ries. Entendre le Blason. Savoir le Blason . En-seigner le Blason. Les règles du Blason . Armoi-ries gui sont contre les règles du Blason .
BLASONNER. v. act. Peindre les Armoiriesavec les métaux et les couleurs qui leur appar-tiennent. Le Peintre a fait ces armoiries engrisaille, il falloit les blasonner.
Il se dit aussi De certaines lignes et despoints qu’on nomme Hachures, et que les Gra-veurs fout pour représenter les métaux et lescouleurs. Le Graveur na pas bien blasonné lesArmoiries sur cette vaisselle.
Il signifie aussi, Expliquer les Armoiriesdans les termes propres à la science du Blason.Quand cet homme parle d’Armoiries, il les bla-sonne très-bien.
Blasonner, s’emploie figurémentpour, Mé-dire , blâmer , critiquer. Il a été bien blasonné .Il est du style familier.
Blasonné , ée. participe.
BLASPHÉMATEUR , s. m. Celui qui blas-phème. Grand blasphémateur.
BLASPHÉMATOIRE, adj. des 2 g. Qui con-tient des blasphèmes. Ecrit impie etblasphéma-teire. Proposition blasphématoire.
BLASPHÈME, s. m. Parole ou discours quioutrage la Divinité, ou qui insulte à la Religion..Blasphème horrible, exécrable. Proférer unblasphème. Dire un blasphème.
On le dit par exagération familière, pour,Discours injuste, indécent, déplacé. On ne peu!médire de cet homme-là sans faire un blas-phème.
BLASPHEMER , v.n. Proférer un blasphème,des blasphèmes. Vous blasphémez. On ne sau-roit dire cela sans blasphémer.
Il est aussi quelquefois actif. Blasphémer Jesaint nom deDieu. Cet homme ne cesse de blas-phémer Dieu et ses Saints .
On dit proverbial., d’Un homme qui parleavec mépris 'd’une science ou d’un art qu’il neconnoit pas, Il blasphème ce qu’il ignore.
Blasphémé , ée. participe.
BLATIER. s. m. Marchand de blé. Il ne sedit guère que De ceux qui transportent du blésur des chevaux d’un marché à l’autre.
BLAUDE. s. f. Souquenille, espèce de sur-tout do grosse toile que les Charretiers portentpar-dessus leur vêtement. Ils la nomment aussiBlouse,.
BLE
BLE. s. m. Plante qui produit le grain donton fait le pain. Du blé en herbe. Du blé entuyau. Le ble est en épi. Terre « blé. Voilà unebelle pièce de blé. Blé-froment. Blé-seigle. Bléépais. Blés niellés, bruinés. Les blés sont beaux.Line gerbe de blé. Un épi de blé. Couper lesblés. Svier les blés. Battre le blé. Serrer ÿ blé. !Mettre le blé en grange.
° n appelle Grands blés , Les blés-fromentles k 1 *»-seigle; Blé' méteil. Le blé moitié fro-ment, moitié seigle; Petits blés , L’orge et l’a- ;voine; et Blé noir J ou blé sarrasin, Une autreplante qui porte par petites grappes un grainnoir, et qui a des angl^
BLE
Blé, signifie aussi Le grain seul. Il y a biendu blédansces greniers. Ces greniers sont pleinsde blé. Un sac de blé. Un boisseau , un setier,un muid de blé. Vendre du blé. Acheter du blé.Le blé est cher. Un grand amas de blé. UnMarchand de blé . Enlever tout le blé d’unmarché. Faire provision de blé. S.crrer le blé.Semer du blé. Blé gui germe. Moudre du £îé.Mesurer du blé. Un grain de blé. Un tas deblé. Un monceau de blé. Un sac deblé. La traitedes blés.
On appelle Blé ergoté,Certains grains noirs,qui, dans les épis du seigle, sont allongés enforme d’ergot ou de corne. Ces grains sont d’unequalité très-mauvaise ; et mêlés dans la farine tils causent de fâcheuses maladies.
On dit proverbialement, Manger son blé envert ou en herbe, pour dire, Manger sonreyeniïpar avance ; Être pris comme dans un blé, poiù’dire, Être surpris sans pouvoir s’échapper ;Crier famine sur un tas de blé, pour dire, Seplaindre lorsqu’on est dans l’abondance. Et enparlant des choses dont la garde est bonne, etpeut même être avantageuse, on dit que C’estdu blé en grenier.
Blé de Turquie, ou Maïs . s. m. Plante dontJe grain, plus gros et plus rond que celui dublé ordinaire, croit sur de longs et forts épis,et sert de nourriture à une grande partie despeuples d’Asie, d’Afrique et d’Àmcrique. On lacultive en France , mais principalement pourengraisser la volaille.
