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BRÀïSIER. s. m. La huche ou le Boulanger met la Braise quand elle est étouffée.
BRÀISIÈRE. s. f. Vaisseau dans lequel onfait cuire différens mets à la braise.
BRASIER, v. n. Il ne se dit que du cri ducerf. Le cerf brame quand il est en rut.
BRAMIN, BRÀMINE. Voyez B&acmane.
BRAN. s. m. Matière fécale. Il est Bas.
On appelle bassement Bran de Judas , Cer-taines taclïcs de rousseur qui viennent au vi-sage et aux mains. On appelle Bran de son,Laqffus grosse partie du son ; et Bran de scie,La poudre du Bois qu’on scie.
BhAn , est aussi un terme Bas qui sert à mar-quer du mépris pour quelqu’un, pour quelquechose. Bran de lui. Bran de vos promesses.
BRANCARD, s. m. Sorte de voiture sur la-quelle on transporte un malade tout couché,ou des choses fragiles, et qui est porté par deschevaux ou par des mulets, l’un devant, l’autrederrière, et quelquefois par des hommes. Onl'apporta de Varmée sur un brancard. Il fauttransporter ces porcelaines sur un brancavd.
Ou appelle aussi Brancard , Les deux piècesde Bois qui se prolongent en avant d’une char-rette , et entre lesquelles est placé le cheval quila traîne. Le cheval de brancard.Mettre le che-val au brancard.
On appelle aussi Brancard , Les deux piècesde Bois qui dans une voilure réunissent le trainde derrière et celui de devant. Le brancard decette berline est trop court. Alors on dit aussi.Les brancards. L’un des brancards de cette voi-ture est rompu^ est cassé.
BRANCHAGE, s. m. coll. Toutes les Branchesd un arbre. Il faut /couper tout ce branchage.
BRANCHE, s. f. Le bois que pousse le tronod’un arbre. Petite branche. Grosse branche.Cet arbre étend ses branches bien loin, pousseses branches toutes droites. Il faut couper cettebranche. La branche rompit sous lui. Unebranche de laurier.
On appelle figurément Branches , Les dif-férentes parties dune entreprise, les différensobjets d une science. Ce commerce a bien desbranches. Une bonne branche de commerce.Les differentes branches des Mathématiques, dela Physique, de laVJélalïurgic, de VAnatomie.
On dit proverbial, et figurém. d’Un hommequi, au lieu d’approfondir les matières, passelégèrement d’un suj?t à l’autre, sans s’arrêter àaucun, qu /1 saute de bi anche en branche. Ondit aussi figurément, Se prendre, s’attacheraux branches, pour dire, S’arrêter aux cir-constances inutiles d une chose dont on négligele fond ; et d’L T n homme qui est dans un étatincertain, chancelant, qu’il est comme Voiseausur la branche.
Ou dit proverbial, et figurément, Il vautmieux se tenir, s’attacher au gros de l arbrequ aux brayehes, pour dire, il vaut mieux s at-tacher à celui qui a l’autorité supérieure, qu acelui qui n’ a qu’ une autorité subalterne.
On appelle Branches, dans l’Anatomie , Lespetites veines et les petites artères qui tiennentaux grosses veines et aux grosses artères. Les 'Tome I.
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r branches qui sorterit du tronc de la veine-cave.
El en termes de Généalogie, on appelle figu-rera eut Branches , Les familles différentes quisortent d’une même tige. La branche de Bour-bon. La branche de Valois. Il a fait une nou-velle branche. Il est la tige d’une telle branche.1 1 est Vaine de sa branche.
Branches , au pluriel , se dit De diversesautres choses. Ainsi on appelle Branches, Lisdeux parties du bois d’un cerf. Le bois d’uncerf a deux branches. On appelle aussi Bran-ches , Les deux pièces de fer qui tiennent aumors du cheval, et où la bride est attachée. Lesbranches d’un mors. On appelle Branche detranchée , Le boyau d’une tranché,'. On ditqu’Utie question , qu’une affaire a plusieiei'branches , pour dire, qu’Ll y a plusieurs chefs,plusieurs articles à discuter; Branche de com-merce , Un objet particulier de commerce. Ondit, Un chandelier à plusieurs branches , po’trdire, Un chandelier d’où il sort plusieurs ia-meaux qui servent aussi de chandelier.
BRANCHE-URSINE. s. f. Voy. Acanthe.
BRANCHER, v. a. Pendre, attacher à labranche d’uu arbre. Il n’est guère d’usage qu’enparlant d’Un voleur, d’un déserteur qu’on pendà un arbre. Le Prévôt de Varmée trouva unsoldat en maraude , et le fit brancher aupremier arbre. Il est familier.
