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fort en Louche, mais qu'il est dur à l'épe-ron.
On dit aussi figurément et familièrement,qu 'Un homme est fort en bouche , pour dire,qu’il parle avec beaucoup de véhémence et dehardiesse ; et qu’il na ni bouche , ni éperon,ponr dire, qu’il est stupide et insensible, etqu’il ne s’émeut de rien.
Bouche , se dit aussi en parlant d Une pièced’artillerie, et signifie L’ouverture par où leboulet sort du canon. Exposer des troupes il labouche du canon. On dit aussi, Bouches à feuau pluriel, en parlant Des canons et des mor-tiers. Il y avait tant de bouches à feu. *
Bouches , au pluriel, se dit Des embouchurespar où de grands fleuves se déchargent dans lamer. Les bouches du NU. Les bouches du Da-nube. Les bouches du Gange .
BOUCHÉE, s. f. Petit morceau de quelquechose à manger. Une bouchée de pain., unebouchée de viande. Il n’y en a qu'une bouchée.On dit, Ne faire qu’une bouchée d'un pâté,pour dire, Le manger avidement et promp-tement.
BOUCHER', v. a. Fermer une ouverture.Boucher un trou. Boucher un tonneau. Boucherune bouteille. Boucher une porte. Boucher unefenêtre. Se boucher le nez. Se boucher lesoreilles. Se boucher les yeux.
On dit, Boucher le passage, boucher leschemins, boucher les avenues , pour dire, Em-pocher qu’on n’y puisse passer. On avoit bouchétons les passages à Percnenii. Et en parlant d’Unbâtiment qui est au-devant d’un autre, on ditqu/l en bouche la vue. On dit aussi, Faireboucher les vues d'un batiment , pour dire, Enfaire murer les fenêtres, lorsqu’elles regardentde trop près sur une maison voisine, contre ladisposition de la Coutume. On lui a fait boucherses vues.
On dit figurément, 5e boucher les yeux ,pour dire, Ne vouloir point voir; et, Se bou-cher les oreilles, pour dire, Ne vouloir pointentendre. Et en parlant d’Une somme d’argentquon reçoit, on dit familièrement, qn'Elleservira à boucher un trou, poux dire, qu’Elleservira à payer qiulque dette, ou dédomma-gera de quelque pirlc.
Bouché, ée. participe.
On dit figurém. d'Un homme qui a l'intel-ligence dure, qu’il a Vesprit bouché. Il a uu-jourd hui l esprit si bouché, qu'on ne lui peutrien faire comprendre.
BOUCHER, s. m. Celui qui tue des bœufs,des moulons, etc. et qui les vend ensuite endétail.
Ondit figurent. d’Un homme cruel et san-guinaire, d’un Chirurgien ignorant et maladroit,que C’est un vrai Boucher .
BOUCHÈRE, s. f. La femme d’un Boucher .
BOUCHexue. s. f. Le lieu où l’on me. etcelui ou 1 on vend publiquement la viande dugios et du menu bétail. Acheter de la viande ùla bouci crie. Les boucheries sont fermées, sontouvertes.
Il signifie figurent,, Tuerie, massacre, car-
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nage. lise fit une grande boucherie daris'cecombat. On dît, Mener ou envoyer des soldatsà la boucherie , pour dire, Les exposer à unemort presque certaine. Et proverbialement, Un’a pas plus de crédit qu'un chien « la bouche-rie, pour dire, Il n’a aucun crédit, il ne peutrien en cette affaire.
BOUCHOIR. s. m. Grande plaque de fer quisert à boucher un four.
BOUCHON, s. m. Ce qui sert à boucher unebouteille , ou quelque autre vase de mèn;enature. Le bouchon d’une bouteille. Bouchondéfilasse, bouchon de liège , bouchon de bois ,bouchon de papier , bouchon de verre , bouchonde cristal. Le bouchon d'un cornet d’êcritoire.Faire un bouchon, illettré un bouchon. Fairesauter le bouchon.
On appelle Bouchon de paille, bouchon defoin. Une poignée de paille tortillée, ou de fointortillé. Faire un bouchon de paille pour frotterun cheval. Mettre un bouchon de paille ù h.queue d'un cheval , pour marquer qu’il est hvendre. On dit aussi, Un bouchon de linge. Eton dit, Mettre du linge en un bouchon , pourdire, Le chiffonner et le mettre tout en un tas.
Bouchon, se dit aussi d’Un rameau de ver-dure , ou de quelque autre chose semblable .qu’on attache à une maison, pour faire connoître qu’on y vend du vin. Un bouchon decabaret. Et on dit provcrbialem., À bon vin ilne faut point de bouchon , pour dire, que 'Lesbonnes choses n’ont pas besoin d’affiche pourêtre recherchées.
