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BRQXJIIXERIE. s. f. Désunion, mésintelli-gence, dissension. Il est arrivé une brouiilerieentre eux. C’est lui qui est cause de leur brouille-ne, de foutes ces brouilleries.
BROUILLON, ONNE. adj. Quia accoutuméde brouiller, qui ne fait que brouiller, que s’era^brouiller. C’est un esprit brouillon j une humeurbrouillonne.
Il se prend aussi substantivement. C’est unbrouillon. C’est une brouillonne. On ne suitjamais ce qu'il veut dire , c’est un brouillon.
Brouillon, s. m. Ce qu’on écrit d’abord, cequ’on jette d’abord sur le papier, pour le mettreensuite au net. Voilà mon brouillon. Je n en aifait qu'un brouillon.
BROÜIR. v. a. Terme qui se dit Des blés etdes fruits, lorsqu’après avoir été attendris parune'gelée blanche, il survient un coup de soleilqui les brûle, qui les grille. Le soleil a broui >jusqu'aux feuilles des arbres à fruit. Des fruitsbrouis. Vu epi broui.
Broui, ie. participe.
BRüUISSURE. s. f. Dommage que la geléefait aux fleurs et aux premiers bourgeons desarbres.
BROUSSAILLES, s. f. pl. Les épines, lesronces, et autres sortes de bois semblables, quicroissent dans les forêts et en d’autres endroits.Ce ne sont que broussailles partout. Un fagotde broussailles.
S’échapper par les broussailles , se (lit pour,Échapper comme on peut. Il se dit aussi figu-rément pour, Se dérober par des subterfuges àquelque raisonnement embarrassant.
BROUSSIN D’ÉRABLE, s. m. Excroissancequi vient à l’érable. On se sert du broussin dansla tabletterie.
BROUT, s. masc. On appelle ainsi ce que lebois des jeunes taillis commence à pousser auprintemps, et que les bêtes vont manger. Lescerfs aiment le brout, vont au brout.
BROUTANT, ANTE. adj. Qui broute. EnVénerie , Les bêtes broutantes. Le cerf, le daim,le chevreuil, etc.
BROUTER, v. a. Paître", manger l’herbe, lafeuille des arbres. Il ne se dit guère que Del’herbe qui tient à la terre, et que de la feuilleattachée à l’arbre. Les moutons broutent l'herbe.Les chèvres broutent la feuille , le bourgeon, etc.La famine fut si grande en ce pays-là , que lespauvres furent réduits à brouter Vherbe.
On dit proverbialement, Ou lu chèvre estattachée, il faut quelle y broute, pour dire,qu’On doit se résoudre à vivre dans l’état où1 on se trouve engagé.
On dit aussi d’Un homme qui a de l’indus-trie, que L herbeserabien courte , s’ il ne trouvede quoi brouter.
Brouté, ée. participe.
BROUTILLES, s. f. plur. Menues branchesd’arbres dont on fait des fagots. Des broutillespour faire des fagots.
Broutilles, se dit aussi De plusieurs petiteschoses inutiles et de nulle valeur.
BROYER, v. act. (Il se conjugue commeEmployer.) Piler, casser, réduire en poudre.
BRU
Brôyer du poivre. Broyer des couleurs, Broyermenu.
Broyé, ée. participe. Pain broyé, Espècede petit pain blanc qui est pétri fort dur.
BROYEUR, s. m. Celui qui broie.
BROYON. s. m. Espèce de* molette avec la-quelle les Imprimeurs broient le vernis et lenoir dont ils composent leur encre.
BRU
BRU. s. f. La femme du fils par rapport aupère et à la mère de ce fils. On la nomme aussiBelle-fille. Elle a épousé mon fils, c’est ma bru.
BRUCOLAQUE. s. m. Nom que les Grecsdonnent au cadavre d’un excommunié, et à ceque le peuple appelle Revenant,
BRUGNON, s. m. Espèce de pèche ou dej/avie. Brugnon violet. Brugnon jaune.
BRUINE, s. f. Espèce de petite pluie froide.La bruine a gâté les blés.'
BRUINER, verbe impersonnel, qui se ditDe la bruine qui tombe. Il bruine. Il ne pleutpas bien fort, il ne fait que bruhier.
Bruiné, ée. participe. 11 n’est d’usage qu’enparlant Des blés. Les blés ont été bruinés , c’est-à-dire , Ont été gâtés par la bruine.
BRUIRE, v. a. Il n’est guère d’usage qu’àl’infinitif, et à la troisième personne de l’im-parfait de l’indicatif, où l’on dit, Il bruyoït.Rendre un son confus. On entend bruire lesvagues, le vent , le tonnerre. Les flots bruyoient.