Brancher , se dit en termes de Chasse, Desoiseaux qui se perchent sur des branches d’ar->re; et alors il est neutre. Ce Faisan branche.
Bfi A't.hé. ée. participe. U se dit proprementd’Un oiseau placé sur une branche. Il sc ciitfigurément dans quelques occasions. Un moussebranché sur une vergue.
BRANCHIES, subst. f. pl. Les ouïes despoissons.
BRÂNCIfU, UE. adj. Qui a beaucoup debranches. Un arbre fort brancha.
BRANDE. s. f. Sorte de petit arbuste quicroît dans des campagnes incultes. Un pays debrandes. Chauffer le four avec des brandes.
On appelle aussi Brande , Une campagnepleine de ces sortes de petits arbustes. Entrerdans une brande.
BRANDEBOURG, subst. m. Une espèce deboutonnière. Brandebourg d’or. Brandebourgd’argent
On appeloit aussi Brandebourg , Une sortede casaque à manches, ainsi appelée, parce quela mode en est venue de Brandebourg. Porterune Brandebourg. Eu ce sons, ce mot etoitféminin.
BRANDEVTN. s. m. Terme emprunte del’Allemand , et dont on se sert pour signifierDe l’eau-de-vie.
BRANDEVINIER, 1 ÈRE. s. Celui ou cellequi vend et qui cric du brandevin. Il n’estd’usage qu’en parlant De ceux qui crient et quivendent de l’eau-de-vie dans un camp, dansune garnison.
BRÀNDILLEMENT. subst. m. Mouvementqu’on se donne en se brandillant.
BRANDILLER. v. a. Mouvoir de-çà et de-Ià.Brandillcr les jambes. Brandiller les bras.
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O11 dit, 5 e brandiller , pour dire, Se mou-voir, s’agiter en l’air par le moyeu d'une corde,d’une escarpolette, ou de quelque autre machine.
Brandillé , ee. participe.
BRANDïLLOIRE. s. f. Cn appelle ainsiDes branches entrelacées, ou quelque autrechose de semblable , dont les jeunes gens seservent à la campagne pour se brandiller. 5 emettre sur une brandilloire.
BRANDIR, v. a. Secouer, branler en samain un épieu, une lance, une hallebarde, etc.comme si on se préparait à frapper de la pointe.Il bvandisoit une pique. Brandissant une hal-lebarde en sa main. Il est vieux cn ce sens.
Brandir, se dit aussi en termes de Charpen-terie, pour dire, Arrêter, affermir. Et danscette acception on dit, Brandir un chevron sura paume, pour dire, Arrêter,, affermir un che-vron sur la panne.
Brandi, ie. participe et adject. Ondit pro-verbialement, Enlever un gros fardeau , ungros ballot tout brandi , pour dire, L’enlevertout d'un coup; et, Enlever un homme toutbrandi, pour dire, L’enlever en l’état où on letrouve. Il est familier.
BRANDON, s. m. Espèce de flambeau faitavec de Ja paille tortillée. Allumer des brandons.
O11 appelle aussi Brandon , De la paille tor-tillée au bout d’un bâton qu’on enfonce dansquelques héritages, pour marquer qu’ils sontsaisis. Et de là vient le mot, Brandonuev unchamp.
Brandon, se dit aussi Des corps enflammesqui s’élèvent d’un incendie. Le vent poussaitdes brandons qui porteient partout Vincendie.
On appeloit autrefois le, premier Dimanchede Carême, Le Dimanche des Brandons , paiceque ce jour-là le peuple allumoit des feux,dansoit à l’entour, eten portoit dans les rues etdans les campagnes.
On dit figurément, et dans le style élevé,Les brandons de la discorde. Jeter le brandonde la discorde parmi les citoyens. Cet écrit estun brandon de guerre civile .
BRANDONNER. v. actif. Mettre des'bran-dons. Brandonner un héritage.
BrandonnÉ , ÊE. participe.
BRANLANT, ANTE. adj. Qui branle, quipenche lantôt-d’uncôté, tantôt de l’autre. Avoirla tête branlante , les jambes branlantes.
On dit proverbialement et figurément Dequelqu’un, ou de quelque -chose de mal assure,et qui paraît près de tomber, que C'est unChdteau branlant. Cela se dit familièrementd Un vieillard ou d un convalescent mal assuresur ses jambes.
BRANLE, s. £3. Agitation de ce qui est re-mue, tantôt d’un côté, tantôt de l’autre. Lebranle du carrosse lui fait mal. Cela a un grandbranle. Mettre les cloches-en branle. Sonner enbranle.
Branle. Première impulsion donnée à unechose. Suivre le branle général.
Dans ce sens-lù on dit figurément et familrî-rement, Être en branle , pour dire, Commencerà être en mouvement pour faire quelque chose.
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