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Tome premier. A - K.
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brèche il un pâté. On a abattu cent arpens debois dans cette forêt, c’est une grande brèche.

Brèche, signifie figurém. Le tort, le dom-mage qui est fait à quelque chose, ia diminutiondùm Bien qui doit être conserve entier. C'estune brèche à Vhonncur. Cela fait brèche à lafortune. Réparer les brèches de sa fortune.Brèche aux immunités, aux privilèges d’unenation 5 d’une ville, etc.

Brèche, s. f‘. Sorte de Marbre . De la brècheviolette. Brèche d’Jlep, etc.

BRÈCHE-DENT. s. des 2 genres. Qui aperdu quelqu’une des dents de devant. Ceîhomme est brèche-dent. Cette fille est breche dent.

BRECHET, s. ra. L’extrémité inférieure dela partie de la poitrine où aboutissent les cotes.Avoir mal au brechet.

BREDI-BREDÀ. Expression adverbiale dustylé familier ; qui marque qu’Oc dit ou qu’onfait une chose trop à la bâte. Il nous a racontecela bredi-breda. Il commence bredi-breda,sans savoir ce qu'il va faire.

BREDINDIN. s. m. Terme de Marine. Petitpalan dont on se sert pour enlever de médiocresfardeaux.

BREDOUILLE, s. f. Terme du jeu de Tric-trac, où l’on dit, Avoir la bredouille , Etreen bredouille, pour dire, Être en état de pou-voir gagner les deux trous. On dit aussi, Mar-quer bredouille, marquer en bredouille , pourdire, Marquer avec deux jetons l’un sur l’autre,qu’on est en ctat de gagner deux trous; et.Gagner la partie ou le tour bredouiller , pou*dire, Gagner les douze trous de suite. On ditaussi, Gagner la grande bredouille , être marquéà. la petite bredouille.

On dit figurément et familièrement, Sortirbredouille d’un lieu, d’une assemblée , pour dire.En sortir sans avoir pu rien faire de cc que l’ons’étoit proposé.

On dit proverbialement, Dire « quelqu’undeux mots et une bredouille , pour dire, Luiexpliquer sa pensée librement dans le particu-lier, sans lui dissimuler les reproches qu il mé-rite. U est du style familier et badin.

BREDOUILLEMENT, s. m. Action de bre-douiller.

BREDOUILLER, v. n. Parler d'une manièremal articulée et peu distincte. On n’entend riend ce qu’il dit, il ne fait que bredouiller.

Il s’emploie aussi activement dans le stylefamilier. Qiie bredouillez-vous là? Il me bre-douille un mauvais compliment.

Bredouillé, ée. participe. Un discours bre-douillé.

BREDOUILLEUR, EUSE. s.Celui ou cellequi bredouille. On n’entend point ce qu’il dit ,c’est un bredouilleur.

BREF, BREVE, adject. Courte de peu dedurée, de peu d’étendue. Le temps que vousme donnez est bien bref. Cet homme est brefdans ses décisions .

Autrefois on a dit Bref pour Petit, de petiteîaille; et cette signification n est plus en usagequ’eu parlant du Roi Pep.h** fi u on appelleencore Perpin le Bref.

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Le féminin Brève n’est guère usité qu'euparlant d’une syllabe, pour dire, qu’on la pro-nonce rapidement. Ainsi la première syllabede J? ace est brève, et la première syllabe deGrdcc est longùe. Dans ce même sens il s’em-ploie aussi substantivement. Les brèves et le<longues sont très-marquées etiGrec et en Latin .L’ïambe est composé d’une brève et d’une longue.

On dit figurément et proverbialement d’Unhomme qui se conduit avec beaucoup de cir-conspection, ou d’Un homme cérémonieux,qu 'Il observe les longues et les brèves ; et d’Unhomme habile et intelligent en quelque aüàire,qu’il en sait les longues et les b'.èves.

Bref. adv. Enfin, pour lé dire en peu demots. Je vous ai déjà dit que cela ne se peut ,que cela ne sc doit point, bref je ne le veux pas.

On dit familièrem., Parler bref , pour dire,Avoir une prononciation trop prompte , tropprécipitée.

Es bref. adv. En peu dé mots. Je vous ledirai en bref. Il vieillit.

BREF. s. m. Lettre du Pape. Il a reçu unuref du Pape. Le Secrétaire des Brefs. BrefApostolique.

Bref, s. masc. Petit Livre qui marque quelOffice les Ecclésiastiques doivent dire chaquejour, i n Bref à l’usage de Paris , à l’usage deRome .

BRE GIN. s. m. Terme de Marine. Espèce delilct à mailles étroites.

BREHAIGNE. adj. f. Il se dit des femelle"des animaux qui sont stériles. Ainsi on appelleCarpe bréhaigne, Une carpe qui u’a ni œulsni laite.

Brlhaigtse, se dit aussi Des femmes stériles,mais seulement au substantif. C’est une bré-haigne. Il est populaire.

