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Tome premier. A - K.
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On dit aussi, Blanc de Perle, hlanc de C6~ruse, blanc d’Espagne . Ce sont des préparationschimiques. On dit, Blanc de chaux, en parlantd’Une eau où l’on a délayé de la chaux. Faireun Marie de chaux. Donner un hlanc de chauxà une murai lie.

On appelle Le hlanc de Vœil , Cette partiede l’œil qui paroît blanche, et qu’on appelleautrement la Cornée . Et l’on dit proverbiale-ment De deux personnes qui se sont extrême-ment querellées, qn Elles se sont mangé leblanc des yeux .*On appelle aussi Le hlanc d’unceuf, un blanc d’œuf , La glaire d’un œuf, ettout ce qui entoure le jaune ; et Blanc de cha-pon, blanc de perdrix , hlanc de poulet, Lachair de leur estomac quand elle est cuite.

On dit, Saigner jusqu’au hlanc , pour dire,Saigner un homme autant qu'il est possible.

Blanc, au substantif, se dit aussi Des peu-ples qui ont le teint blanc, ou même olivâtre ,à Indifférence des noirs. Cet enfant est fils d’unblanc et d’une noire.

Blanc , se dit aussi d’Un but où l’on tire.Tirer au hlanc. Donner dans le hlanc. Tirerde but en blanc , C’est du lieu marque’ où l’onest, tirer droit dans le blanc où l’on vise. Et(igurément et familîèrem., Dire quelque chosede but en hlanc , C’est dire hardiment, inconsi-dérément, sans préparation, quelque chose de■désagréable. Il lui alla dire de but en hlanc..,.

On dit, en parlant d’Un cheval d’un autrepoil que blanc, an II boit blanc, dans le blanc ,dams son blanc , Quand il a tout le tour de labouche blanc.

Blanc , signifie aussi Une espèce de petitemonnoie qui vaîoit cinq deniers; mais en cesens il n’est plus d’tisage qu’au pluriel, et avecle mot Six . Cela vaut six blancs , pour dire,Deux sous six deniers.

On dit proverbialement, Mettre un hommeeu blanc , pour dire, Lui gagner tout son ar-gent, le rainer.

Blanc , se dit h plusieurs jeux, d’Un coupqui ne produit rien. Lorsque des dés présententla face qui n’est marquée d’aucun point, celas'appelle Amener blanc.

On dit a M .ssi au jeu des Quilles, d’Un joueur(pii n’abat rien, qu’il a fait Chou-blanc , ousimplement, on dit Blanc .

Blanc , se dit aussi d’Un papier ou parche-min signe’, que l’on donne pour servir dequittance en quelques occasions. Cet Officier ,eu partant pour l’armée, m’a laissé son hlancpour recevoir sa pension au Trésor Royal. Eton appelle Quittance en blanc f Une quittanceoù on laisse eu l>îanc le nom de celui qui doitpayer; Promesse en Manc, Une promesse oùle nom de celui a qui 1 on doit payer n’est pointexprimé; Procuration en blanc, Une procura-tion où le nom de celui que l’on constitue Pro-cureur , est aussi laissé en blanc; Blanc-signê ,ou Blanc-seing , Un papier ou parchemin quel’on donne à quelqu’un pour le remplir h. savolonté. Il lui a donné son blanc-seing. Nousavons donné notre klanc-signc a notre Arbitre.

Blanche, au féminin : s’emploiesubstantive-

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ment dans eette phrase, Avoir blanche, qui sedit au jeu des Cartes, lorsqu’on n’a aucunefigure dans son jeu.

BLANC-BEC. s. m. Jeune homme sans ex-périence. Ce n’est qu’un Blanc-bec.

BLANC-DE-BALEINE. s. m. Cervelle de' Baleine dont on se sert en Médecine.

BLANCHAILLE.s.f. Fretin , menu poissonblanc. Un étang où il n'y a que de la blanchaille.

BLANCHATRE, adj. des 2 genres. Tirantsur le blanc. Couleur blanchâtre. Liqueur blan-châtre.

BLÀNCHEMENT. adv. Il n’est guère d’usageque dans cette phrase, Tenir blanchcment. Ilfaut tenir les enfans le plus blanchement quonpeut, pour dire, qu’il faut les changer souventde linge.

BLANCHERIE. s. f. Lieu destiné à blanchirdes toiles, de la cire.

BLANCHET. s. m. Terme d’imprimerie.Morceau d’étofïc de laine qui se place entre lesdeux tympans.

BLANCHEUR, s. f. La couleur blanche. Lablancheur du lait. La blancheur de la neige. Uneblancheur qui éblouit . La blancheur du teint.

BLANCHIMENT, s. m. L’action de blanchir,et l’effet qui en résulte. Il ne se dit ordinaire-ment que Des pièces de toile entière^, et de lamonnoie d’argent. Le blanchiment des toiles deFlandre. Le blanchiment de Caen . Le blanchi-ment de Sentis. Le blanchiment de Laval . Ce stoiles sont d’un beau blanchiment. Le blanchi-ment de la monnoie. Avoir soin du blanchi-ment de la monnoie.

