

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gueulerie. C’est un trait de bégueuhrie des plusridicules.

BÉGUIN, s. masc. Espèce de coiffe de lingepour les enfans, qui s’attache sous le mentonavec une petite bride. Un enfant gui a encorele béguin.

BÉGUINAGE, s. m. Maison, Couvent deBéguines.

BÉGUINE, s. fém. Nom de certaines Reli-gieuses des Pays-Bas, et qu’on donne par mé-pris à une Dévote superstitieuse et minutieuse.Il est familier.

BÉGUM. subst. f. Terme de voyage. Titred’honneur qu’on donne aux Princesses de l’Xn-doustaq.

BE J

•

BÉJÀUNE. s. ma?c. Terme de Fauconnerie .Oiseau jeune et niais. On donne figurément cenom à un jeune homme sot et niais. Voy. Bec.

U signifie aussi Sottise, ineptie. Montrer àguelgu'un son bèjaune. Il est familier.

BEI

BEIGE, subst. f. Sorte de serge faite avec lalaine, telle qu’on l’enlève de dessus les mou-tons.

BEIGNET, s. m. Espèce de pâte frite à lapoêle. Betgnet de pommes. Faire des beignets.Manger des beignets.

BEIRÀM. s. m. Voy. Bàiram.

BEL

BELÀNDRE. s. f. Petit bâtiment de trans-port, du port d’environ huit tonneaux, donton se sert sur les rivières, sur les canaux etdans les rades.

BÊLANT, ANTE. adj. Qui bêle.

On dit proverbialement, Mouton bêlant , et.bœuf saignant, pour dire, qu’il faut que lebœuf et le mouton rôtis ne soient guère cuits.

BÊLEMENT, s. m. Le cri des moutons etdes brebis^ La brebis et son agneau se recon-naissent Vun Vautt’e à leur bêlement.

BÉLEMNITE. s. f. (Prononcez Bélèmnite.)Espèce de fossile.

BÊLER, v. n. Il ne se dit que Du cri natu-rel du mouton, des agneaux, et de la brebis.Les agneaux bêlent.

On dit proverbialement et bassement, Brebisgui bêle, perd sa goûtée , pour marquer qu’Atable il ne faut pas trop s’amuser à causer; Labrebis bêle toujours de même, pour dire, qu’Onne change guère les manières qui viennent dela nature.

BELETTE, s. f.Petit animal sauvage, long,de couleur rousse, qui a le museau pointu, lespâtes comtes, et qui fait la guerre à la volaille.La belette est entrée dans lecolombier.

BELIER, s. m. Quadrupède portant laine,et qui est le mâle de la brebis. Un gros belier.Les cornes d’un belier.

En parlant Des guerres anciennes , on ap-pelle Belier, Une maclnne.de guerre, faited’une longue poutre, dont l’extrémité étoit ar-mée d’une tête de belier d’airain, et dont on se

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servoit à battre et à renverser les muraillesdes Places assiégées.

Belier, se dit aussi Du premier des douze vSignes du Zodiaque. Le Soleil étoit dans leSigne du Belier.

BELIERE. s. 1. Anneau qui est au-dedan?d une cloeï.e, pour suspendre le battant.

BELI1RE. s. m.Coquin, gueux, homme denéant, etc. Un vrai belitre.

BELLA-DONA ou BELLE-DAme. s. fém.*Plante, qu’on nomme ainsi, parce qu’en Italie on en compose une espece de fard. Elle est d usage en Médecine.

BELLATRE, s. masc. Qui a un faux air de-beauté, une beauté mêlée de fadeur. C’est unbellâtre, gui se croit fort beau. Il s’emploifquelquefois adjectivement.

BELLE-DAME, subst. f. Voyez ci-dessusBella-dona.

BELLE-DE-JOUR ou HEMÉROCALE . s. f.Espèce de lis. On la cultive dans les jardins. pour la beauté de sa fleur. Elle est d’un jaunetirant sur le rouge.

BELLE-DE-NUIT ou JALAP. s. f. Plante.Elle vient de l’Amérique . On la cultive d*>nsles jardins à cause de la beauté de scs fleurs. 6aracine est un violent purgatif.

BELLE-FILLE, s. f. Terme relatif. La filledu mari par rapport à la femme, la fille de lafemme par rapport au mari, quand elle est néed’un autre lit.

On le dit aussi De la Bru. C’est votre belle-fille, vous avez épousé sou père. C’est ma belle-fille , eîZe a épousé mon fis.

BELLEMENT, adv. Doucement, avec mo-dération. Il est familier, et ne s’emploie guèreque pour avertir quelqu’un d’être plus modéré.

■ Bellement , vous vous emportez, vous vous ou-bliez. Allez tout bellement.

BELLE-MÈRE, s, f. Terme relatif. C’est, àl’égard des enfans, la femme que leur père aépousée après la mort de leur mère. A l'égardd’un gendre, c’est la mère de sa femme ; et àfégard d’une bru, c’est la mère de son mari.

BELLE-SŒUR. s. f. Nom d’alliance qui sedonne, ou par un mari à la sœur de sa femme,ou par une femme à la sceur de son mari, oupar un frère ou une sœur à la femme de sonfrère, ou à deux femmes qui ont épousé le*deux frères. C’esf la sœur de ma femme , et parconséquent ma belle-sœur.

BELLIGÉRANT, ANTE, adject. (On pronles deux L.) Il se dit Des peuples qui sont enguerre. U s emploie ordinairement au féminin.Puissances; parties belligérantes.

BELLIQUEUX, EUSE. adj. ( On prononceles deux L.) Guerrier, martial. A T at.on belli-queuse. Peuple belliqueux. Humeur belliqueuse.Prince belliqueux.

BELLISSIME. adj. des 2 genres. Très-beau.

11 n’est d’usage-que dans la conversation fami-lière. .

BELLÜTj OTTE. adj. Diminutif de beau.

II se dit Des enfans. Cet enfant est bellot. Unepeiitefdleguiest bellotte.Best du style familier,

BELYÉDER, ou BELVÉDÈRE, s. m. Lieu