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à être en action. Cet homme est paresseux :mais quand il est une fois en hrajile , il en faitplus au'un autre.
On dit figurément, Donner îe branle auxmitres , pour dire, Les mettre en disposition,îes mettre en train d’agir; et ,Donner le branleà une affaire, pour dire, La mettre en mouve-ment , la faire avancer, la mettre en état d’êtredécidée. Il a donné un arand branle à cettea,faire.
On dit aussi figurément, Mettre les autresen branle, pour dire, Les mettre en train, lesmettre en mouvement.
Branle. Espece de danse de plusieurs per-sonnes qui se tiennent par la main, et qui s.jmènent tour à tour. Grand branle. Branle gai.Branle à mener. Danser un branle. Mener unbranle. Le branle de Metz , les branles de Poitou.
On dit proverbialcm. d’Un homme et d’unefemme d’une gaieté excessive, qu'il est fou,qu’elle est folle comme le branle gai, ou sim-plement, comme branle gai.
Branle, se dit aussi De l’air sur lequel ondanse un branle. Jouer un branle.
On dit figurément, Mener un branle , pourdire, Commencer et être suivi de plusieurs au-tres. Vous voulez que nous nous régalions Vunaprès Vautre , menez le branle.
Branle, se dit aussi d’Une espèce de lit sus-pendu , dont ou se sert dans les vaisseaux.Coucher dans un branle.
BrANle-bàs. Terme de Marine. Commande-ment qu’on fait de détendre tous les branlesd’entre les ponts, pour se préparer au combat.On fît le commandement de branle-bas.
BRANLEMENT, s. masc. Mouvement de cequi branle. Branlement de tête. Le branlementd’uri carrosse.
BRANLER, r. a. Agiter, mouvoir, remuer,faire aller de-çà et de-là. Brmiïer les jambes.Branler les bras. Branler la tête.
On dit, Branler le menton, branler la mâ-choire , pour dire, Manger. Il est bas.
Branler, est aussi neutre, et signifie, Êtreagité, pencher de côté et d’autre. Tout le plan-cher branle. La tête lui branle. Les dents Unbranlent. En ce sens on dit proverbialement,Tout ce qui branle ne tombe pas.
On dit figuréinent et familièrement d’Unhomme qui est engagé dans un parti qu’il esttenté d’abandonner, ou un poste qu’il est prèsde perdre, qu Tl branle au manche..
Branler, s’emploie encore en plusieursphrases, où il a diverses significations. Ainsion dit,-ZVe branlez pas de là, pour dire, De-meurez là, tenez-vous où vous êtes, ne bougezpas de la; et figurément,que Desenfans n'ose-roient branler devant leur père , pour dire,qu’ils sont dans une crainte et dans une con-trainte continuelle devant leur père.
Branlé, ÉE. participe.
BRANLOIRE. s. f. On appelle ainsi Un aisposé en travers et en équilibre suî> quelqu-chose d’élevé, et aux deux bouts duquel deuxsefans font tour à tour le contre-poids.
BRAQUE ou BRAC. subst. Espèce de chien
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de chasse. XJn braque. Une braque. Ce braquearrête bien.
On dit proverbialem. Etourdi comme unbraque , fou comme un braque ’ et figurémentd’Un jeune étourdi, C’est un braque . U est fa-milier.
BRÀQUEMART. subst. masc. Épée courteet large qu’on portoit autrefois le long de lacuisse.
BRAQUEMENT, s. m. L’action de braquer,ou La situation de ce qui est braqué. Le bra-quement d’un carrosse , le braquement d'uncanon.
BRAQUER, v. act. Il ne se dit que De cer-taines choses qu’on peut tourner et présenterd’un coté ou d’un autre. Braquer un timon.Braquer un carrosse. Braquer le canon contreles ennemis. Braquer une lunette.
Braqué, ée. part. Canon braqué.
On dit figurément, qu’l/n homme est bra-qué au sujet d’une affaire , contre une affaire ,contre une idée , pour dire, qu’il est fortementprévenu, qu’il y est 'détermiuément opposé. Ilest familier.
BRAS. s. m. Partie du corps humain quitient à /épaule. Bras droit. Bras gauche. Brasfort. Bras net veux. Gros bras. La force dubras. Lever, hausser, étendre le bras. Êtreblesse au bras. Avoir lel>ras rompu, cassé, dé-mis. Monter, tirer à bras, à force de bras.Moulin à bras. Civière à bras. Couper, romprebras et jambes d quelqu’un. Elle portoit un en-fant sur ses bras, entre ses bras. Porter unpaquet sous le bras. Ils s’embrassèrent bras des-sus, bras dessous. Il a le bras en écharpe. Il vales bras pendans.
