CAP
d’une Maison Royale, d’un Château, etc. Capi-tainerie de Fontainebleau . Il se dit aussi De laCharge d’un Capitaine des Chasses.
Capitainerie des Chasses , est L’étenduede la Juridiction d’un Capitaine des Chasses.Celte Terre est dans la Capitainerie de Saint-Germain.
Capitainerie , en quelques Maisons Royales,se dit Du lieu affecté au logement du Capitainedu Château et des Chasses. Loger à la Capi-tainerie.
CAPITAL, ALE. adj. Principal. C'est Z« hpoint capital de cette affaire. Cette clause estcapitale dans ce contrat. Paris est la Ville ca-pitale de laFran ce. La Capitale d'un Royaume.En cette phrase, Capitale est substantif.
On appelle Lettrés capitales , Les grandeslettres quon met ordinairement au commence-ment des livres , des chapitres , de quelquesmots, etc.
CapitAe, se dit aussi d’Un crime qjii méritele dernier supplice, et du supplice même. Crimecapital. Peine capitale. On dit, Les sept péchéscapitaux , pour dire, Les sept péchés mortels.
On appelle Ennemi capital, Un ennemijure, un OMiiemi mortel.
U'est quelquefois substantif, et on dit, Faireson capital de quelque chose , pour dire, Enfaire sa principale occupation, son principalobjet. U fait son capital de l’étude.
Capital , signifie encore Le principal d’unedette. Ha payé les intérêts, mais il doit encorele capital .
Il se dit figurément De ce qu’il y a de prin-cipal , de plus important. Le capital est de tra-vailler sérieusement à son salut.
CAPITALISTE, s. Celui ou celle qui a descapitaux ou sommes d’argent considérables, etqui les fait valoir dans les entreprises de com-merce, d’agriculture, de manufacture ou definance. Riche Capitaliste. Ce Capitaliste est unfranc usurier.
CAPITAL. s. masc. Terme de mépris. Onappelle ainsi Un fanfaron qui se vante d’unebravoure qu’il n’a point.
CAPITAL-PACHA, s. masc. Amiral Turc,Pacha de la mer.
CAPITALE, s. fem. La première galère deTannée. LaCapitane. En France , il n'y a plusde Capitane. Galèi' e Capitane.
CAPITATION, s. f. Taxe par tête. Payer laCapitation.
CÀPIIEUX, EUSE. adj. Qui porte à latèt2. Il ne se dit que Des liqueurs fermentées.Le vin nouveau est capiteux. Liqueur capiteuse.
CAPITOLE, s. m. Nom d’un ancien-Bâti-ment ou Temple à Rome consacré h. Jupiter,qui fut surnommé par celte raison, JupiterCapitolin. Il y avoit des Capitoles ailleurs qu àPo me.
CAPITOL, s. m. Soie grossière dont on se
Seï, t pour divers ouvrages. Ce n'est pas de lapne soie , cc n ’ esf ^ ue Crt pR on>
CAPIIqul. s. m. On appelle ainsi à Tou-oaso, ce qu on appelle Echevin en d’autresVilles. L'office de Capitoul anoblit.
CAP
C:\PlTOULAT. s. m. Dignité de Capitoul.
CAPITULAIRE, adj. des 2 g. Appartenantau Chapitre, h une assemblée de Chanoines oude Religieux. Acte capitulaire. Résolution capi-tulaire. Assemblée capitulaire.
Capitulaire, s. m. Ordonnance, règlementsur les matières Civiles et Ecclésiastiques, etrédigées par Chapitres. Il n’est guère d’usagequ’au pluriel dans ces phrases, Les Capitu-laires de Charlemagne , les Capitulaires deCharles-le-Chauve , qui se disent Des Consti-tutions faites par Charlemagne, par Charles-le-Chauve , et par les autres Rois de la secondeRace, sur ces sortes de matières.
CAP ITUL AIR E ME LT. adv. En Chapitre.Les Chanoines , les Religieux capitulai renientassemblés.
CAPITULANT, adj. Qui a voix dans unChapitre. Chanoine capitulant. Religieux ca-pitulant. Il est aussi substantif. Les Capitulansassemblés pour Vélection.
CAPITULATION, s. f. Composition, letraité qu’on fait pour la reddition d’une Place.La capitulation d'une Ville. Les articles de lacapitulation. Ce qui est porté par la capitula-tion. Une capitulation honorable, avantageuse.Faire sa capitulation. Tenir la capitulation.Violer la capitulation. Dresser, signer la capi-tulation. Recevoir à capitulation.
Capitulation, se dit particulièrement Desconditions que les Électeurs, dans la vacance del'Empire, proposent h celui qui a été clu Em-pereur , et qu’il signe avant que d’être reconnu.La Capitulation Impériale.
