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Tome premier. A - K.
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o:i est une personne qui boude.// y a toujoursquelque bouderie entre eux. Ce sont des boude-ries continuelles de sa part. Quand sa bouderiele iient. Quand sa bouderie le prend. C’est unebouderie qui passera .

* BOUDEUR, EUSE. adj. Qui boude. C’estun enfant naturellement boudeur. Il est d’unehumeur boudeuse.

II s’emploie aussi au substantif. C'est unboudeur. C'est un franc boudeur. C’est uneboudeuse.

BOUDIN, s. m. Boyau rempli de sang et degraisse de pore, avec l’assaisonnement neces-saire. Faire du boudin. Faire griller du bou-din. Piquer du boudin pour l’empêcher de cre-ver en grillant. Une aune de boudin. Deuxaunes de boudin. Celte sorte de boudin s'ap-pelle ordinairement, Boudin noir.

Ou appelle Boudin blanc , Celui qui est faitarec du lait et du blanc de chapon.

Proverbialement et bassement, quand onveut faire entendre qu’une chose ne réussirapoint,on dit,qu’Elle s’eu ira en eau deboudin.

Boudin, en termes d’Architecture, signifie,Le gros cordon de la base d’une colonne.

Boudin, en termes de Serrurerie, sert à dé-signer une spirale de fil de fer dont l’élasticitcforme un ressort. On en fait usage pour lesstores d’une voiture. Le store ne va plus , leboudin est cassé.

Boudin, en termes de Sellerie, se dit d’Unpetit porte-manteau de cuir, en forme de petitevalise, qu’on met sur le dos d’un cheval. •

Il se dit aussi en termes de Frisure , pour,Boucles de cheveux. Frisé en boudins.

Boudin , est encore un terme de Mineur, etsignifie, Une fusée où il entre des étoupes etautres matières combustibles.

BOUDOIR, s. m. Ü^tit cabinet où l’on se re-tire quand op veut être seul. Elle est dans sonboudoir. il est du style familier.

• BOUE. s. f. La fange des rues et 'des che-mins. Un chemin plein de boue. Des rues plei-nes de boue. Être tout couvert de boue. Tomberdans 2a boue. Faire rejaillir, de la boue. Lesboues des rues.

On dit, Payer les boues et lanternes , pourdire, Payer la taxe qui est imposée pour l’enlè-vement des boues et pour l’entretien des lan-ternes.

' On dit proverbialement, qu'Une maisonw’est faite que de boue et de crachat , pourdire, qu’Elle n’est bâtie que de médians maté-riaux. Et proverbialement et bassement, enparlant d’Une chose dont on ne se soucie aucu-nement, on dit, qu’On n’en fait non plus d'é-tat que de la boue de ses souliers.

On dit figurém. Tirer quelqu’un de la bouc ,pour dire, Le tirer d un état misérable et bas;et d’Un homme qui a l’âme basse, que C’estune dme de boue. Le traîner dans ïa boue,pourdire, Le vilipender.

Boue, se dit aussi Du pus qui sort d’unapostume, d’un abcès. Un apostume doit ilsort beaucoup de boue.

BOXÉE. s. f. Terme de Marine, Morceau de

BOU

bols on de liège, ou baril vide attaché à unCordage, qui flotte au-dessus d’une ancre, etsert à marquer le lieu où elle est. Les Bouéesmarquent aussi les écueils, les pieux, les brisde Vaisseaux .

BOUEUR. s. m. Charretier payé pour enle-ver les boues des rues avec un tombereau. LesBoueurs de Paris .

BOUEUX, EUSE. a'dj: Plein de boue. Deschemins tout boueux. Une rue boueuse.

On dit, Une écriture boueuse, une impres-sion boueuse , De celles dont l’encre s’écarte ettache le papier au-delà du volume naturel ducaractère. On dit aussi, et mieux, Bavochée.Voyez ce mot.

On dit, Une estampe boueuse , Lorsque lecuivre n’ayant pas e'té bien essuyé, on a laissédu noir entre les hachures.

BOUFFANT, ÀNTE. adj. Qui bouffe, quiparoît gonflé. U ne se dit guère qu’en parlantDes étoffes qui ont assez de consistance pour nepas s’aplatir, et epu sc soutiennent d’t lles-mêmes. Une étoffe bouffante. Une garniturebouffante.

BOUFFÉE, s. f. Terme qui se dit De l’ac-tion subite et jwssagèro de diverses choses. Unebouffie de vent. Une bouffée de fumée. Il vientdes bouffées de chaleur de temps en temps.

Il se dit aussi quelquefois pouVHalenée. Desbouffées de vin. Il nous empoisonne par desbouffées d'ail.

