BON
De deux ou trois personnes lices d'amitié etd’intérêt, et toujours d’un même sentiment, ondit, que Ce sont deux têtes, que ce sont troistêtes dans un bonnet.
On dit aussi proverbialem. qu’Un hommeest triste comme un bonnet de nuit sans coiffe ,pour dire, qu’il a l’air triste et rechigne. Etpour marquer qu’il n’y a presque point de dif-férence entre deux choses dont on parle, ondit, que C’est bonnet blanc, et blanc bonnet.
On appelle familièrement Gros bonnet , Tinpersonnage important dans une Communauté.
BONNETADE. s. f. Coup de bonnet, révé-rence. Il ne se dit qu’en plaisanterie.
BONNETER. v. a. Rendre des respects etdes devoirs assidus à des personnes dont on aBesoin. Il se dit particulièrement Des sollicita-tions soumises et fréquentes qu’on est obligé detaire. Et en ce sens on dit, Je ne saurois tantbonneter ces Messieurs. Ou dit aussi, Ces Mes-sieurs veulent être bonnelés , pour dire, qu’ilsveulent qu’on les recherche, et qu’on leur fassela cour. Il est du style familier.
Bonneté , ée. participe.
BONNETERIE, s. f. L’Art et le Métier deBonnetier.
BONNETEUR. s. m. Filou, qui à force decivilités lâche d’attirer les gens pour leur ga-gner leur argent. C'est un bonnetcur. Il fautéviter les bonneteurs. Il est du style familier etvieux.
BONNETIER', subst. masc. Celui qui faitou qui vend des bonnets, des bas, ou autresmarchandises de bonneterie. Maître bonnetier.
BONNETTE, s. f. Terme de Fortification.Ouvrage composé de deux faces qui formentuu angle saillant, avec un parapet et une pa-lissade au-devant.
BONNETTES, s. f. plur. Terme de Marine.Petites voiles dont on se sert, lorsqu’il y a peude vent,pour allonger les voiles ou les multiplier.
BONSOIR, s. masc. Terme dont on se sertpour saluer quelqu’un sur la fin du jour etdans la nuit. Bonsoir , Monsieur. Bonsoir etbonne nuit.
On s en sert pour dire qu’Unc affaire estfinie, qu’il n’y faut plus songer. Tout est dit,bonsoir ; n'en parlons plus. Il faut dire bon-soir. On dit familièrement, d’Un homme quiîmurt, Il a dit bonsoir à la compagnie.
BONTÉ, s. f. Qualité de ce qui est bon, cequi fait quune chose est bonne dans son genre.La honte du vin. La bonté d’un terroir. Labonté de Vair. La bonté d’une étoffe. La bontéd’un remède. La bonté d’une moitié. La bontéd’un cheval. La bonté d’un ouvrage. La bontéd’une action.
Bonté , se prend plus particulièrement pourbhic qualité morale, qui porte à faire du bien.Le propre de la bonté est de &e faire aimer.Bonté naturelle. Bonté singulière. Sa bonis estconnue de tout le monde. Labonté d’un Prince.Avoir recours à la bonté du Prince. Abuser dela boute de quelqu’un. Il a eu la bonté de Vas-sister dans le besoin. C’est un homme plein debonté.
BOR
On se sert quelquefois du mot de Boulé,pour exprimer Ce qui se fait à notre égard, dela part des autres, par pure honnêteté, parpure civilité. La honte que vous avez eue dem’écrire. Dites-lui que je lui suis extrêmementobligé de sa bonté, de ses bontés, de toutes sesbontés , des bontés qu’il me témoigne. Vousavez trop de bonté. Vous avez bien de la bonté.
Il se prend aussi pour Simplicité, et tropgrande facilité. La bonté du père est cause de laperte du jils. Il se laisse tous les jours tromperpar sa bonté, par son trop de bonté. Sa honteVa ruiné. Il a une sotte bonté.
Bonté, en parlant de Dieu , est un des attri-buts divins; et c’est dans celte acception qu’ondit : La bonté infinie de Dieu . La bonté divine.Dieu est la souveraine bonté, la suprême bonté.On dit par exclamation : Bonté de Dieu ! Bontédivine!
BONZE, s. m. Nom d’un Prêtre Chinois ouJaponois,
BO Q
BOQUILLON. s. m. Bûcheron. Il est vieux.
BOR
BORAX, s. m. Sel très-propre à faciliter lafoute des métaux.
BORBORISME ou BORBORYGME, s. m.Vent qui se fait entendre dans les intestins, etqui est un symptôme d’indigestion.
BORD. s. m. L’extrémité d une surface ou cequi la termine. Le bord d’un verre. Le bordd'une jupe, d’un manteau. Le bord de Veau .Le bord d’une rivière. Le bord de la mer. Lebord d’un vaisseau, d’un bateau. Les bords dela iSeiue.
