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BOURRU, UE. adj. Qui est d’une humeurbrusque et chagrine. Un homme bourru. Unesprit bourru. Avoir Vhumeur bourrue.
On appelle h Paris , Moine bourru , Uneespèce de lanterne, dont on fait peur aux petitsenians.
On appelle Vin bourru, Une sorte de vinBlanc nouveau qui n’a point Bouilli, et qui seconserve doux dans Je lo»neau durant quelquetemps.
BOURSE, s. f. Petit sac de cuir, ou d’ou-vrage à l’aiguille, qui s’ouvre et qui se fermeavec des cordons, et où l’on met ordinairementl’argent qu’on veut porter sur soi. U y en aaussi sans cordons. Bourse de cuir. Bourse detissu. Bourse de point d'Espagne . Bourse àressort. Une bourse bien garnie. Une bourseplate et vide d'argent. Vider sa bourse. Mettrelu main à la bourse. Avoir toujours la main àla bourse. Tirer de Vargent de sa bourse. Ouvrir ,fermer sa bourse.
On dit, Demander la bourse, la bourse oula vie, et faire rendre la bourse , pour exprimerCe que font les voleurs de grands chemins; et,Couper la bourse, coupeur déboursé , en par-lant Des filous qui dérobent avec adresse.
On appelle L'ourse de jetons, Une sorte deg: ande bourse de velours, où l’on met ordinai-rement un cent de jetons. Le Garde du TrésorRoyal porte tous les premiers jours de Vau unebo.iKse de jetons d'or au Roi.
On dit figurément d’Un homme qui prêtevolontiers de l’argent à ses amis, lorsqu'ils enont besoin, que Sa bourse est ouvertS d sesamis • et que Toutes les bourses sont fermées ,pour dire, qu’On ne trouve point d’argent àemprunter sur la place.
On dit aussi figurément, d’Un homme quirelâche de ses droits pour raccommodementd une affaire, et pour le bien de la paix,-qu7Zs’est laissé couper la bourse ; et De l’Arbitrequi l’y a disposé, ou qui l’y a condamné, que(yest celui qui lui a couru la bourse.
On dit, Avoir la bourse , tenir la bourse ,tenir le cordon de tu bourse, manier la bourse ,pour dire, Avoir le maniement de l’argent; etDe plusieurs personnes qui font leur dépensetu commun, qu' 'Elles font bourse commune,qu Elles Mont, qu Elles ne font qu'une bourse.On dit aussi, Au plus larron la bourse, pourdire, Donner l’argent à garder, la dépense àfaire à celui dont on auroit dû le plus se méfier;B aire une affaire sans bourse délier, poux dire.Sans donner de 1 argent; et d'Un homme richeet pécunieux, que C'est une bonne bourse.
Bour.SE, en parlant Des paiemens qui sefont en Turquie , se prend pour La somme decinq cents écus.
Bourse, se dit aussi d Une pension fondéedans un Collège, pour entretenir un. Écolierpauvre durant le cours de ses cludes; et comme:I y a des pensions plus fortes les unes que lesautres, on appelle Grandes bourses , Les pen-nons les plus fortes, qui se donnent à ceux quifont déjà Maîtres ès Arts, afin qu’ils continuenti jurs éludés dans les Facultés supérieures ; et
B OU
Petites bourses, Les moindres pensions, qui scdonnent à ceux qui étudient les Humanités oulu Philosophie pour être Maîtres ès Arts.
Bourse, se dit aussi en plusieurs villes, Dulieu où s’assemblent les Marchands et les Ban-quiers pour traiter de leurs affaires. La Bourse de Rouen , de Toulouse, d'Anvers, d'Amster-dam , etc.
On appelle aussi Bourse , entefmcsd’Êglisc,Le double carton couvert d’étoffe, dans lequelon met les corporaux qui servent à la Messe.
On appelle encore Bourses , Deux sacs decuir, qui se mettent des deux côtés au-devantde la selle du cheval.
Bourse, se dit aussi d’Un petit sac de taffe-tas noir, où l’on enferme ses cheveux par-derrière. Mettre ses cheveux dans une bourse,en bourse. Perruque « bourse. Porter ses che-veux en bourse.
On appelle aussi Bourses , De longues pochesde réseau, qu’on met à l’entrée d’un terrier,pour prendre les lapins qu’on chasse au furet.Prendre des lapins dans les bourses.
Bourses, au pluriel, se dit De la peau quienveloppe les testicules. Avoir les bourses en-flées. Avoir une hydrocèle dans les bourses.
Bourse à Pasteur , s. f . ou Tabouret , s.m. Plaute . Elle est astringente et bonne dans leshémorragies.
BOURSIER, s. m. Celui qui a une boursedans un College. Boursier au Collège de Na-varre , au College de Lisieux. Avoir une placede grand Boursier , de petit Boursier.