On dit, Avoir les bras retroussés,pour 'dire,Avoir la manche retroussée de manière que lebras paroisse à nu.
On dit, A tour de bras, pour dire , De toutesa force. ZI lui donna un coup de bâton à tourde bras.
On dit,qu’t/n homme nevitque âesesbras,pour dire, qu’il est fort pauvre, et qu’il ne vitque du travail de ses bras.
On dit figurément, Demeurer les bras croisés ,pour dire, Demeurer sans rien faire.
On dit figurément d Un Juge, d’un Arbitre,ou de toute autre personne qui retranche àquelqu’un beaucoup de ses droits, de ses pré-tentions, qu II lui coupe bras et jambes. Cetarrêt , cette Sentence arbitrale nous a coupébras et jambes. Cet Examinateur , par les re-tranchemens qu’il a faits à cet ouvrage, a coupébras et jambes à VAuteur,
On dit, Couper bras et jambes, dans unautre sens-, pour dire, Mettre quelqu’un dansl’impuissance d’agir, lui ôter les moyens d’agir.Il se dit aussi pour r Décourager, causer ungrand étonnement, une sorte de stupeur etd’immobilité. Cette nouvelle nous coupe bras etjambes. U est familier.
On dit figurément, 5e jeter entre les brasde quelqu’un, pour dire, Se mettre sous sa pro-tection, recourir à lui pour en avoir du se-cours. Se voyant persécuté de tous cotés , il se
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jeta entre les bras d'un tel. Se jeter entre les brasde Dieu , dans les bras de sa miséricorde.
On dit, qu Un Médecin a tiré un hommed’entre les bras de la mort, des bras de la mort,pour dire, qu’il l’a guéri d’un mal qui sem-bloit mortel.
On dit figurément, Recevoir quelqu’un dbras ouverts , pour dire, Le recevoir avecgrande joie.
On dit figurément, qu’t/n homme tend lesbras à un autre , pour dire, qu’il est prêt à lerecevoir, à lui donner sa protection. Ce fils afait de grandes fautes ‘ mais son père l’inviteau repentir , et lui tend les bras. Et on dit, queDieu nous tend les bras, qu’il nous tend lesbras de &a miséricorde, pour dire, qu’il est tou-jours prêt à nous pardonner.
On dit figurément et proverbial., Avoir quel-qu’un sur les bras, pour dire, En être chargéou importuné. Cette pauvre veuve a cinq en-fins sur les bras. Cet homme-là est sur mesbras, il faut que je le nourrisse. Que cet homme-là est importun ! je Vai toujours sur' les bras.
Bras , se prend figurément pour Puissance,Le bras de Dieu n'est pas raccourci. Et on ap-pelle figurém. Bras séculier, La puissance tem-porelle. Implorer le bras séculier. Livrer unEcclésiastique au bras séculier.
On dit figurément et familièrement De quel-qu’un, qu/1 a les bras longs, pour dire, queSon pouvoir, son crédit s’étend bien loin, etqu’on ne /offense pas impunément.
U se prend aussi figurément pour Vaillanceet exploits militaires. Tout cède à Veffort deson bras.
On dit figurém., qvdün homme est le brasdroit d’un autre , pour dire, qu’il est le prin-cipal instrument dont cet autre se sert en touteschoses.
Bras , se dit figurément d’Un canal ou d’unerivière qui se sépare en deux, en: trois. LeRhin se sépare en plusieurs bras. Le plus grand
bras est celui de .Et Bras de mer, se dit
d’Une partie de la mer qui passe entre deux,terres assez proches l’une de l’autre.
On appelle Chaise à bras, Un fauteuil, unechaise aux deux côtés de laquelle il y a de quois’appuyer les bras. Et dans’cctie acception ondit, Les bras d’une chaise, les bras d’un fau-teuil. Une chaise à bras..
On appelle aussi. Bras, Certains chandeliersqu’on attache à une muraille, à cause que d’a-bord ils avoient la figure d’un bras. Des brasdorés. Des bras d’argent, de vermeil doré. Eton appelle Bras de balance, bras de levier, Lesdeux parties de la balance, du levier, qui sontde côté et d’autre du point d’appui.
À bràs. adv. À force de bras. Faire monterle canon à bras.
Bras dessus, bras dessous, adverbe. Avecamitié.
BRASER. v. act. Tenue d’Armurier . C’estjoindre deux morceaux de fer ensemble avecune certaine soudure. Ce canon de fusil a clémal brasc, il faut le rebrascr.
Brasé , ée. participe.