Bouchon , est aussi un terme dont on se serten caressant les enfans. Mon petit bouchon, ilest du style familier.
BOUCHONNER, v. a. Mettre en bouchon,chiffonner. Bouchonner du linge.
On dit, Bouchonner un cheval, pour dire,Le frotter avec un bouchon de paille; Luimettre un bouchon de paille à la queue, pouravertir qu’il est à vendre.
Bouchonner , signifie aussi familièrement.Cajoler, caresser, et ne se dit qu’en parlant Desenfans. Bouchonner un enfant. Il est familier.
Bouchonné, ée. participe.
BOUCLE, s. f. Anneau de métal qui a unepetite traverse, avec un ardillon et une chape.Des boucles de souliers. Une ceinture à boude.Des boucles de jarretière. Les boucles d'un hat-nois, etc.
Il se dit aussi d’Une espèce d’anneau donton se sert à divers usages. Cn appelle ainsiprincipalement ce que les femmes attachent h1; urs oreilles pour se parer. Des boucles d o-reilles. Des boucles d’or. Des boucles de diamans.
Il se dit aussi De ces anneaux de cuivre qu’onmet aux cavales qu’on veut empêcher d’êtresaillies. Mettre des boucles a une cavale.
Boucle, se dit figurément Des anneaux quefont des cheveux frisés. De grandes boucles decheveux. Friser à boucles, en boucles, à gran-des boucles, a grosses boucles , « petites bondes.Les boucles d une coiffure, d'une perruque,
BOUCLER, v. pt. Mettre une boucle, atta-che/ 1 avec une boucle. Boucler ses soulieré 4
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On dit, Boucler une cavale , pour dire,Mettre des boucles à une cavale, pour l’empê-cher d’être saillie.
On dit, Boucler des cheveux , pour dire,Faire prendre la forme de boucle à tics che-veux, mettre des cheveux en boucles. Il esttous les soirs une heure à se friser, à se boucler.Boucler une perruque.
Boucler ? signifie aussi Fermer, mais uni-quement dans cette phrase, Boucler un port,qui signifie, Fermer l’entrée d’un Port.
Bouclé, ée. participe. Des souliers bouclés.Une jument bouclée. Des cheveux bouclés . UnTort bouclé.
BOUCLIER, s. m. Arme défensive qu’autre-fois les gens de guerre portoient au bras gauche,et dont ils se servoient pour se couvrir le corps.Un bouclier rond. Un bouclier ovale. Parer dubouclier. Les Grecs et les Romains portoient degrands boucliers.
On dit figurém., Faire une grande levée ,une belle levée de boucliers , pour dire, Fairede grands préparatifs pour une entreprise quine réussit pas ou qui n’en vaut pas la peine.De quoi lui a servi cette grande levée de bou-cliers?
Bouclier , se dit aussi figurément Des per-■onnes : par exemple , d’un Général d’armée ,C’est le bouclier de l'Etat ; D’un grand Évêque,d’un grand Théologien, C'est le bouclier de laFoi , le bouclier de la Religion.
On dit encore figurém., Faire son bouclier,pour dire, Faire sa principale défense. Il faitson bouclier de cet arqum-ent. Et l’on dit à Unmauvais raisonnement, C’est là un méchantbouclier , Une pauvre défense. Son âge luisert de bouclier.
BOUCON. s. m. Terme pris de lTlalim, etqui de lui-même ne signifie que Morceau, maisqui n’est d’usage que pour signifier un morceauempoisonné, ou un breuvage empoisonné. Ainsi,Donner le boucon , n’est autre chose qu’Empoi-sonner. Il lui a donné le boucon. Il a pris, il aavalé le boucon. U a vieilli.
BOUDER- v. n. Il se dit proprement Desenfans, lorsqu’ils ont quelque petit chagrin, etqu’ils ne le témoignent que par la mauvaisemine qu’ils font. Un enfant qui boude toujours,qui ne fait que bouder. Il se dit aussi d’Unepersonne qui, ayant accoutumé de vivre fami-lièrement avec une autre, vient tout d’un Coupu ne lui plus parler, à cause de quelque petitsujet de mécontentement quelle croit en avoirreçu. Je ne sais pas ce qu'il a contre moi • niaisil boude depuis quelque temps , et ne me parlaplus. Ils boudent Vun contre Vautre. Une femmequi ne fait que bouder. Ces deux personnesboudent.
Bouder, dans le style familier, s’emploiequelquefois activement. D’où, vient que vousme boudez? Il me boude depuis quelque temps.
On dit familièrement, Bouder contre sonventre , pour dire, Se priver par dépit d’unechose utile ou agréable.
Boudé , ée. participe.
BOUDERIE, s. f. Action de bouder, l’état