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vince. Les Bourgeois se cantonnèrent contre lestroupes.
Cantonné, ée. participe. Il trouva les troupescantonnées en divers villages.
CANTONNIÈRK. s. f. Pièce de la tentured’un lit, qui couvre les colonnes du pied dulit, et qui passe par-dessus les rideaux. Lescantonnièrcs d'un lit.
CANULE, s. f. Petit tuyau qu’on met aul»out d’une seringue. C’est aussi un instiumemde Chirurgie , un tuyau d’or ou d’argent,qu’oninsère dans une plaie qui suppure.
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CAP. s. m. f On prononce le P. ) Tète. Iln’est d’usage en ce sens que dans les phrasessuivantes : De pied en cap’ arme de pied eucap. Varier cap à cap. Cette dernière phrase nes’emploie que dans le style familier.
Cap, signifie aussi, Promontoire, pointe deterre élevée, qui s’avance dans la mer. Le capde Bonne-Espérance. Doubler le cap.
CAp-DE-MOjRE. Cheval de poil rouan, quia la tète et les extrémités des pieds noires.
CAPABLE, adj. des 2 genres. Qui a les qua-lités requises pour quelque chose. C'est unhomme capable de gouverner. C'est un hommecapable des jlus grandes choses. Il n’est capa-ble de rien .
U se dit aussi Oc ceux qui ont luge compé-tent pour quelque charge, pour un Bénéfice. Ilest en âge , il est capable de posséder un Béné-fice , d’exercer cette Charqe.
Ou dit, q \1U11 homme est capable d'amitié,capable de reconnaissance, pour dire, qu’il estsusceptible de scutimens d’amitié et de recon-noissance.
On dit, qu'Un homme est capable d’affaires,pour dire, qu’il eulend bien les affaires ; etqu’il est capable de tout , pour dire, qu’il peuts’acquitter très-bien de toutes sortes d’emplois.Et on dit aussi d’Un scélérat hardi, téméraire,qu’il est capable de tout , pour dire, qu’il peutse porter aux actions les plus noires.
Cn dit, qu 'Un homme n'est pus capable deraison , qu’il n'est pas capable d'entendre quel-que chose , pour dire, qu’il 11’cst pas en dispo-sition, en humeur, en état d’eutendre raison,d’écouler ce qu’011 a à lui dire. On dit aussi,qu’Un homme n'est pas capable de manquer àsa parole, pour dire, qu’il est trop honnêtehomme pour y manquer.
Capable, se dit aussi Des choses ; (t danscette-aecepliou, il n’est guère d’usage qu’avecTenir, ou Contenir. Ainsi 011 dit, qu Une salleest capable de contenir tant de personnes , qu’unvase est capable de tenir tant de pintes, pourdire, que La salle, que le vase dont on parle,sont de 1 étendu/. 1 qu il faut p 0 ur contenir tantde personnes, pour tenir tant de pintes.
Capable , se prend aussi absolument poursignifier Habile, intelligent. C'est un hommecapable, très-capable. Uletti e une charge, iflet-tre une affaire entre les mains d’une personnecapable.
On dit, Avoir l’ait: capable, pour dire ,
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Avoir l’air d’un homme qui présume trop deson habileté. Et on dit, Faire le capable, pourdire, Faire l’habile homme; et dans cettephrase, Capable est employé substantivement.
CAPACITÉ, s. f. Habileté, suffisance. Avoirbeaucoup de capacité. Avoir peu de capacité.Manquer de capacité. Faute de capacité. Jugerde la capacité d'un homme par ses ouvrages.
On dit, La capacité de l’esprit, pour dire,L’étendue et la portée de l’esprit. Selontki ca-pacité de son esprit.
On appelle Les titres et capacités d'un Ec-clesiastique, Les actes et pièces qui servent àmontrer qu’il est capable de posséder le Béné-fice qu’il demande, comme sont les le très detonsure^elc. Cn le dit aussi en matière civile,dans les Juridiction? laïques. Il n’a point decapacité pour recevoir cc legs-là.
Capacité, se dît aussi en parlant Des choses;et alors il signifie, La profondeur et la largeurde quelque chose, considérée comme conte-nant, ou pouvant contenir. La capacité d'unvaisseau. La capacité du cerveau. La capacitéde l'estomac.
CAPARAÇON, s. m. Sorte de couverturequ’on met sur les chevaux. Caparaçon de toile.Mettre un caparaçon d un cheval.
CAPARAÇONNER, v. a. Mettre un capa-raçon. Il faut caparaçonner ce cheval.
• Caparaçonné, ée. participe.
CAPE. s. f. Manteau à capuchon , comme^on en portoit autrefois. Cape de Béarn.
