BRI
Breuvage, dans une signification plus par-ticulière. se dit De certaines médecines qu’ondonne h des chevaux,La ufs, des vaches, etc.Faire donner un breuvage à un cheval.
BREVET. subst. m. Sorte d’expédition nonscellée, par laquelle le Roi accorde quelquegrâce, ou quelque titre de dignité. Brevet dtDuc, de Conseiller d’Etat, de Maréchal deCamp. Le hrevet d’une Abbaye, dun EvecheLe brevet d’une pension. Faire enregistrer unbrevet.
On appelle aussi du nom de Brevet, Cermines expéditions, par lesquelles les Princesles grands Seigneurs, et même les Seigneur-particuliers, accordent quelque grâce à quel-qu'un.
On appelle Ducs « brevet , Ceux qui non:que des brevets de Duc, et à vie.
On appelle Brevet de retenue,Un brevet pa;lequel le Roi assure certaine somme sur le pri-d’une Charge, d’un Gouvernement, à la femme,aux héritiers, ou aux créanciers du Titulaire.
On-appelle Justaucorps à brevet , Une sortede justaucorps bleu, à pamnens rouges, brodéd’or, que quelques Courtisans ont droit de porter par brevet du Roi.
Ou appelle Obligation par brevet, Une obli-gation dont il n’est point resté de minute chezle Notaire .
On appelle Brevet d’apprentissage, Un actepassé par-devant Notaire , par lequel un Ap-prenti et un Maître s engagent réciproquement ;l’Apprenti à apprendre un art, ou un métier;rt. le Maître à le lui montrer pendant un cer-tain temps, et à certaines conditions.
On dit familièrement, Donner à quelqu'unbrevet, son brevet d’étonrdi, d’extravagant,pour dire, Le déclarer tel. Il y a long-tempsqu’il a son brevet de radoteur.
BREVET AIRE. s. m. Terme dé Pratique, quin’est d’usage qu’en parlant Du porteur d’unbrevet du Roi, en matière Bénéficiale.
BREVETER, v. a: Donner à quelqu’un lebrevet d’un Office, d’un Emploi ou d’une Pen-sion.
Breveté, ée. participe. Qui a un brevet.Breveté du Roi..
BRÉVIAIRE , s. m. Livre contenant l’Officeque ceux qui sont dans les Ordres sacrés, ouqui jouissent de quelque Bénéfice, sont-obligésde dire tous les jours. Bréviaire Romain. Bré-viaire de Paris . Acheter un Bréviaire.
Il se prend plus particulièrement pour l’Of- jfioe même que doivent dire chaque joui’ ceu:; !qui y sont obligés. Dire son Bréviaire.
BRI
BRIBE. s. fém. Gros morceau de pain. Unebribe de pain. Il a mangé une bribe de pain bis.
Il est populaire.
Bribes, au pluriel, se dit par extension etfamilièrement, Des morceaux de viande que lesvalets serrent, ou que l’on donne à ceux quidemandent l’aumône. Ce queux avoit de bonnesbribes dans son sac. Ils mirent toutes leursbribes ensemble.
BRI
On dit figurément, et toujours en mauvaisepart, Des bribes d’un livre, d’un ouvrage ,pour dire, Des citations et des phrases prisesde-çà et de-là sans choix.
BRICOLE, s. f. Cette partie du haraois d’uncheval de carrosse, qui passe sous les Coussi-nets, et qui s’attache de côté et d’autre auxboucles du poitrail. Des bricoles neuves.
On appelle aussi Bricoles, Certaines longesle cuir dont se servent les porteurs de chaises,pour porter la chaise.
Bricole, au jeu de la Paume,C’est le retour:1e la balle quand elle a frappé une des mu-railles des côtés. Jouer de bricole. Un coup debricole. Mettre de bricole dans le dedans.
On se sert de ce terme an jeu de Billard,poiu signifier, Le chemin qu’une des billesfait pour rencontrer l’autre, après avoir frappéune des bandes. Paire une bille de bricole.
On dit figurément et proverbialement Dequelqu’un qui use de voies trompeuses et dé-tournées : Il joue de bricole. Il ne va que parbricoles. Je me défie de ses bricoles. Il a voulume donner une bricole. C’est un terme em-prunté du jeu de Paume.
On dit figurément et adverbialement, Debricole , par bricole, pour dire, Indirectement.S’il ne peut parvenir là directement , il y vien-dra de bricole, par bricole.
Bricoles, au-pluriel, est aussi Une espècede rets ou de filet pour prendre des cerfs, desdaims', etc. Tendre les bricoles. Le cerf adonne dans les bricoles .
BRICOLER, v. neut. Jouer de bricole à laPaume ou au Billard . Il est adroit à bricoler.