BOURSIER,ERE. s. Ouvrier qui faitetquivend des bourses. Marchand Boursier.
BOURSILLER. v. n. ( On mouille les L. )Contribuer chacun d’une petite somme pourquelque chose. Il n'y avoit pas assez d'argent,il fallut encore boursiller. Il fallut que chacunboursilldt. On les fit tous boursiller. Il est dustyle familier.
BOURSON. s. m. Petite poche au dedans dela ceinture d’uu haut-de-chausse. Mettre de Var-gent dans son hourson.
EOURSOUFLAGE. s. m. Enflure. Il ne sedit qu’au figuré, en parlant Du style. U?i styleplein de boursouflage.
BOURSOUFLER, v. act. U n’est d’usagequ’en parlant De l’enflure qui survient à lapeau, soit quelle soit causée par le vent, soitqu’elle vienne d’ailleurs. Le vent lui a toutboursouflé le visage. Une maladie qui lui aboursouflé les yeux.
Boursouflé, ée. participe. Visage boursou-flé. Avoir le corps boursoufle , les.yeux bour-souflés , les chairs boursouflées.
Use dit fîgu réra.du style. Un style boursoufle.
Ou dit d’Un homme gras et replet, et qui ade grosses joues, que C’est un oros boursoufle ;et alors- il se prend substantivement.
BOURSOUFLURE, s. f. Enflure. Il se ditau propre et au figuré, il a de la boursoufluredans le visage. Scs expressions sont.d'une bour-souflure continuelle.
BOUSCULER, v. aci. ?*Ietlre sens dessus des-sous. Cn.a bousculé tous mes livres.
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lî signifie aussi, Pousser en tout sens. Nousfumes horriblement bousculés au parterre.
Bousculé, ée, participe.
BOUSE ou BüUZE. s. f. Fiente de bœufou vache. Mettez de la bouse de vache dans Upied de ce cheval.
BOUSILLAGE. s . ç On mouille les Ldans ce mot et les deux suivaus. ) On appelle* ainsi Un certain mélange de chaume et de terredétrempée, dont on se sert pour faire des mu-railles de clôture dans les lieux où la pierre estrare. Une maison qui n'est faite que de bou-sillage.
On dit figurém. et familièrement De toutouvrage mal fait, et qui doit durer peu, queC'est du*bousillage, que ce n'est gue du bou-sillage.
BOUSILLER, v. n. Maçonner avec duchaume et de la terre détrempée. En ce pays-là on n’a ni pierre, ni plâtre , ou ne fait quebousiller.
On dit figurément d’Un ouvrage qui est malfait, que C’est un ouvrage qu'on a bousillé,qu'on n'a fait que bousiller. Eu ce sens il estactif.
Bousillé, ée. participe.
BOUS1LLEUR, EUSE. s. Celui ou cellequi travaille en bousillage.
U se dit figurém. Des mauvais ouvriers entoute sorte d’ouvrages. Ce n'est qu’un bousilleur.
BOUSIN. s. m. Surface tendre des pierre» detaille. Il faut abattre le bousin en taillant tapierre. Il n'y faut point laisser de bousiiu
BOUSSOLE, s. fém. Cadran, dont l’aiguillefrottée d’aimantse tourne toujours vers le Nord.Le principal usage de la boussole est sur lamer.Se conduire par la boussole. Se servir de laboussole. Il se dit aussi De l’aiguille même.
Il se dit aussi au figuré pour Guide, con-ducteur. Vous étés ma boussole.
BOUSTROPHEDON. s. m. Il se Üit De lamanière d’écrire alternativement de droite àgauche, et de gauche b droite, sans disconti-nuer la ligne, à l’imitation des sillons d'unchamp. Les plus anciennes Inscriptions Grccrques sont en Boustrophédon.
BOUT. s. m. L’extrémité d’un corps-, d’unespace, en. tant qu’étendus en long. Le boutd'iui bâton. Le bout d'une pique. Le bout d îmeperche. Le bout d'une table ; Les deux boutsd'une table. Le bout d'une, galerie. Le boutd'une allée. Le bout d'un jardin. Le bout d'unchamp. Il est logé à Vautre bout de la ville.Courir la ville d'un bout à Faiitre. Il lui ■».? 0 -senta le bout du* mousqueton. Aptpuyer le boutdu pistolet sur ï'esfomrtc de quelqu'un. Tirer'un coup de pistolet a bout portant, à bout tou-chant. Le bout des doigts. Le bout du nez. Lebout de l'oreille. Toucher à quelque chose dubout du doigt, du bout du pied , t
On.dit, Rire du bout des dents, pour dire,S’efforcer de rire, quoiqu’on n’en ait nu. xenvie.
On dit proverbialement et figurém., qu Chisuit une chose sur le bout du doigt, pour dus,qu'Ga Ia:saif parfaitement bien : et qu (L; « un-.