On le dit poétiquement au pluriel, pourdire, Des régions environnées d’eau. Les bordsAfricains. Les bords Indiens.
Lorsqu’on dit dans ce sens, A bord, sansrien ajouter, on entend toujours parler du bordd’une.rivière, ou de la mer. Ainsi, Arriver dbord, signifie. Arriver au bord de Veau , aubord de la mer. Il se dit d’un bateau et d’unvaisseau. Et on crie,'A bord! à bord! pourfaire entendre qu’on veut aller à terre.
Quand on ne peut trouver un mot qu’oncherche, et dont on croit à tout moment qu’onVa se ressouvenir, on dit,qu’On Va sur le borddes lèvres. Et on dit, qu'Un homme a le cœursur le bord des lèvres, pour dire, qu’il ne saitrien dissimuler;et qu’il a Vâme sur le bord deslèvres, pour dire, qu’il va mourir.
On appelle Rouge bord , Un verre plein devin jusqu’au bord. Et dans ce sens on dit,Boire un rouge bord, boire des rouges bords,boire à rouges bords, pour dire, Boire des ra-sades de vin.
On dit figurément, Être au bord du préci-pice, être sur le bord du précipice, pour due.Etre près de tomber dans un grand malheur,être sur le point d'être perdu, d’être ruiné; etd’Un homme extrêmement vieux, qu’/l est surle bord de sa fosse.
Bord, se dit aussi De tout ce qui s’étend
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vers les extrémités de certaines choses. Et dansce sens on appelle Les bords d’un plat, Tout cequi est depuis la partie concave d’un plat jus-qu a 1 extrémité. On appelle aussi dans ce sens,Les bords d’un chapeau, Tout cc qui excède laforme d un chapeau. Chapeau à grands bords ,a petits bords, a bords retroussés.
Bord, se dit aussi d Une espèce de ruban ougalon, dont on borde certaines parties de l’ha-billement. Mettre un bord d’argent ù un cha-peau. Mettre un bord à une jupe.
Bord, en termes de Marine, se dit de toutVaisseau j Galère, etc. Le Capitaine nous lé-gala sur son bord. Il a tant de matelots, etcsoldais, de passagers sur son bord. Coucher àbord, aller à bord, envoyer à bord. }l éloit àbord de l’Amiral
On appelle Vaisseau de haut-bord, Un Na-vire, un grand Bâtiment à voiles. On nommeVaisseau de bas-bord, Une Galère, ou toutautre petit Bâtiment plat. Chanqer le bord, sedit pour, Revirer le vaisseau; Qourir bord surbord, pour, Louvoyer et gouverner, tantôt àdroite, tantôt à gauche.
En parlant des Corsaires , on dit, qu’ilscourent le bon bord, pour dire, qu’ils puaient.Et la môme chose se dit figuréxucnt Des gensdébauchés.
Boiid À bord, pris adverbialement, se ditDes liqueurs, lorsqu’elles remplissent toute lacapacité de ce qui les contient. La rivière estbord à bord du quai. L'eau est bord à bord duvase t etc.
BORDÀGE. s. m. Revêtement de planchesqui couvre le bord du Vaisseau par-dehors.
BQRDAYER. v. neutre. Terme de Marine.Courir des bordées, c'est-à-dire, gouverneralternativement d’un côté et d’un autre, lorsquele vent ne permet pas de porter à route.
BORDÉ, s. m. Galon d’or, d’argent, ou desoie, qui sert à border des habits, des meu-bles, etc. Il n'y a partout qu’un simple bordé,Le bordé de sa veste n’est pas assez large.
BORDÉE, s. f. La décharge de tous lescanons rangés d’un des côtés du Vaisseau. Illâcha contre l'ennemi une bordée de son canon.Tirer une bordée. Envoyer unebordée. Essuyerune bordée. Je lui lâchai toute ma bordée.
On dit figurément et familièrement, Unebordée d’injures, ou absolument, une bordée.Il lui a lâché une bordée. Il a essuyé une fu-rieuse bordée.
Bordée , se dit aussi pour signifier Le chemin,la route que fait un Vaisseau qui est obligé delouvoyer, et daller tantôt sur un côté, tantôtsur 1 autre, noue arriver en quelque endroit.Le vaisseau ft unebordée. Les vaisseaux furentobliges de faire plusieurs bordées pour arriver,sur les ennemis. Courir des bordées.
BORDEL, s. m. Lieu de prostitution. C’estun*terme qui ne s’emploie pas en bonne com-pagnie.
BORDER, v. a. Garnir l’extrémité de quel-que chose ,• comme d’une jupe, d un manteau,etc. en y cousant un ruban, un galon, unmorceau d étoffé, etc. Border un manteau, le20 .