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efi faisant u la fois plusieurs dépenses diffé-rentes.
On dit proverbialem. et figurém. J'en vien-drai à bout , ou j’y brûlerai ir.es livres, pourdire, qu’On fera tout son possible, qu’on em-ploiera toutes sortes de moyens pour venir <»bout de quelque chose.
On dit figurément, en parlant De lettrespassionnées, qu 'Elles brûlent le papiei.
On dit, Brûler la cervelle à quelqu’un,pourdire, Lui casser la têt a d’un coup de pistolettiré à bout touchant.
Brûler élu vin, C'est mettre du vin sur lefeu pour le distiller et en faire de l’eau-de-vie.
Huiler, se prend aussi quelquefois pour,Échauffer excessivement, causer une violentechaleur, dessécher par une chaleur excessive.Cela me brûle, me brûle les mains. Cela brûlele sang. Il a une fièvre gui le brûle. Le soleil abrûlé toute la campagne. Le soleil lui a brûléle teiiit.
On dit aussi par extension, Briller, en par-lant De l’effet du froid excessif. La gelée abrûlé la racine des arbres. La neige brûle lessouliers.
On dit figurément et Hans le style familier,Briller un gîte, une poste, une étape , la dlnée,pour dire, Passer un gîte, une poste, une étape,le lieu de la dinée, sans s’y arrêter.
Brûler, v. n. Être consumé par le feu. Voilàune maison gui bnile. On voyoit de loin desvaisseaux gui brûlaient. Le bois sec brûle mieuxque le bois vert .
If signifie aussi simplement, Être chaud.Touchezses mains , elles brûlent. Les mains luibrûlent.
Brûler, au neutre, signifie figurém., Êtrepossédé d’une violente passion, en être ardem-ment épris. C’est un homme gui brûle d’ambi-tion. Il brûle d'amour. Il brûle pour elle. Ilbrûle du désir de se signaler.
Il se dit aussi pour exprimer simplement ungrand désir, une extrême impatience de fairequelque chose. Je brûle de vous revoir. Je brûled’aller là.
On dit figurément et proverbialement d’Unhomme inquiet et impatient d,e faire quelquechose, d’aller quelque port, que Les pieds luibrûlent.
Proverbialement et figurcm.Quand quel-qu’un n’a pas mis au jeu, et qu’on veut l’yfaire mettre, on dit , que Le tapis brûle. Etquand on veut faire liater quelqu’un qu’on.attend à dîner , et qui s’amuse trop, on dit,Pendant que vous vous amusez, le rot brûle.Cela s’applique aussi à beaucoup d’autres choses.
Brûler , se met aussi avec le pronom per-sonnel, et signifie, comme dans le neutre, Êtrebrûlé. On ne peut toucher cela sans se brûler.
On dit proverbialement et figurém., qu Unhomme est venu se brûler à la chandelle , Lors-que ne voulant que s’amuser auprès d'une joliepersonne, il en devient amoureux. On le ditaussi d’Un homme qui, séduit par quelque ap-parence , tombe -dans quelque inconvénientconsidérable, et est cause lui-même de sa perle.
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Il s'est venu brûlera la chandelle j car s’ima-ginant qu’il n’y avoit point de preuves contrelui , il s'est remis en prison , et on lui a fait sonprocès.
On dit adverbialement, Tirer à brûle pour-point, pour dire, Tirer à bout portant, et desi près, que l’on ne puisse guère manquer soncoup; et figurément et familièrement, Dire àquelqu’un scs vérités à brûle pourpoint, poursignifier, Les lui dire en face et sans ménage-ment. On dit de même, C’est une raison à brûlepourpoint , un argument à brûle pourpoint ,pour dire, Une raison convaincante, un argu-ment convaincant.
Brulé, ée. participe. On appelle Pain brûlé,Du pain trop cuit ; et Vin brûlé , Du vin qu’ona mis sur le feu avec des épiceries.
On appelle figurément, Cerveau brûlé, cer-velle brûlée, Unfanatique, un homme qui portetout à l’excès.
Brulé, est aussi quelquefois substantif. Ilsent ici le brûlé , c’est-à-dire, On y sent l’o-deur de quelque chose qui brûle, ou qu’on abrûlé, Cetfe bouillie sent le brûlé, a un goûtde brûlé.
BRULEUR, s. m. Il n’est guère d’usagequ’en celle phrase, Brûleur de maisons . Et ondit proverbialement, d’Un homme mal habilléet tout en désordre, qu’/l est fait comme unbrûleur de maisons.
BRÛLOT, s. m. Sorte de Bâtiment remplide matières combustibles, et destiné pour brû-ler d’autres vaisseaux. Il y avoit dans l’arméstrente navires et six brûlots. Un Capitaine debrûlot. Accommoder une vieille frégate en bru *lot. Attacher un brûlot à un vaisseau de guerre.
