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Tome premier. A - K.
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BOURGEOISEMENT. adf. D’une manuicbourgeoise, en simple bourgeois. Il vil bour-geoisement

BOURGEOISIE, s f. Qualité de Bourgeois.Droit de Bourgeoisie.

11 se prend aussi pour Les Bourgeois mêmes.et alors c’est un terme collectif. Toute la Bour-geoisie etoit sous les armes. Prendre alliancedans la Bourgeoisie. Hanter la Bourgeoisie.

BOURGEON, s. m. Le bouton qui pousse,aux arbres et aux arbrisseaux, et d’où ii vientensuite des branches, des feuilles, ou du fru.il.Au mois de Mars on commence à voir lesbour-geons aux arbres. Il y a bien des bourgeonsaux vignes. Le bourgeon commence a sortir.Un arbre qui pousse quantité de bourgeons.

II se prend aussi pour Le nouveau jet de lavigne,, lorsqu’il est déjà en scion. Couper lesnouveaux bourgeons d’un cep de vigne.

Boubgeox, se dit figurément d’Uiieélevure,d’une bube qui vient au visage. Avoir le visagetout couvert de bourgeons.

BOUR GEONNË R. v. n. Jeter des bourgeons,pousser des bourgeons au printemps. Toutcommence à bourgeonner.

On dit figurément d’Un homme qui a desélevures, des buhes au front, au nez, au vi-sage j que Le front lui bourgeonne , que sonnez , que son visage commence à bourgeonner.

Bour&eo:?ké,ée. participe, line se dit guèreque Du visage, du nez, du front. Avoir le frontbourgeonné y le visage tout bourgeonné.

BOURGMESTRE, s. niasc. (On prononceBüiirffucniestre.} On appelle ainsi Les premiersMagistrats de quelques villes de Flandre, deHollande et d’Allemagne . Le Bourgmestre deHambourg. Les douze Bourgmestres d'Ams-terdam .

BOURGOGNE , s. f. Nom qu’on donne enplusieurs endroits au sainfoin. On l’appelle aussi,De la petite Bourgogne.

BOURGUIGNOTE. s. f. Espèce de casquede fer. Il n’est plus en usage dans ce sens. Onappelle maintenant Bourguignote , Une sortede bonnet garni en dedans de plusieurs toursde mèches, et revêtu d’étoffe, que l’on portedans les occasions à l’armée pour parer le coupde sabre.

LOURRÀCHE.s. f.Plante potagère, propreà tempérer lacreté du sang et de la biîc. Cueillirde la bourrache. Mettre des fieurs de bourrachedans une salade. Tisane de bourrache.

BOURRADE, s. f. L’atteinte qu’un lévrierdonne à un lièvre qu’il court. Le lévrier anorme bien des bourrades au lièvre. .

Il sc dit aussi Des coups que l’on donne àquelqu’un avec le bout d’un fusil, On lui adonne des bourrades ■ et figurém. et familière-ment, Des attaques , ou des reparties vives quise font dans une dispute, dans une contestation.Il donna de bonnes bourrades ù celui contrequi il disputait.

BOURKAS. S. m. Voyez Bcra.

BOURRASQUE, s. f. (On prononce FS.)Tourbillon de vent impétueux et de peu dedurée, lls'éleva tout d'un coup une bourrastjue.

B OII

À peine étaient-ils en mer, qu’il survint unekoiurasque.

Bourrasque, se dit figurément d’Un redou-blcment subit de quelque mal, ou d’une vexa-tion imprévue et de peu de durée. Je me croyaisen repos, ou quitte de ma fièvre , il est survenuune bourrasque. C’est une bourrasque qu'il afallu essuyer.

Il se dit aussi figurent. Des caprices et de lamauvaise humeur de quelqu’un. Elle a fort àsouffrir des bourrasques de son mari.

BOURRE, s. f. On appelle ainsi l’amas despoils de certaines bêtes à poil ras, qui étant ra-ilé de dessus leur peau quand on les a écorcliees,sert à garnir des selles, des bâts, des colliers dechevaux de charrette, et autres choses sembla-bles. Bourre déliée. Bourre fine. Garni de bourre.

On appelle Bourre, La matière qu’on metdans les armes à feu par-dessus la poudre etpar-dessus le plomb. Il l’a tiré à bout portant ,rfc lui a mis la bourre dans le ventre.

On appelle Bonrre-lanice, La partie la plusgrossière qui provient de la laine, Matelas debourre-lanice ; Bourre-tontice , La laine quitombe des draps lorsqu’on les tond ; et Bourrede soie , La partie la plus grossière du cocon, etqui ne se dévide pas.

On appelle encore Bourre y Une étoffe dontla chaîne est toute de soie, et la trame toutede bourre de soie.

