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Tome premier. A - K.
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CAÏEU, subst. m. Rejeton des ognons quiportent fleur. Caïeu de tulipe.

On dit aussi d’Une fleur qui vient d’un caïeu,que C’est un caïeu. Cette tulipe n’est q“ uncaïeu de Vannée.

CAILLE, s. f. Petit oiseau de passage qui ale plumage grivelé, et dont la chair est déli-cate. CaiUe grasse. La saison des cailles.

CÀILLEBOTTE. s. f. Masse de lait caillé.flous avons mangé des caillebottes.

CAILLE-LAIT, ou GALLIUM, subst. m.Plante ainsi nommée, parce qu’elle a la vertude cailler le lait. Cn en fait usage en Médecine,et principalement dans les maladies qui atta-quent les nerfs.

CAILLEMENT. ». m. Etat du lait ou d’uneautre liqueur qui «e caille.

CAILLER, v. a. Figer, coaguler, épaissir.La -présure caille le lait.

Il se met aussi avec le pronom personnel.Le lait se caille. Le sanq se caille. Cela faitcailler le lait.

Caille , ée. participe. Lait caille. Sangcaillé. *

On dit aussi absolument, Du caillé, pourdire, Du lait caillé; et on le dit substantive-

ment.

CAILLETEAU, s. m. Jeune caille. CM nous« servi des cailleteaux.

CAILLETTE, s. f. La partie du chevreau,agneau, veau, etc. qui contient la présure àcailler le lait.

On appelle Caillette , et Caillette de quar-tier , Une femme frivole et babillarde. C’estune caillette. On le dit aussi d’Un homme fri-vole et babillard. C'est une franche caillette.

CAILLOT, s. m. Grumeau de sang. Petitemasse de Sang caillé. Il crache des caillots desang.

CAÏLLOT-ROSAT. s. m. Poire ainsi nom-mée, parce quelle est pierreuse, et quelle aun goût de rose. Elle est aujourd’hui peu es-timée.

CAILLOU, s. m. Pierre très-dure, qui variepar la couleur, et qui donne 'des étincelles,lorsqu’on la frappe avec de l’acier. Cheminplein de cailloux. Cailhu de rivière. Caillouuni et poli. Dur comme un caillou.

LeCaillou d'Ëgypte est une espèce de jaspedans lequel la nature a formé différentes figuresqui ressemblent à des grottes,des paysages,etc.

Les Cailloux de Médoc et du Rhin sontblancs et transparens comme du cristal.

CAILLOUTAGE, s. m. Nom collectif. Ou-

vrage de cailloux ramassés. Grotte de caillou-Cl 3 e - Chemin de cailloutage , etc.

CAÏMACAN. s. m. Lieutenant du Grand-L’un des Caimacans est Gouverneur deConstantinople , et n’en sort jamais,

IMAlï. s. m. Espèce de crocodile.

CAIMAnder. v, n , Voy. Quémander;CAIMANDEUR, EUSE. s. Voy. Qüémah-

&EUR.

CÀIQUE, s. masc. Sorte de chaloupe, petit

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bâtiment qui sert ordinairement avec les Galè-res dans la Méditerranée. On envoya le calquepour reconnaître les ennemis.

CAISSE, s. f. Espèce de coffre de bois oùl’on met diverses sortes de marchandises. Unecaisse de raisins. Des caisses de sucre , etc. Rai-sins de caisse.

Il se dit aussi d’Un assemblage He planchescn carré que l’on remplit de terre, et ou l’onmet des orangers et d’autres arbres ou arbustes.

U se prend encore*pour Le lieu où les Fi-nanciers, Banquiers, Marchands , etc. mettentleur argent. Allez à la caisse , vous serez paye.On dit, Tenir la caisse , pour dire, Avoir lemaniement de l’argent d’un Financier, d’unBanquier, d’un Marchand, etc.

On appelle Caisse Militaire , La caisse quicontient l’argent destiné aux dépenses d’uneArmée, d’une Troupe.

Caisse, signifie aussi Un Tambour. Battrela caisse. Caisse de tambour.

On dit, Battre la caisse , pour signifier, Le-ver des soldats.

En Anatomie , on désigne par le nom deCaisse de tambour , Une cavité demi-sphériquequi se trouve au fond du trou auditif externede l’oreille.

CAISSIER , s. masc. Celui qui tient la caissechez un Financier, chez un Banquier, ou chezun Marchand. Un tel est son caissier.