Capitulation, se dit aussi d’Une conven-tion en vertu de laquelle les sujets d’une puis-sance jouissent de certains privilèges dans lesÉtats d’une autre.
U se dit familièrement Des moyens de rap-prochement et de conciliation qu'on proposeen affaires. On en vint à bout par capitulation.Cet homme n’enlend à aucune capitulation en■fait d'intérêt,
CAPITULE, s. m. Espèce de petite Leçonqui se dit h la fin de certains Offices.
CAPITULER, v. n. Parlementer, traiter dela reddition d’une Place. Battre la chamadepour capituler.
Il s’emploie pour dire, Entrer en traité surquelque affaire, sur quelque démôle, venii àun accommodement. Il commence « se défierde son droit, il demande à capituler.
On dit proverbial., Ville qui capibffe est ademi rendue, peurdire, Quand on écoute despropositions, on est près de les accepter.
CAPIYERT. s. m. Animal amphibie duBrésil .
CAPOL. s.m.Hypocrite , qui dissimule pourarriver à ses fins. Faire le capon. Il est familier.Il se dit aussi populairement d’Un joueur rusé,fin ^et appliqué à prendre toute sorte d’avan-tages aux jeux d’adresse. C'est un vrai capon ,un franc capon. Il est capon à ce jeu-là.
CÀPONNER. v. n. User de finesse au jeu,et être attentif à y prendre toute sorte d’avan-tages. Caponner au jeu. Il est populaire.
CAP 195
CAPONLIËRE. s. f. Tenue de fortification.Logemeut creusé en terre, que Tou fait d’ordi-naire dans des fossés secs, et où il peut tenirquinze ou vingt fusiliers qui tirent presque àrez-de-chaussée sans être vus. On fit un feucontinuel des caponnières de cette Place.
CAPORAL, s. m. Soldat à haute paye dansune Compagnie de gens de pied, immédiate-ment au-dessous du Sergent. C'est d'ordinairele Caporal qui pose et lève les Sentinelles. LesCaporaux d'une Compagnie.
CAPOT, s. m. Espèce de cape ou de grandmanteau détoffe grossière, où est attaché uucapuchon. Quand les soldais sont en sentinelle,ils ont ordinairement des capots. Capot contrela pluie. Capot de forçat , etc.
Capot, se dit aussi d’Une petite cape quifait partie de l’habit de cérémonie des Cheva-liers de l’Ordre du Saint-Esprit . On dit dIiiscommunément une Capote.
Au jeu du Piquet, on dit, Faire Capot,pour dire, Faire toutes les levées, toutes lesmains. Faire pic, repic et capot. Et dans cetteacception, Tondit aussi, Etre capot i pour dire,Ne faire aucune levée.
On dit aussi figurém. et familicrem. d’Unepersonne qui demeure confuse et interditeauprès de quelqu’un , qu'EUe est demeuréecapot. On le dit aussi d’Une personne qui scvoit frustrée de son espérance.
CAPOTE, suhst. f. Espèce de mante que lesfemmes mettent par-dessus leurs habits quandelles sortent, et. qui les couvre depuis la têtejusqu’aux pieds. Capote île camelot. Capote detaffetas.
CAPRE, s. f. Espèce de petit fruit vert, queTon confit ordinairement dans le vinaigre. Onle dît plus souvent au pluriel. Manger des câ-pres. Un baril de câpres. Salade de câpres. Onappelle encore Câpres capucines , Les câpresqui sont moins grosses que les autres.
CAPRE, s. Sorte de vaisseau corsai.e.Câpre Hollandois. Câpre Anqlois. Câpre Os-tendois. 11 ne se dit guère qu’en parlant Desvaisseaux que des particuliers arment en coursesur T Océan.
CAPRICE, s. m. Fantaisie, boutade. Il segouverne plus par caprice que par raison. Avoirdes caprices. Être sujet aux caprices d'autrui.Dépendre des caprices d’autrui.' Suivre soncaprice.
Il signifie quelquefois , Saillie 'd’esprit etd’imagination; et alors il se peut prendre enbonne par t. Ce Poëte ne compose que de caprice.Ce Peintre , ce Musicien travaille de caprice.Cet homme a tfi/teureux, die beaux, d’exee/Ienîcaprices.
Il se dit aussi De certaines pièces de Musique,de Poésie, de Peinture, etc. où l’Auteur, s'a-bandonnant à son génie, 11e suit d’autres règlesque son imagination. Cet Organiste a joue unfort beau caprice.
CAPRICIEUSEMENT, ad ver b. Par caprice.
Cet homme agit très-capricieusement.
CAPRICIEUX, EUSE. adject. Fantasque.Un esprit capricieux. Un homme capricieux.
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