Lorsqu’un homme ne va pas droit en beso-gne dans une affaire, mais qu’au contraire ilbiaise, on dit familièrement, qu’il bricole.
BRIDEi s. f. La partie du harnois d’un che-val, qui sert à le conduire, et qui.est composéede la têtière, des rênes et du mors. Mettre labride n un cheval. Lui tenir la bride haute. Luitenir la bride courte. Rendre la bride. Lâcherhi bride « un cheval. Lui mettre la bride sur le--cou. Courir à toute bride, à bride abattue.Tourner bride.
Bride , se prend quelquefois pour Les rênesseules; et dans ce sens on dit, qn'Un cheval arompu sa bride , Lorsqu’il a rompu ses rênes;■:t on dit, Mener un cheval par la bride , Lors-qu’on le mène en tenant les rênes.
On dit figurém. Tenir quelqu’un en bride,pour dire, L’empêcher de faire ce qu il veut;Lui tenir la bride haute , lui tenir la bridecourtq , pour dire , Le traiter avec quelquetorte de sévérité, de peur qu’il no s’échappe;et Aller bride en main dans une affaire, pourdire, Y procéder avec beaucoup de-retenue etde circonspection.
On dit aussi figurément, Lâcher la bride àquelqu’un , lui mettre la bride sur le cou, pourdire, Ne le plus retenir comme on faisoit, l’a-bandonner à sa propre volonté, à sa propreconduite; et on dit, Lâcher la bride à ses pas-sions, pour dire, S'abandonner entièrement àôes passions.
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On dit figurément, Courir « bride abattueaprès les plaisirs, pour dire, S’y porter sansaucune retenue; et qu’Un homme court à brideabattue à sa ruine , à sa perte, pour dire, qu’Use porte ardemment et inconsidérément à quel-que chose, sans voir que ce qu’il recherche estcapable de le perdre.
On appelle figurément et dans le style fami-lier , Biides a veaux, De sottes raisons, de sotsraisonnemens, qui ne sont capables de persua-der que des gens simples. Tout ce que vousdites Ici sont brides à veaux ,
Bride , se dit aussi De diverses autreschoses qui servent à l’habillement. Ainsi, enparlant d’Un béguin 'd’enfant , on appelleBride , Le petit cordon de fil qui passe sons lementon de l’enfant, et qui sert à tenir'le bé-guin en état sur sa tête. On appelle aussi Bride,en parlant d’Une boutonnière et d’une chemise,Les points en travers qu’on met, aux deux ex-trémités de la boutonnière et à chaque ouver-ture de la chemise, pour empêcher qu’elle neje déchire.Et eu parlant Des points de France ,de Venise, de Malines , on appelle Brides, Lespetits tissus de fil qui serventà joindre les fleursles unes avec les autres.
On appelle Tourne-bride, Certaines auber-ges construites dans le voisinage des Châteaux,Maisons de campagne,, et destinées à loger etnourrir, en payant, les gens et chevaux étran-gers qu’on ne reçoit pas dans ces Châ-teaux, etc.
BRIDER, v. a. Mettre la bride à un cheval,â un mulet, etc. Brider un cheval, et absolu-ment , Brider * Il est temps de brider. Bridez, ilfaut partir.
Brider , signifie aussi, Ceindre et serrerétroitement; Un béguin qui bride trop un en-fant. Son justaucorps le bride.
On dit, Brider le nez à quelqu’un avec unehoussine , avec un fouet , pour dire, Frapperquelqu’un au travers du visage avec une lious-sine, avec un fouet, êtes
On dit figurém., qu’Orc a bridé un hommepar un contrat, ou par un autre acte, pourdire, qu’On a mis dans le contrat, dans l’acte,des conditions qui l’obligent indispensablementà se tenir dans de certaines bornes.
On dit aussi figurément et proverbialement,Brider la bécasse, pour dire, Engager adroite-ment quelqu’un de telle sorte, qu’il ne puisseplus s’en dédire A l’attraper, le tromper. La bé-casse est bridee.
Bkidé, iïe. participe; Chevnrscïïë et bridé.
On appelle par dérision, Oiso?i bridé, Une-personne niaise et sotte. C : c$f un oison bridé.^,cttc femme n’est qu’un oison bridé.
BRIDON. s. m. Espèce de bride légère qui-na point de branches. Mener un cheval avecwn bridon.
BRIEFjEVE. adj. Coud, de peu de durée,prompt-: c’est la même chose que Bref ; mais.Brief n’est guère en usage que dans la Pra-tique, Il a été crié à trois bræfs jours , -Ils en’ont fait bonne et briève justice.
On dit, Briève description , briève narration ,