On dit figUTcment d’Un cadet rie bonnemaison qui n’a point de bien, qu 'Il n"a que lacape et l'épée ■.
On le dit aussi figurément et familièrementd’Une personne ou d’une chose qui n’a qu’unmérite apparent et superficiel. Cela n’a que lacape et Vépée. C’est un mérite qui n’a que lacape et Vépée.
On dit, llire sous cape, pour dire, Rire ense moquant de quelqu’un, et en tâchant de11 etre pas aperçu.
Cape, se dit aussi d’Une couverture de têtedont les femmes se servent en quelques Pro-vinces, contre le vent et la pluie. Cape de ca-melot. Cape de taffetas. Cape de toile cirée.Sortir en cape , etc.
On appelle Cape , en termes de Marine, Lagrande voile du grand mât. Mettre à la cape ,C’est ne se servir que de la grande voile, por-tant le gouvernail sous le vent, pour laisseraller le vaisseau à la dérive.
CAPELAN. s. m. On appelle ainsi par mé-pris un Prêtre pauvre ou cagot, qui 11e s’attirepas le respect dû à son caractère. Ce n'est qu'unCapelan.
CapElan, est aussi Un petit poisson de mer,dont la chair est douce, tendre et de bon goût.Le capelan est commun dans la Méditerranée.
CAPELET. s. m. Tenue de Manège. Enflurequi vient au train de derrière du cheval à l’ex-trémité du jarret.
CAPELINE, s. f. Espèce de chapeau dontles femmes se servent contre le soleil.
CAPILLAIRE, adj..des 2 genres.(On pro-
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nonce les L sans les mouiller.) Délié commedes cheveux. Il se dit principalement en termesde Botanique , en parlant De certaines plantes,comme iÀdiante, le Cétérac, etc. dont lesfeuilles sont très-déliées. On ‘en a fait un- ordreparticulier. On appelle encore Racines capil-laires, Celles qui sont longues et filamenteuses.
Il se dit aussi d’Un tuyau fort étroit, d’Uneveine fort étroite, etc. Tuyau capillaire. Veinecapillaire.
Il est aussi substantif masculin, en parlantDes herbes capillaires. Les bons capillaires vien-nent de Montpellier, de Canada . Sirop de capil-laire. (Dans ces derniers exemples, on ne faitsentir qu’un L.)
CAPILOTADE, s. f. Sorte de ragoût faitde plusieurs morceaux de viandes déjà cuites.Bonne capilotade. Faire une capilotade de per-drix, de poulets, etc.
On dit- proverbialem. et figurém. Mettrequelqu'un en capilotade, pour dire, Médire dequelqu’un sans aucun ménagement, le déchi-rer, le mettre en pièces par des médisancesoutrées.
CAPISCOL. s. m. Dignité de Chapitre dansquelques Provinces, qui répond au titrc.deDoyen.
CAPITAINE, s. m. Chef d'une Compagniede gens de guerre, soit à pied, soit à cheval.Capitaine d'infanterie, de Cavalerie , de Cite-vau-Légcrs , de Gendarmes , de Carabiniers,de Dragons , etc. Capitaine réformé. Capitaineen pied. Capitaine-Lieutenant.
Dans 1rs Compagnies des Gendarmes et desChevau-Légers, dans celles des Mousquetaires,et dans celles de la Gendarmerie , celui quicommande la Compagnie est appelé Capitaine-Lieutenant , parce que c’est le Roi, la Reine,ou un Prince qui en est le Capitaine. On donneaussi le titre de Capitaine-Lieutenant, à tousles I.icutcnans de la Compagnie Colonelle d’unRégiment d’infanterie.
Capitaine , se dit aussi De celui qui a lecommandement d’un vaisseau, d’une galère, etc.Capitaine de vaisseau , de galère , de frégate,de brûlot. Capitaine en second.
On appelle aussi Capitaine de Port , Celuiqui commande dans un Port .
Capitaine, se dit aussi De celui qui coxnrmande dans certaines Maisons Royales. Capi-taine de Fontainebleau . Capitaine de Suint-Germain. Capitaine deVincennes.
O11 appelle Capitaine des Chasses, Celui quia le soin de ce qui regarde la chasse dans unecertaine étendue de pays.
On dit aussi, Capitaine de Voleurs , Capi-taine de Bohèmes , etc. en parlant Des chefs quiles commandent.
Cafitaine , se dit aussi d'Un Général d’ar-mée , par rapport aux qualités necessaires pourle commandement. Ce Roi etoit un grand Ca-pitaine. Sage Capitaine. Capitaine expéri-menté. Vaillant Capitaine. Vieux Capitaine,Ce Général étoit plus soldat que Capitaine. Iln'étoit pas Capitaine.
CAPITAINERIE, s. f. Charge de Capitaine