Blé de Vache , ou Melampibum. s. m. Planteainsi nommée, parce que les bœufs elles vachesen sont avides. Elle croît ordinairement dansles blés.
BLÊCIJE. adj. des 2. genres. Terme d’in-jure, qui signifie Un homme mou, qui n’apoint de fermeté, et qui n’a pas la force de te-nir les paroles qu’il donne. C'est un hommebien bléche.
On l’emploie aussi substantivement. C’estun blêche. C’est un vrai bléche. Il est du stylefamilier.
BLÊCHIR. v. n. Devenir bléche.
BLÊME, adj. des 2 genres. Pâle. Avoir* levisage blême. Avoir le teint blême.
BLÊMIR, v. n. Pâlir, devenir blême. Vouslui avez dit quelque chose gui l’a fait blêmir.C’est un Comédien, il rougit , il pâlit, il blêmitguand il lui plaît.
BLESSER, v. act. Donner un coup qui faitplaie , fracture ou contusion. Blesser quclgu un ,le blesser légèrement, le blesser dangereusement,le blesser à mort. Il n’a point encore fait decampagne gu’il n’ait été blessé.
Lorsqu'on parlant d’Une action de guerre,d’un combat, on dît quc-Quelgu’un a ete blesse,on entend toujours parler d’Un coup qui a faitplaie. H • n’a pas été blessé , il n’a reçu qu’unecontusion.
On dit figurément et poétiquement, queL’atnour blesse les coeurs.
Blesser, signifie aussi simplement, Causerquelque incommodité. Les souliers me blessent.Et proverbialement, pour donner h entendre
que Les gens qui paraissent les plus heureuxont souvent des chagrins secrets, on dit. Vousne savez pas où le soulier le blesse, où le bat leblesse.
On dit figurém. qu Un objet blesse la vue,qu un son blesse l’oreille , pour dire, qu’il fûtune impression désagréable. Et on dit pareille-*ment, que Des nudités , que des paroles déshon-nêtes blessent la pudeur , que des objets ou desrécits affreux blessent Vimagination , pour dire.que Ces nudités, ces paroles sont contraires àla pudeur, que ces objets ou ces récits font uneimpression désagréable sur l’imagination.
On dit de môme, Blesser les convciumces,la vraisemblance , pour signifier, Faire ou direquelque chose de contraire, d’opposé aux con-venances, qui s’écarte de la vraisemblance.
On dit aussi, Blesser l’honneur et la répu-tation de quelqu’un, blesser l’amitié , blesser labonne foi, pour dire, Faire quelque chosecontre l’honneur et la réputation de quelqu’un,coutre ce qu’on doit à l’amitié, â la bonne foi ;et qu 'Un homme a le coeur blessé de guelguechose , pour dire, qu’il en est offensé.
On dit figurément, Blesser guelgu’un , pourdire, L’offenser, lui déplaire. Qu’a donc ce dis-cours gui vous blesse? Cet homme se blesseaisément, il sc blesse de tout.
Blesser, signifie aussi,Faire tort, faire pré-judice, porter dommage. Cela 11c blesse per-sonne. La clause de celte transaction, de cecontrat, me blesse.
Lorsque Blesser se joint, avec les pronomspersonnels, il sc prend quelquefois pour, Sefaire du mal à soi-même par accident et parmégarde. Il s’est blessé en tombant. ISc vousêtes-vous point blesse?
On dit d’Une femme grosse , qu "Elle s’estblessée, pour dire, qu’il lui <st arrivé quelqueaccident qui met son fruit en danger. Ellegarde le lit , parce gu’elle s^est blessée. Elles’est tellement blessée , gu elle en est accouchée ;avant terme. On lui fait garder le lit de peurgu’elle ne se blesse.
Blessé, ée. participe. On dit, qxt’Un hommea le cerveau blessé, pour dire, Que sa tête est-dérangée, et qu’il a quelque travers dans l’es-prit.
Blessé, se prend aussi substantivem. Avoirsoin des blessés. Les morts et les blessés.
BLESSURE, s. f. Plaie. L’impression quefait un coup qui enîame ou qui meurtrit leschairs. Grande blessure. Dangereuse blessure.Profonde blessure. Blessure mortelle. Légèreblessure. Faire une blessure. Guérir une bles-sure. Mourir d’une blessure. Scs blessures sesont rouvertes.
Il se dit figurément Des choses qui oiïenscntl’honneur, l’amour-propre.Les blessures gui sefont à l’honneur, à l’amour-propre , sont plussensibles gue les autres.
U se dit aussi au figuré, De la violente im-pression que les passions, surtout celle de 1 a-mour, font sur lame. L’amour fait de dange-reuses blessures.
BLETTE, s. f. Plante qui croît partout sans