On appelle Brûlot, Un morceau très-salé ettrès-poivré.
En parlant d’Un homme de parti, ardent,inquiet, et qui est une espèce de boute-feu, ondit figurément et familièrement, que C’est unbrûlot.
BRÛLURE, s. f. L’ impression que le feufait sur la peau, ou sur quelque autre chose,lorsqu’il en brûle un endroit. C'est une brûlure.La cicatrice de la brûlure. De l’onguent pourla brûlure. Le feu tomba sur ses habits, et yfit une grande brûlure. C’est un trou de brû-lure.
BRUMÀL, ALE. adj. Qui vient l'hiver, quiappartient h l’hiver. Plante brumale. Les Iio~mains célébroient, l'hiver, en l’honneur deBacchus, les fêtes bi*umalcs.
BRUME, s. f. Terme de Marine, Brouillardépais. Les ennemis se retirèrent à la faveurd'une brume gui survint.
BRUMEUX, adj. Couvert 'de brume. Tempsbrumeux. Ciel brumeux.
BRUN, UNE. adj. De couleur tirant surle noir. Teint brun. Cheveux bruns. Habitbrun. Drapbrun. Gris-brun, vert-brun.Beautébrune. Elle est brune, brune-claire.
Brus. s. m. Couleur brune. Cette étoffe tiresur le brun , elle est d’un beau brun, d’un beaugris-brun. Cheval bai-brun.
On dit, Surja brune , pour dire, Vers la
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commencement de la nuit. Je le rencontrai surla brune.
Brux et Brune, se disent aussi au substantif td’Un homme brun, d’une fille ou femme brune.Un beau brun. Une belle brune. Une bruneclaire.
On dit, qu II commence û faire brun, pourdire, que La nuit approche.
BRUNELLE. s. f. Plante vulnéraire. Ouil’emploie particulièrement dans les maladies dela gorge et du poumon.
BRUNET, ETTE. s. Diminutif de brun. Unbeau bnmet. Une petite brunetle.
On appelle Brunettcs, De petites chansonstendres et faciles à chanter. Il y a des Recueilsde Brunettes.
BRUNT, subst. m. se dit en termes d’Orfé-vrcrie, par opposition an mat. Le mat et lebruni sont, dans un ouvrage, les diverses par-ties, dont les unes ont l’apparence du mat, etles autres sont resplendissantes de poli.
BRUNIR, v. a. Rendre de couleur brune.Faire brunir un carrosse.
Il signifie aussi à l’actif, Folir, lisser. Brunitde l’or. Brunir de l’argent. On dit aussi, Brunirde l’acier, pour dire, Lui donner une certainepréparation qui le rend plus brun.
Il est aussi neutre, et signifie, Devenir decouleur brune. Les cheveux de cet en faut éto ie.nlblonds, mais ils commencent à brunir. On ditaussi à se brunir.
Bruni,’ ie. participe. De l’or bruni. De Vav-genthruni. De l'acicrbruni. Desarmesbrunies,
BRUNISSAGE. S. m. Ouvrage du Brunis-seur, ou action de brunir. Le brunissage de lavaisselle, des ouvrages d’or et d’argent.
BRUNISSEUR. s. m. Artisan qui brunit lavaisselle d’argent. Porter de la vaisselle d'ar-gent chez le Brunisseur.
BRUNISSOIR, s. m. On appelle ainsi Uninstrument de fer, ou une dent de loup donton se sert pour brunir les métaux, et pourles polir.
BRUNISSURE. s.f. Façon qu’on donne auxétoffes que l’on teint pour diminuer et brunirleurs teintes, afin de mieux assortir les nuancesdes couleurs.
BRUSQUE, a’dject. des 2 genres. Prompt etrude. Homme brusque. Femme brusque. Hu-meur brusque. Air brusque. Réponse brusque.Et on dit quelquefois, Faire une réponse brus.que , pour dire, Faire sur-le-chainp une réponsesèche et dure.
BRUSQUEMENT, adverbe. D’une manièrebrusque. Répondre brusquement. F aire quelquechose brusquement. On dit, Charger brusque-ment les ennemis , pour dire, Les chargerpromptement et vivement, sans leur donner leloisir de se reconnoître.
BRUSQUER, v, a. Offenser quelqu’un pardes paroles rudes, inciviles. C’est un hommedangereux, il brusque tout le monde.
En parlant D’une petite place de guerre quine mérite pas un siège dans les fonr.es, maisqu’on peut emporter d’emblée, on eut, queC’csf une Place qu’il [but brusquer. Et 011 dit,
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