BRELAN, s. m. Sorte dé Jeu de renvi, oùl’on joue a trois, à quatre ou à cinq, et où l’onne donne que trois cartes à ch aque joueur. Jouerau brelan. Caver au brelan.

On dit à ce Jeu, Avoir brelan , pour dire,Avoir trois caries de même figure ou de mêmepoint. Avoir brelan d’as. Avoir brelan de Rois.

On appelle aussi Brelan favori, Le Brelanqu’on a déclaré au commencement du jeu quise paieroit double ; et Brelan quatrième, Lois-que la carte qui retourne est de meme sorte queles trois qu’un des joueurs a-dans la main.

En parlant Des gens qui donnent continuel-lement à jouer chez eux, on dit en mauvaisepart, qu’ils tiennent brelan chez eux, que C’estun brelan perpétuel chez eux.

BRELANDER. v. n. Jouer continuellementà quelque jeu de cartes que cc soit. On dit, hne fait que brelander.

BRELANDIER, ÈRE. s. Terme injurieux,(fui se dit d’Un homme ou 'd’une femme quijoue continuellement aux cartes.

BRELLE. s. f. Assemblage dé pièces de bonen radeau, dont on forme un train pour le faireflotter. Quatre B relies font un train complet.

BRELOQUE, s. f: Curiosité de peu de va-leur. Cet homme vend bien cher ses breloques.

BRELOQUET. s. m. Assemblage de plu-

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sieurs petits meubles ou bijoux, comme étuis,ciseaux, tenant à une chaîne commune.

BRELUCHE. s. f. Droguct de fil et de hune.

BRÈME, s. fém. Poisson d’eau douce, pluslarge-et plus plat que la carpe.

BRENEUX, EUSE. adj. Sali de matière fé-cale. Une chemise bveneuse. Il est bas.

BRÉSIL , s. m. (On prononce l’L mouillé.)Sorte de bois rouge, très-compacte et très-lourd’,fort propre à la teinture, et qui a le même nomque la Province du Brésil, parce qu’il y en croîtbeaucoup. Cn ne se sert guère de ce mot quedans cette phrase, Du bois de Brésil . Et 011 ditproverbialement, See comme du brcsil, pourdire, Extrêmement sec.

BRÉl.ïLLER. v. a. Rompre par. petits mor-ceaux. Voilà qui est tout brésillé,

Brésillé , ée. participe.

BRÉSILLET, ou HÆMATOXYLÜM. s. m.Arbre. C’est une espèce de bois de Brésil , cl detoutes la moins estimée. 11 croit dans les îlesAntilles .

BRÉTAILLER, v. n. Être dans l’habitude defréquenter les Salles d’armes, et de tirer l’épée.

BRÉTAILLEUR. s. m. Celui qui brétaiîîc.

IÎRETÀUDER. v. a. Tondre inégalement. Ona bretaudé ce chien. Brctauder un cheval , Luicouper les oreilles. Bretauder les cheveux dequelqu’un , Les lui couper trop courts.

Bretaudé, ée. participe.

BRETELLE, s. f. Sorte de tissu de chanvreou de fil, dont on se sert à divers usages. Mettreune bretelle à une hotte. Raccourriv, allongerles bretelles d’une hotte. Des bretelles poiirç. sou-tenir le haut-de-chausse. Mettre dès bretelles.Porter des bretelles. Se servir de bretelles.

On dit proverbialement et figurém. qn Un-homme en a jusqu’aux bretelles, par-dessus lesbretelles, pour dire, qu’il est fort engagé dansde mauvaises affaires.

BRETESSÉ, ÉE. adj. Terme de Blason.il sedit Des pièces crénelées haut et bas-en alterna-tive. Une bande bretessée.

BRETTE. s. f. Épée. On ne l’emploie guèrequ’en plaisanterie et familièrement. C’est unbatteur dépavé , qui porte toujours une brette.

BRETTELER. v. a. Tenue d’Architecture.Tailler une pierre, ou gratter un mur avec desiustrumens à dents.

Brettelé , ée. participe.

BRETTEUR. s. m. Qui aime à se battre, hferrailler, et qui porte ordinairement une épée.

BREUIL. s. masc.. Terme d’Eaux et Forêts.Bois taillis ou buisson enfermé de haies, où lesbêtes sc retirent.

BREUILLER. v. n. En termes de Mer, Car-guer les voiles.

BREUILS. snfcst. m. pl. Terme- de Marine.Petites cordes qui servent à carguer les Voiles .

Voyez Caju>uo.

breuvage, suhst. ID. Boisson , liqueur Aboire. Breuvage agréable, délicieux. Breuvage •nixtionne. Les "Poètes ont dit que Le ffleefarêtoit le breuvage des Dieux ; et de lè vient 0qu’en parlant d'üne liqueur agréable à boire,oq dit, que C est le breuvage des Dieux