On appelle Bouffée clc fièvre , Un accès defièvre qui n’a point de suite. Et figurément enparlant d'Un homme qui do s’adonne auxchoses que par intervalle et par boutade, ondit, qu/2 ne s’y adonne que par bouffées. Ondit dans le même sens, Bouffée d'humeurs,bouffée de dévotion. Il est du style familier.

BOUFFER, v. n. Enfler les joues exprès etpar jeu. En ce sens il n’est guère d’usage.

On dit d’Un homme fâché, et qui marquesa colère par la mine qu’il fait, qu’il bouffé decolère. U est du style familier.

Il s’emploie plus ordinairement pour signi-fier Un certain effet que font les étoffas qui sesoutiennent d’elles-mémes, et qui, au lieu de.s’aplatir, se courbent en rond. Une étoffe quibouffe. Du ruban qui bouffe.

BOUFFETTE. s. f. Petite houppe qui pendaux harnois des chevaux. Il faut des bouffetteséi ce harnois.

BOUFFIR, v. a. Enfler. Il ne se dit au pro-pre qu’en parlant Des chairs. L’hydropisic luia bouffi tout le corps.

1} est aussi neutre. Le visage lui bouffit tousles jours.

On dit, Faire bouffir un hareng sur le gril ,pour dire, Le faire renfler en le faisaut cuiresur lô gril.

Bouffi, ie. participe. Avoir le visage bouffi ,ïes joues bouffies. Du hareng bouffi.

On dit (Igurément d'Un homme plein d’or-gueil et de vanité, qu’// est bouffi d'orgueil etde vanité. Et on appelle figurém. Style bouffi,Un style ampoulé.

BOUFFISSURE, «ubst. f. Enflure dans les

BOU

chairs, causée par quelque indisposition, parquelque accident, Boujpssure de visage , duvisage.

On appelle figurément, Bouffissure du style,Le défaut d’un style ampoulé.

BOUFFON, s. masc. Personnage de théâtredont l’emploi est de faire rire. On le dit aussid’Un homme qui fait le meme rôle dans la so-ciété. Son métier est de faire le bouffon. C’estun très-bon bouffon. C’est un excellent bouffon.Le bouffon de la Comédie. Faire le personnagede bouffon. Un mauvais bouffon. Un froid , unplat bouffon. Autrefois les Rois, les Princes ,uvoient des bouffons .

Nertur de bouffon, s’emploie pour, Servirde sujet de moquerie, de risée. Dans ce sens,un homme qui voit qu’on se moque de lui, dit,Je vois bien que je sers ici de bouffon. Je neprétends pas être votre boufjon.

On dit d’Un homme qui aime à faire rire lacompagnie, qu'il se plaît d faire le bouffon. Oudit aussi d’Une femme qui est de môme hu-meur, qu’Elle fait la bouffonne • et on dit parcaresse à une petite fille gaie et enjoue'e, queC’est une petite bouffonne.

Bouffon, onxe. adject. Plaisant, facétieux.C’est un bouffon personnage. Avoir la minebouffonne , l humeur bouffonne. Un discoursbouffon, un style bouffon , une aventure bouf-fonne. Cela est bouffon.

BOUFFONNER. v. n. Faire ou dire quel-que chose dans le dessein de faire rire. Une faitque bouffonner.

BOUFFONNERIE, s. f. Ce qu'on fait ou cequ’on dit pour faire rire. Plaisante bouffonnerie .Méchante bouffonnerie.

BOUGE, s. m. Espèce de petit cabinet au-près d’une chambre. Une chambre avec u»bouge. Il se dit en parlant Des maisons ou logentles artisans et le bas peuple. Il sc dit encored’Un logement malpropre. C’est un vrai bouge.

BOUGEOIR, s. m. Espèce de chandelier sanspied, qui a un manche, qu’on porte à la main,et dans lequel on met ordinairement une bou-gie. Un bougeoir d’argent. Un bougeoir decuivre dore.

Bougeoir, sc dit aussi particulièrement Dece petit chandelier d’or qu'un valet de chambreporte au coucher du Roi, et que le Rot, lors-qu’il se déshabille, fait donner par distinction hquelqu'un des Courtisans . Le Roi ftt donner lebougeoir ù un tel Seigneur. Un tel Seigneur aeu le bougeoir ce soir.

BOUGER, v. n. Se mouvoir de l'endroit oùl’on est. Si vous bougez de votre place vousme desobligerez.

On s’en sert plus ordinairement avec la né-gative. Je ne bougerai de là ,puisque vous l’or-donnes. Ne bougez de là. Ne bougez. Kt on dit,cju’l/n homme ne bouge d’un lieu , pour dire,cju’Il y est Tort assidu. C est une maison d’où ilne bouge. Elle ne bouge des Eglises. Jl nebouge de la Comédie , de VOpêra. C’est ynhomme gui ne bouge de la Cour.

BOÜUETTE. s! f. petit sac de cuir qu’onporte en voyage.