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Tome premier. A - K.
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du feu. Calcination du vitriol , du plomb , deVor, etc.

CALCINER, v. act. Réduire eu chaux. Il sedit principalement de cette opération chimiquequi réduit en chaux par la force du feu, lespierres, les métaux, les minéraux, etc. Calci-ner le salpêtre, le vitriol , les métaux, etc. Ilse dit, par extension, De tout ce qui éprouveune violente action du feu.

Calciné, ée. participe.

CALCUL, s. m. Supputation, compte. Cal-cul exact. Faire le calcul de quelque somme.Par mort calcul, j'ai trouvé que.,.. Erreur decalcul. Sauf erreur de calcul. Se tromper dansun calcul.

On dit, que L'erreur de calcul ne se couvrepoint, pour dire, qu’On peut toujours revenircontre l’erreur de calcul.

On dit proverbial, et figurém., Se tromperdans son calcul, pour dire, S’abuser, se mé-prendre en quelque chose que ce soit.

Calcul , est aussi un terme de Médecine, quisignifie, La pierre qui s’engendre dans les reinset dans la vessie.

CALCULABLE, adj. des 2 g. Qui se peutcalculer.

CALCULATEUR, s. m. Qui calcule. CetAstronome est un grand et bon calculateur.

CALCULER, v. act. Supputer, compter.C’est lui qui a calculé tcutes ces sommes. O11le dit aussi absolument. Après avoir bien cal-culé, je trouve que .On dit aussi, Calculer

des tables astronomiques , pour dire, Dresserdes tables propres à l’usage des Astronomes;Calculer une éclipse , pour dire, Déterminerpar le calcul le temps et les circonstances d’uneéclipse.

Calculé, ée. participe.

CALE. s. f. Abri entre deux pointes de terreou de rocher. Le vaisseau battu de la tempêtese sauva dans une cale. Les Corsaires se cachentdans des cales, pour surprendre les petits vais-seaux qui passent.

On appelle Fond de cale , Le lieu le plusbas d’un vaisseau. Ou. a mis ces marchandises,ces esclaves à fond de cale.

On appelle aussi Cale, Un morceau de boisplat, qu’on met sous une poutre, sous une so-live, ou sous les pieds d’une table, pour qu’ellesoit de niveau. Cette poutre , cette table baisseplus d’un côté que de Vautre y il y faut mettreune cale.

Cale , signifie encore, Une espèce tle châti-ant assez ordinaire dans les vaisseaux, et quiconsiste à suspendre un homme à la vergue dugrand mât, et à le plonger plusieurs fois dansla mer. Donner la cale. Il a été condamné ùla cale.

CALEBASSE..s. f. Fruit des Iles, qui croî:en forme de citrouille, et dont on extrait uneliqueur, qu’on regarde comme spécifique contreles maux de poitrine. Sirop de calebasse.

Calebasse. Espèce de bouteille faite d’unecourge sécliéè et vidée. Il n'y avoit pas u/i sol-dat qui n'eut sa calebasse pleine de vin.

On met aussi des calebasses vidées et beu-

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chées sous les aisselles, pour apprendre à nager.Nager avec des calebasses.

On dit proverbialement et figurém. Frauderla calebasse, pour dire, Tromper quelqu’un,en ne lui donnant pas son contingent dans leschoses qui doivent se partager. Il est populaire.

CÀLEBASSIER. s. m. Arbre de l’Amérique ,qui ressemble au pommier.

CALÈCHE, s. f. Espèce de carrosse coupé.Calèche légère , douce.

On appelle aussi Calèche, Une sorte de car-rosse léger, entouré de mantelets, et dont on sesert pour se promener dans des jardins. Se pro-mener en calèche.

On donne aussi ce nom à une sorte de Coif-fure de femmes, qui se replie sur elle-môme,ou quelles ramènent sur leur tête à leur gré.

CALECON. s. m. Vêtement qu’on met sousle haut-de-chausse, qui couvre depuis la cein-ture jusqu’aux genoux. Caleçon de toile , dechamois , de ratine, etc. Se mettre en caleçon.Etre en caleçon.

CALÉFACTION , s. fém. Terme didactique.Chaleur causée par l’action du feu. Cette pré-paration se fait par une légère caléfaction.

CALEMBOUR , s. m. Mauvais jeu de mots,fondé sur une équivoque de mots. Faire, direun calembour, des calembours. Il est familier.

CALEMBREDAINE, s. fém. Bourde, vainspropos, faux-fuyans. Il m'a dit des calembre-daines. Il ne répond à tout ce qu’on lui dit quedes calembredaines. Vous éludez mes questionspar des calembredaines.