Il u’a point de participe du prétérit. On dit àl’actif, Bruyant, qui n’est souvent qu’un simpleadjectif. Flots bruyans. Trompette bruyante.Voix bruyante.
On appelle Un homme bruyant , Un hommequi se rend importun par le bruit qu’il fait. Uest du style familier.
On dit qu Une rue est bruyante , pour dire,qu’On y fait, qu’on y entend beaucoup de bruit.
BRUISSEMENT, snhst. m. Espèce de bruitconfus. Le bruissement des vagues. Un bruis-sement d’oreilles.
BRUIT, s. m. Son ou assemblage de sorts,abstraction faite de toute articulation distincte,et de toute harmonie. Grand bruit. Petit bruit.Bruit sourd. Bruit confus. Bruit éclatant. Lebruit du tonnerre. Le bruit du canon. Bruitagréable. Le bruit de Veau . Le bruit des flots.
On dit, Loin du bruit, pour dire, Loin dutumulte et du commerce du monde. 5c retirerloin du bruit. On dit. Sans bruit , pour, Toutdoucement, sans qu’on soit entendu, Ou le fitentrer sans bruit’ et, Faire beau bruit , pourdire, Gronder, se fâcher, s’emporter. S'il vientà savoir cela, il fera beau bruit, vous verrezbeau bruit. Ce dernier est du style familier.
Bruit , signifie aussi Nouvelle. Le bruit court.Il court un mauvais bruit. Un bruit sourd.Semer , faire courir des bruits. Un faux bruit.C’est un bruit de ville. C’est un bruit qui court,il s’est répandu un bruit.
On dit, Il n'est bruit que de cela , il en estgrand bruit dans la,monde, pour dire, qu’Onen parle beaucoup.
On dit proverbial, qu’Un homme n'aime pas
BRU
le bruit , s'il ne le fait , pour dire, qu’il prenddes libertés qu’il ne veut pas permettre auxautres, et qu’il s’arroge le droit de parler d’unton haut avec autorité, et ne veut pas souffrirque les autres parlent de même.
On dit aussi, qiTUn homme est bon chevalde trompette, qu’il ne s’étonne pas du bruit,qu’il ne s'étonne pas pour le bruit , pour dire,qu’il lie s’épouvante pas aisément.
Bruit , sc dit aussi De l’éclat que font cer-taines choses dans le monde; et dans ce sensil se construit toujours avec le verbe Faire.Cette affaire fait du bruit , fait grand bruit.Etouffez cette affaire, n’en faites point de bruit.
On dit, Chasser à grand bruit , pour dire,Chasser à cor et à cri avec une meute el despiqueurs.
On appelle Bruit de guerre , Un'concertd’instrumens guerriers.
À grand bruit, signifie aussi, Avec faste,avec ostentation. C’est un homme qui marchetoujours à grand bruit. Et par opposition, l’ondit, À petit bruit, pour dire, Secrètement,sans éclat. Faire quelque chose « petit bruit. Ilfait ses affaires à petit bruit.
Bruit, se prend aussi pour Démêlé, que-relle. Ils ont eu du bruit ensemble. Il y a eudu bruit entre eux.
Bruit, signifie aussi, Murmure, sédition.
Il y a bien du bruit dans cette Province, danscette Ville.
Il signifie aussi, Réputation, renom. Elle amauvais bruit. Avoir bçn bruit. On dit pro-verbial. et figurcm., A beau se lever tard, quia bruit de se lever matin, pour dire, que Quandon a acquis une bonne réputation, on ne laperd pas aisément.
BRÛLANT, ANTE. adj. Qui brûle. Le so-leil est bien brûlant. Un vent brûlant. Un platbriilaJit. Fièvre brûlante. Il a les mains brû-lantes.
U se dit figurément pour, Vif, animé. Unzèle brûlant. Une brûlante açdeur de combattre.Style brûlant.
BRULEMENT, s. m. Action de brûler, ouétat de ce qui brûle. Le brûlement des titresd’une créance.
BRULER, v. a. Consumer par le feu. Brûlerune maison. Brûler des vaisseaux. Brûler dubois, de la paille, du charbon. Brûler des pas-tilles. Chez les Grecs et chez les Romains, onbruloit ordinairement les morts. Brûler luthomme tout vif. Le brûler à petit feu.
U signifie, aussi, Faire du feu de quelquechose. En ce pays-là , on ne brûle que ducharbon de terre, que de la tourbe, que ducharbon.
On dit, En cette maison-là on ne brûle quede la cire, pour dire, q u On ne se sert que debougie; et, On ne brûle que de la chandelle,on ne brûle que de l huile, pour dire, On ne sesert que de chandelle, on ne se 'sert que delampes à huile pour éclairer.
On dit proverbialem. et figurera,, qxTUn ’homm brûle sa chandelle par les deux bouts ,pour dire, qull mange son bien mal à propos,