. CAISSON, s. m. Grande caisse qui sert or-dinairement pour porter des vivres et des mu-nitions à l’aimée. Les caissons de Vartillerie.Les caissons des vivres. Les caissons des Mu -nitionnaires.

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CAJOLER, v. a. Flatter, louer, entretenirquelqu’un de choses qui lui plaisent et qui letouchent, avec intention de le séduire. Il Vatant cajolé , qu'il a obtenu ce qu'il demandoit.Il n’est que de la conversation.

U signifie aussi, Tâcher de séduire unefemme ou une fille par de belles paroles. Ilfaut avertir la mère qu'un tel cajole sa file.Une honnête femme ne se laisse pas cajoler.

Cajolé , ée. participé.

CAJOLERIE, subst. f. Louange où il y aquelque affectation, et qui sent la flatterie. Voslouanges ne sont que de pures cajoleries.

Il se prend aussi pour Le langage flatteurdont on se sert pour tâcher de séduire unefemme ou une fille. Souffrir, aimer la cajo-lerie.

CAJOLEUR, EUSE. s. Qui cajole. C'est uncajoleur , un vrai cajoleur. Ce n’est qu’une ca-joleuse.

CAJUTE. s. f. Lit dans un. Vaisseau.

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CÀL. s. m. Durillon qui vient .aux pieds,aux mains, aux genoux. Il vient des cals auxmains à force de travailler , et aux pieds àforce de marcher.

CÀLÀDE. s. f. Pente dun terrain élevé paroù l’on fait descendre plusieurs fois un cheval

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au petit galop, pour lui apprendre à plier leshanches, et à former son arrêt.

CALAISON. subst. fém. Profondeur dunnavire depuis le premier pont jusqu’au fond decale.

CALAMBOUR , subst. m. Sorte de bois quivient des Indes.

CALAMENT. 9 . masc. Plante qui porte unefleur labiée , dont Todeur est assez agréable, etqui a été mise au nombre des Céphaligues. Elleest d’usage en Médecine, surtout dans l’asthmeet dans les ulcères du poumon. On emploie lecalament comme le the.

CALAMINE, ou PIERRE CÀLAMINAIRE.subst. f. Substance minérale jaunâtre, qui a laforme d’une pierre ou d’une terre, dont on sesert pour faire le cuivre jaune ou laiton, parcequelle contient le demi-métal qu’on nommeZinc , qui a cette propriété. On a mis trop decalamine en fondant ce cuivre.

CALAMISTRER. v. act. Friser, poudrer. Ilest familier.

Calamistré, ée. participe,

CALAMITE, s. fém. Un des noms qu’on adonnés à la pierre d’aimant et à la boussole.

CALAMITE, s. f. Grand mAlheur, malheurpublic qui se répand sur une Contrée, sur uneVille. La guerre, la peste , sont des calamités.C'est une vraie calamité.

U se dit aussi d’Un assemblage de malheursqui tombent sur un individu. La perte de sesenfans et de sa fortune a accablé sa vieillessede calamités.

CALAMITEUX, EUSE, adj. Misérable. Cemot ne se dit guère qu’en parlant Des temps depeste, de guerre, de famine, etc. qu’on appelleDes temps calamiteux.

CALANDRE, s. f. Sorte de grosse grive oude grosse alouette.

Calandre, s. f. Ver qui ronge le blé dans legrenier. Ce blé est tout plein de calandres.

Calandre, s. f. Machine dont on se sertpour presser et lustrer les draps, les toiles etautres étoffes. Mettre du taffetas , de la moireà la calandre. Faire passer des étoffes à Ucalandre.

CALANDRER. v. a. Faire passer pai la ca-landre. Calandrer une étoffe , une nappe.

CalàndrÊ, ée. participe.

CALàTRAVV. s. m. (L’Ordre de) Nomd’un Ordre mililaire d’Espagne, institué parSanche III, Roi de Castille, cn 1 1’58.

CALCAIRE, adj. des 2 g. U désigne lesterres ou les pierres que l’action du feu peutchanger en chaux, et qui se dissolvent dans lesacides; telles sont la craie, le marbre, la pierreâ chaux, les coquilles, etc.

CALCÉDOINE, s. f. Nom qu’on donne àune agate d’une couleur trouble et rempliecomme de nuages.

CALCÉDOINEUX, EUSE. adj. lise dit Despierres précieuses qui ont quelque marque,quelque tache blanche.

CALCINATION, s. f. Opération de Chimie,par laquelle une terre, une pierre ou un métalsont réduits dans l’état de chaux par la violence

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