CALENCAR, s. m. Sorte de toile peinte desIndes .

CALENDER . subst. masc. Nom de certainsReligieux Turcs ou Persans, la plupart vaga-bonds.

CALENDES, s. f. pi. Premier jour de cha-que mois chez les Romains. Calendes de J anvier.Calendes de Mars.

On dit proverbialement, Renvoyer aux Ca-lendes Grecques , pour dire, Remettre unechose à un temps qui ne viendra jamais : cequi se dit parce que les Grecs n’avoient pointde Calendes.

On appelle Calendes , Certaines assembléesdes Curés de campagne, convoquées par l’ordrede l’Évêque. Il est allé aux Calendes. Les Ca-lendes se tiennent dans une telle Paroisse.

CALENDRIER, s. m. Le livre ou la tablequi contient l’ordre et la suite de tous les joursde l’année. Vieux Calendrier. Nouveau Calen-drier, Le Calendrier des Egyptiens , des Ro-mains, des Turcs, etc.

On appelle VieuxCalendrier, Celui dont onse servoit avant la réfbrmation qui en fut faitepar le Pape Grégoire XIII ; et Nouveau Calen-drier, Celui qui est conforme à la réformationfaite parce Pape. Le nouveau Calendrier avanced’onze jours sur l'ancien.

CALENTURE. s. fém. Fièvre chaude assezcommune sur mer.

CALEPIN, s. m. Ce mot n’est point mis icicomme le nom d’un Dictionnaire particulier,mais comme un nom devenu appellatif, pour j

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signifier Un recueil de mots, de notes, d’ex-traits, qu’une personne a composé à son usage.Je consulterai là-dessus mon calepin. Voilà dequoi bien enrichir son calepin. Cela n’est pasdans son calepin.

CALER, v. a. Baisser. Il ne se dit guère queDes voiles d’un vaisseau. Caler la voile.

On dit figurément, Caler la voile , pour dire,Baisser le ton, diminuer de résistance. Avec lesgrands, le plus sûr est de caler la voile.

On dit en ce même sens, absolument et fa-milièrement, Caler. Il faut caler.

Caleb. v. a. Mettre une cale. Il faut caler Upied de cette table.

CALÉ, ée. participe.

CALFAT. s. m. Terme de Marine. Celui quicalfate un vaisseau. Bon calfat. Maître cal fat.

Il signifie aussi L’ouvrage que fait le calfat.Ce vaisseau a eu son calfat.

CALFATAGE, s. m. Étoupe enfoncée dansla couture du vaisseau.

CALFATER, v. a. Boucher les trous et lesfentes d’un vaisseau, et l’enduire de poix et degoudron, pour empêcher que l’eau n’y entre.Calfater un navire, un vaisseau, une galère.

Calfaté , tf. participe.

CALFEUTRAGE, s. m. Ouvrage de celuiqui travaille à calfeutrer une porte, une fenêtre.Bon calfeutrage. Travailler au calfeutrage.

CALFEUTRER, v. a. Boucher les fentesdune porte, d’une fenêtre, avec du papier,duparchemin collé, ou des lisières, etc. pour em-pêcher que le vent n’entre. Il faut calfeutrercette porte.

Calfeutré, ée. participe.

CALIBRE, s. m. La grandeur de l’ouverturedu canon de toutes sortes d’armes à feu. Le ca-libre d’un mousquet , etc. Les canons des batte *ries doivent avoir tant de calibre. Un mousque-ton de gros calibre.

Il veut dire aussi, La grosseur de la balle,proportionnée à l’ouverture du pistolet, dumousquet, du canon. Cette balle est de tel outel calibre. Balle de calibre.

Il signifie figurément, La qualité, letat, etc.d’une personne. Ils ne sont pas tous deux demême calibre. Il est du style familier.

Calibre, est aussi un terme d’Archilecture,et il signifie , Volume, grosseur. Ces deux co-lonnes sont de même calibre.

CALIBRER, v. a. Passer des boulets dans lecalibre pour les mesurer. Calibrer des balles ,Leur donner le calibre, la grosseur convenable.

Calibré , ée. participe.

CALICE, s. m. Le vase sacre où se fait laconsécration du vin dans le Sacrifice de laMesse. Calice d’or. Calice d'argent. Elever lecalice.

On dit figurément et proverbialem., Boirele calice, avaler le calice, pour dire, Souffrircontre son gré quelque chose de fâcheux et derude. Cela est rude, mais H faut avaler le ca-lice, il faut boire le calice.

On dit proverbialem. qxTUn homme est dorécomme un calice , pour dire, qu’il a des habitschargés dé galon ou de broderie d’or.