BLANCHIR, v. a. Rendre blanc. Blanchirune muraille. Cela blanchit le teint, blanchitles mains. De Vopiat pour blanchir les dents.Blanchir des toiles. Blanchir du linge. Donnerdu linge à blanchir. Blanchir de la monnoie.Blanchir de la vaisselle d’argent

On dit quUne femme blanchit, pour dire,qu’Elle fait métier de blanchir du linge ; etqu’Ulle blanchit quelqu’un , pour dire, qu’EUcblanchit le linge de celui dont on parle.

Biàncitih , est aussi v. n. Di venir blanc.Faire blan hir des toiles à la rosée. Mettre d stoilessur l’herbe pour blanchir , les mettre blan -chir.

On dit, Faire blanchir de la viande , pourdire, La mettre dans de l’eau tiède pour la fairerevenir.

On dit, Faire blanchir de la chicorée , descardes, du céleri, etc. pour dire, Les faire de-venir blancs en liant les feuilles quand ellessont encore vertes, et en les couvrant avec dela terre ou du fumier.

Blanchir , se dit aussi Des personnes ; et ondit, qu Un homme commence à blanchir, pourdire, que Ses cheveux commencent à blauchir.On dit proverbialement, Tétc de fou ne b'an-chit jamais , parce qu ordinairement les foussont exempts des soins et des soucis qui fontblanchir les cheveux de bonne heure.

Blanchiii, se dit figurcment â l’actif, pourdire , Faire paroître innocent un homme qu’onaccusoit de quelque chose. On Vaccusoit de

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beaucoup de choses , mais il a trouvé à la Cour,de bons amis qui l’ont entièrement blanchi.

U se dit figurém. aussi au neutre, pour dire,Passer un long temps de sa vie dans une occu-pation. Blanchir dans le service. Blanchir sousles armes, sous le harnois. Ce vieux courtisana blanchi dans l’intrigue. C’est un savant quia blanchi sur les livres.

On dit figurém., qu’Z7n coup de mousquetou de pistolet n’a fait que blanchir, Quand ila porté sur les armes sans les fausser; que Tousles efforts qu’on a faits pour faire réussir quel-que chose n’ont fait que blauchir, pour dire,queTous les efforts qu’onafaits ont été inutiles;et qu Un homme n’a fait que blanchir devantun autre, pour dire, que Malgré tous ses effortsil lui est ri sté très-inférieur.

Blanchi , ie. participe.

BLANCHISSAGE, s. m. L'action de blan-chir du linge et l’effet de cette action. Mettre ,envoyer au blanchissage. Voilà un mauvaisblanchissage. Payer le blanchissage. Retirer lelinge du blanchissage. Il lui en cdüte tant tousles ans en blanchissage.

BLANCHISSANT, ANTE. adj. Quiblanchit,qui paroît blanc.

BLANCHISSERIE, s. f. Lieu où l’on blan-chit des toiles, de la cire. On a établi des blan -chisseries en plusieurs endroits.

BLANCHISSEUR, SEUSE. s. Celui, cellequi blanchit du linge. Blanchisseur au mois, àl’aimée, à la pièce. Donner du linqe à la blan -chisseuse.

J3LANQUE. s. f. Espèce de jeu en forme deloterie, où ceux qui tombent sur certains cLîili esou sur certaines figures gagnent quelque nippeoubijou .Faire une Manque. Tirer uneManque.Avoir un bon billet à la Manque.

On dit proverbialement et figurcm. Hasardà la Manque , pour dire, A tout hasard, il enarrivera ce qu’il pourra.

BLANQUETTE, s. f. Sorte de petite poired’été, qui a la peau blanche. Un Poirier deblanquette. De la Manquette.

Blanquette, se dit aussi d’Une sorte de pe-tit vin blanc de Languedoc . De la blanquettede Limoux .

Blanquette , est aussi Une fricassée blanche,et faite ordinairement de veau, d’agneau, eud’autre viande blanche.

BLÀSEB, se BLASER, v, r. S’user ù forcede boire des liqueurs fortes. Il a tant bu d’eau-de-vie, qu’il s’est blasé. Vous vous blaserez.

Bl-vser. v. act. Émousser Fs sens, afioibHrle goût de certaines choses. La satiété Muse legoût. Les excès Vont blasé.

Il s’emploie avec le pronom personnel. Ils'est Masê sur les plaisirs, sur les spectacles ,sur tout %

BlAsé, ée. participe. C’est un homme blasé.Il a le goiit , le palais blasé.

BLASON. S. m . Armoirie, assemblage de toutce qui compose 1 Écu armorial. Sur les ancienstombeaux, on trouve les blasons de plusieursMaisons illustres.

On appelle aussi Blaspn, L’art des ArmoF