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Tome premier. A - K.
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de bond. Attendre la. balle au bond. Prendre laballe au bond. La balle a fait deux bonds , troisbonds. Le boulet de canon fit plusieuis bonds.Entre bond et volée.

Cn dit figurcm. Prendre la balle au bond,pour dire , Faire une chose précisément dansJe moment qu’elle est faisable. Et en parlantd'une chose qu’on relève après quelqu’un, ondit, que Ce n’est que du second bond.

Ou dit aussi figurcm. Prendre la balle entrebond et volée , pour dire, Faire une chose dansun moment après lequel il seroit à craindrequ’elle ne manquai; et, Faire une chose tantde bond que de volée, pour dire, La faire d’unemanière ou d’une autre, selon qu’on le peut.

On dit, qu’l/ne balle fait un faux bond ,l.orsqu’en faisant le bond, elle s’écarte du lieuoù vraisemblablement clic devoit retomber. Eton dit figurément, qu’t/n homme a fait faux,bond à un autre , pour dire, qu’il a manque àscs engagemens, à ce qu’on étoit en droit d’at-tendre de lui. Il m’a'fait faux bond. Faire fauxbond à son maître , à son ami.

On dit, Faire faux bond « son honneur ,pour dire, Manquer à ce que l'on doit à sonhonneur. Et on dit, qn'Une femme, qu’unefille a fait faux bond à son honneur , pour dire,qu’Elle a manqué à son honneur.

On dit d’Un cheval, d’un chevreuil et dequelques autres animaux, qu’ZZs vont par bondsqu’ils ne vont que par sauts et par bonds, pourdire, qu’ils ne font que sauter. La même chosese dit d’Un ieurie homme qui ne fait que sauteret gambader. Et figurément, en parlant d’Unhomme dont le discours est inégal, sans suiteet par saillies, ou dit, qu 'Il ne va que par sautset par bonds.

BONDA. s. m. Arbre d’Afrique . C’est le plusgros et le plus haut des arbres, dont on fait descanots d’une grandeur extraordinaire.

BONDE. 5. f. Pièce de bois, qui, étant baisséeou haussée, sert à retenir ou à lâcher l’eau d’unétang. Lever la bonde. Hausser la bonde. Lâcherla bonde.

On dit figurément et familiérem., Dicher labonde à ses larmes , à ses plaintes, lâcher latonde à sa colère , pour dire, Donner un librecours à ses larmes, à ses plaintes, à sa colère, etc.

Bonde, se dit aus ; i d’Un trou rond fait dansun tonneau, pour verser la liqueur dedans.Tampon de bois qui sert a boucher ce trou.Voyez Bondon.

BONDIR, v. n. Faire un ou plusieurs bonds.Les boulets de canon bondissent sur le pavé,uans le.; champs , sur la mer. Cette balle esttrop molle, eîïe ne bondit point.

Il se dit aussi De certains animaux qui vontquelquefois en sautant. Les agneaux bondis-saient du:.s les campagnes. Un cheval qui bondit.

Figurément, lorsqu’on a une extrême répu-gnance pour un aliment, ou pour quelque autreçhos: q» i fait soulever l’estomac, on dit, Celafait bondir le caritr. Le coeur me bondit.

BONDISSANT, ANTE. adj. Qui bondit. Lesagneaux bondissons.

BONDISSEMENT, s. m. Mouvement de ce

BON

qui bondit. Le bondissement des agneaux dansune prairie.

BONDON. s. m. Morceau de bois, dont onbouche le trou par où l’on, remplit un tonneau,un muid. Le bondon d’un muid.

On appelle aussi Bondon, L’ouverture oùl’on place ce morceau de bois.

BONDONNER. v. a. Mettre un bondon. Bon-donner un muid. Bondonner un tonneau. Onbondonne le vin quand il a bouilli.

Bondonne, ée. participe. Tonneaux bon-donnés. Une futaille mal bondonnée.

BONDUG. s. m. Plante d’Amérique . Ellecroît de la hauteur d’un homme. Ses feuillesont quelquefois deux pieds de longueur.

BON-HENRI. Voyez Pate-d’Oie,

BONHEUR, subst.m. Félicité, état heureux.Grand, vrai bonheur. Véritable bonheur. So-lide bonheur. Bonheur parfait. Bonheur appa-rent. Jouir du bonheur de la vie, Perdre lebonheur de la vie. Rien ne trouble son bonheur.Le bonheur de VÊtat. Le bonheur du règned'un Roi. Contribuer au bonheur de quel-qu’un, faire son bonheur. Envier le bonheur dequelqu'un.

Il signifie aussi Prospérité, événement heu-reux, bonne fortune. Bonheur inespéré. Il luiest arrivé un gi'and bonheur. Jouer avec bon-heur. Jouer de bonheur. Il a du bonheur. Êtreen bonheur. Prendre part au bonheur de quel-qu'un, s'intéresser au bonheur de ses amis. Uncoup de bonheur. Avoir plus de bonheur que demérite. Il s’en est tiré par le plus grand bon-heur du monde. Et dans ce sens il a un pluriel.Il lui est arrivé plusieurs bonheurs en un jour.