On dit figurément, qu Tl y a bien de labourre dans un ouvrage , pour dire, qu’il y abien des choses non-seulement inutiles, maismauvaises, mêlées avec d'autres qui sontbonnes.

BOURREAU , s. m. Exécuteur de la hauteJustice. Mourir par la main du Bourreau .Mettre ou livrer un criminel entre les mainsdu Bourreau. Le valet du Bourreau .

On dit d’Un homme qui se fait payer d'a-vance, qu’il se fait payer en bourreau; et figu-rément, que Le remords de la.conscience estun cruel bourreau, pour dire, que Les remordsde la conscience tourmentent cruellement ceuxqui se sentent coupables.

Bourbeàu, signifie figuré m. Cruel, inhu-main. C’est un vrai bourreau.

On dit aussi d’Un grand dissipateur, queC’esi un bourreau d'argent f un vrai bourreaud'argent.

BOURRÉE, s. f. Espèce de fagot de menuesbranches. Brûler une bourrée. Chauffer le fouravec des bourrées. El on dit jirovcrbialement etfigurément, que Faqot cherche ?. livrée, pourdire, que Des gens de même sorte sont volon-tiers en commerce les uns avec les autres.

Bourrée, se dit aussi d’Une sorte de danse,et de l’air sur lequel on la danse. Faire un pasde bourrée. Jouer une leurrée. Chanter unebourrée. Danser la bourrée. La bourrée d’Au-vergne .

BOURRELEE, v. a. Tourmenter, gêner. Ceverbe n’est d’usage qu’au figuré, et pour mar-quer les peines intérieures que les reproches dela conscience font souffrir. La conscience bour-relé les niéckans.

B OII

Bourrelé, ée. participe. Une consciencebourrelée.

BOURRELET ou BOURLET. s. m. Espècede coussin rempli de bourre ou de crin, fait enrond et vide par le milieu. Bourlet de cuir.Bourlcl il bassin. Bourlet qu'on met par-dessusle bonnet des enfans , pour empêcher qu'ils nesc blessent quand ils tombent.

On appelle aussi Bourrelet ou Bourlet , Uncertain rond d’étoffe qui est au haut du chape-ron que les Docteurs, les Licenciés et certainsMagistrats portent sur l’épaule.

Bourrelet ou Bourlet, sc dit aussi De l’en-flure qui survient autour des reins, à une per-sonne attaquée d’hydropisie. Il est hydropique ,il a 1e bourlet. Le bourlet est déjà formé.

BOURRELIER , s. m. Celui qui fait les har-uois des chevaux et des bêtes de somme. Ache-ter des harnois d’un Bourrelier . Arrêter lesparties chez un Bourrelier. Paj'cr unBourrelier.

BüURRËLLE. s. f. La femme du Bourreau .On dit figurément et populairein., d’Unc mèrequi traite ses enfans avec une dureté excessive,que C v est une véritable bourrclle.

BOURRER, v. a. C’est mettre de la bourreaprès la charge dans Iês armes à feu. Bourrerun fusil , beurrer un canon.

Bourrer , se dit aussi en parlant d’Un chienqui, en poursuivant un lièvre, lui donne uncoup de dent, et lui arrache du poil. Le chiena bien bourté le lièvre.

On dit figurément et familièrement, qu Unnomme en a bien boui'ré un autre, pour dire-qu’il lui a donné bien 'des coups avec le boutd’un fusil, qu’il l’a fort maltraité ; et que Deuxhommes se sont bien bourrés , pour dire, qu’ilsse sont porté plusieurs coups de part et d'autre.

On dit aussi figurém. et famiiièrcm. Bourrerquelju'un dans une dispute , pour dire, Lepresser vivement, en sorte qu il ne sache querépondre;-et que, Deux hommes qui se dispu-tent ensemble se sont bien bourrés , pour dire ,que De part et d’autre ils se sont bien attaquas-et bien défendus.

Bourré, ée. participe.

BOURRICHE, s. f. Espèce de panier donton se sert pour envoyer du gibier, de la vo-laille, etc. J’ai reçu une bourriche.

BOURRIQUE.s.f.Âue, ûnesse. Un paysanmonté sur une bourrique, qui porte du ble surune bourrique.

On appelle aussi Bourrique , Tonte sorte demédians petits chevaux, dont on se sert à di-\ ers usages, conune pour porter des herbes aumarché, pour porter du plâtre, etc.

Un se sert aussi figurém. et fanniîèrom- dumot Bourrique , pour celui d’ignorant. Tcuse^nous, petite bourrique, en parlant a un enfantCe médecin est une bourrique.

J 3 ÜURRTOUET. s. m. l*ctit ânon.

BGURRTO^^* s * nl * G est le nom. qu’ondonne dans les mines au tourniquet qui sert àmonter les fardeaux de dessous terre. El entermes de Maçonnerie , C’est une civière qu*sert à enlever avec une grue des moellons oudu mortier dans des baquets.