Avoir le bonheur, est une façon de parlerdu style familier, et dont on se sert par civilité,par compliment. Il est trop heureux , puisqu'ila le bonheur de vous plaire. Depuis que je n’aieu le bonheur de vous voir.

On dit adverbialement, Par bonheur, pourdire, Heureusement. 11 arriva par bonheur pourlui que ....

BONHOMIE, s. f. Ce mot exprime une ma-nière d’être qui réunit la bonté du cœur et lasimplicité extérieure, meme dans les moindreschoses. C’est un homme plein de bonhomie. Ilest du style familier.

Cn dit, Des bonhomies au pluriel dans unsens parliciilh r. Il signifie Des propos un peusimples, Il m’a conté ses bonhomies à son aise.Il est aussi du style familier.

BONIFICATION, s. f. Amélioration, aug-mentation du produit d’une affaire. Cette affaireest susceptible d'une grande bonification.

BONIFIER, v. act. Mettre en meilleur état.Bonifier clés terres , en les fumant , en les mar-nant. Plusieurs choses se bonifient étant gar-dées, telles que le vin, le café, etc.

Bonifier, signifie aussi quelquefois, Fairebon, suppléer. Si cette place ne vous vaut pasmille ecus, je vous bonifierai ce qui s'en man-quera.

Bonifié, ée. participe.

BONITE, s. f. Poisson de mer. La bonitefait la guerre aux poissons volans.

BON

BONJOUR, s. m. Manière de parler dont onse sert pour saluer quelqu’un. Bonjour , Mon-sieur. Je vous donne Je bonjour. Je vous sou-haite le bonjour. Ces manières de parler sontfamilières, et ne s’emploient guère que de su-périeur à inférieur, ou d’égal à égal.

BONNE-DAME. s.f. Plante potagère, qu’onnomme encore Arroche.

BONNEMENT, adv. De bonne foi, naïve-ment, avec simplicité. Il a dit bonnement cequ’il cn pense. Je vous l’ai dit tout bonne-ment. J'y vais tout bonnement sans y entendrefinesse.

Bonnement, se dit quelquefois pour Préci-sément; et alors il ne s’emploie jamais qu’avec•la négative. Je ne sais pas bonnement combienil y a d'ici là. On ne sauroit dire bonnementce que c'est. Il est du style familier.

BONNET, s. m. Espèce d'habillement detète. Bonnet de laine. Bonnet de satin. Bonnetpiqué. Bonnet à VAnglaise. Bonnet de nuit.Bonnet carré. Bonnet à cornes. Bonnet de Doc-teur. Bonnet rouge. Bonnet de Cardinal. Au-trefois en France , tout U monde ne pcrtoitquedes bonnets.

On dit, Prendre le bonnet de DocL.nr, etabsolument, Prendre le bonnet, pour dire, Cefaire recevoir Docteur; et, Donner le bonnet aquelqu’un, pour dire, Lui mettre le bonnet deDocteur sur la tète , dans une fonction publique.

On dit, Opiner du bonnet , pour dire, Sedéclarer de l’avis d’un autre, sans l’appuyerd’aucune raison, et en ôtant seulement sonbonnet, Il n'a fiiit qu’opiner du bonnet; et,Cela a passé au bonnet, du bonnet, pour dire,Tout d’une voix.

On dit aussi au Palais,qu’t/ne chose a passé#1 volée de bonnet, pour dire, que Tous les avisont été prompts et uniformes.

On dit, qu 'Un homme a pris le bofinet veri,qu’/ï porte le bonnet vert, pour faire entendrequ’il a fait cession de biens, afin de se sous-traire à la punition de la banqueroute ; et celtefaçon de parler vient de la coutume qu’onavoit autrefois de faire prendre un bonnet vertà ceux qui faisoieut cession de leurs biens.

On dit proverbialement et populairement,Jeter son bonnet par-dessus les moulins, pourdire, N "être arrêté par aucune considération,braver l’opinion, les inconvénien6, les consé-quences.

On dit aussi familièrement, qu’Un hommea pris une chose sous son bonnet, pour dire,queC’estune chose qu’il a imaginée, et qui n'apoint de fondement.

On dit figurément et familièrement, Avoirla tête près du bonnet, pour dire,Être prompt,colère, aisé h se fâcher; et, Mettre son bonnetde travers , pour dire, Entrer cn méchante hu-meur.

On dit, Mettre la main au bonnet, Jtcr sonbonnet , pour dire, Mettre la main au chapeau,oter son chapeau par respect. Ce sont des gensdont il ne faut parler que la main au bonnet fque le bonnet à la main.

Proverbialement et figurément, en pailant