iq6 ~ CAP
Une femme capricieuse. Avoir Vhumeur capri-cieuse.
CAPPlICORNE. s. m.Celui des douze signesdu Zodiaque, qui est enlre le Sagittaire et leVerseau, et qu’on a coutume de représenterpar la figure d’un Bouc. Le Soleil étoit dans leCapricorne. Le tropique du Capricorne.
CAPRIER, s. m. Arbrisseau qui porte descâpres.
CAPRISANT. ndj. m. Terme de Médecine.Il se dit d’Un pouls dur et inégal.
CAPRON, s. m. Crosse fraise.
CAPSE. s. f. Espèce de boite qui sert auscrutin d'une Compagnie. La Capse de Sor-bonne.
CAPSULAIRE, ad], des 2 genres. Encap-sule. Terme de Botanique et d’Anatomie. Fruitcapsulaire. Membrane capsulaire.
CAPSULE, s. f. Terme de Botanique . Il sedit de celte partie de la plante qui renferme lessemences et les graines. En Anatomie , ondonne ce nom à des membranes qui envelop-pent les articulations.
CAPTÀL. subst. m. Titre connu dans notreHistoire, et qui signilioit Chef. Le Captai deBuch.
CAPTÀTEUJR. s. m. Terme de Droit . Celuiqui par des insinuations artificieuses lâche dese procurer un avantage, un testament, unedonation, etc.
CAPTATION, s. f. Terme de Droit . Insi-nuation artificieuse, dent 011 se sert pour seprocurer quelque avantage. Il a usé de capta-tion pour obtenir cetie succession.
CAPTER, v. a. Employer adroitement tousles moyens de parvenir à quelque chose auprèsde quelqu’un 5 chercher à obtenir par voie d’in-sinuation. Capter la bienveillance , capter lessuffrages de quelqu’un.
Capté , ée. participe.
CAPTIEUSEMENT, adv. D’une manièrecaptieuse.
CAPTIEUX , EUSE. adf. Qui tend à in-duire en erreur et à surprendre par quelquebelle apparence. Il ne sc dit que Des raisonne-mens, des discours, etc. Terme captieux. Pro-position captieuse. Clause captieuse. Argumentcaptieux. Ce qu’il vous dit est captieux. Tourcaptieux.
Il se dit.aussi Des personnes. C'est un rai-sonneur captieux. Cet homme est souvent cap-tieux. Je crains beaucoup les gens captieux.
CAPTIF, IYE, adj. Qui a été fait esclave àha guerrç. Il ne se dit guère qu’en parlant Desguerres anciennes. Les Grecs ayant pris laVille, passèrent les hommes au fil de l’épée, etemmenèrent les femmes captives. Un Roi captif.Une Princesse captive.
Les Ordres, de la Merci et des Malhurins,institués pour le rachat des esclaves faits par lesMahométans, sont qualifiés d ’Ordrê de. la Ré-demption des Captifs. Ce mot est ici substantif.
Dans le style soutenu, Captif se dit De touteaorte, de prisonniers j et figurément on dit, Ame captive, raison captive , etc..
On dit encore, Tenir captif , pour dire,
CAP
Tenir dans une extrême contrainte , dans uneextrême sujétion. îl tient sa femme captive. Utient ses enfans captifs , ei il ne leur laisse au-cune liberté. On est fort captif dans celte place.
CAPTIVER, v. a. Rendre captif. U n’estpoint d'usage au propre. Il sc dit figurémentdans ces phrases: La beauté gui me captive. Sesyeux ont captivé ma liberté.
Il signifie aussi Assujettir. Vous ne sauriezcaptiver cet esprit. C’est une humeur qu'on nesauroit captiver. En ce sens on dit aussi, Secaptiver. Il perd toutes ses affaires, parce qu’ilne sauroit se captiver. Pour faire sa fortune , ilfaut se captiver auprès des Grands. En termesde l’Écriture, on dit, Captiver son esprit , souentendement sous le joug de la Foi.
On dit aussi, Captiver la bienveillance dequelqu'un , pour dire, Se rendre maître de sabienveillance, en être assuré.
Captivé , ée. 'participe.
CAPTIVITÉ, s. f. Privation de liberté, es-clavage. Tenir en captivité. Vivre dans la cap-tivité. Sortir de captivité. Délivrer de captivité.Être en captivité. Racheter de captivité.
Captivité, se dit figurément, d’Une très-grande sujétion. C’est une maison où les do-mestiques sont en captivité.
CAPTURE, s. f. Prise au corps. Il ne sc ditguère que d’ün homme arrêté pour dettes, oupour crime, par ordre de Justice. Ce sergent afait deux captures ce matin. On a pris un fa-meux voleur , c'est une belle capture.
On le dit familièrement Des prises que lessoldats font à la guerre. Ces soldats ont faitune bonne capture.
On appelle encore Capture , J.a Saisie desmarchandises défendues, faite par les Gardesdes Fermes du Roi.
CAPTURER.v.a.Faire capture, appréhen-der au corps, saisir.
Capturé, ée. participe.
CAPUCE. s. in. C’est la même chose queCapuchon.
CAPUCHON, s. m. Couverture de tête, quifait une partie - de l'habillement des Moines, clqui est ordinairement de drap ou de serge. Ca-puchon de Moine , capuchon pointu , capuchon •rond, etc.
On dit proverbialement, Prendre le capu-chon , pour dire, Sc faire Moine.
Capuchon. Fleur en capuchon. En termesde Botanique , on appelle ainsi Certains nllon-gemens creux et couiques, plus ou moins longsqui sc trouvent h la partie postérieure de plu-sieurs fleurs, comme à celles de la Capucine,du Pied-d’Alouette , etc. On appelle aussiÉperon , ce même allongement
CAPUCIN, CAPUCINE, s. Religieux ouReligieuse de l’un des Ordres qui rcconnoissentSt. François pour Fondateur.
CAPUCINADE. s. f. se dît d’Un pial dis-cours de morale ou de dévotion. Ce sermonn*est qu’une capucinade. Il est familier.
CAPUCINE, s. f. Espèce de fleur potagère.Cette plante est ainsi nommée, parce que safleur est terminée par un allongement en forme
CAR
| de capuchon. On la cultive dans les jardins. Onemploie ses fleurs dans les salades, et on confitses boutons au vinaigre. Cette plante a presquetoutes les vertus qn’ou attribue au* Cresson.Une salade de capucines.
On appelle Couleur capucine , Celle quiressemble ù cette fleur.
CÀPUGINIKRE. s, f. Maison de Capucins.Il se dit ironiquement et familièrement,
CAPUT-MüRTUUM. s. m. Terme de Chi-mie . V. Tête-morte.
CAQ
CAQüàGE. s. m. Façon ou’on donne auxharengs, lorsqu’on les veut saler.
CAQUE, s. f. Espèce de barrique ou de baril.Une caque de harengs. Une caque de poudre.
On dit proverbialement et figurém., La caquesent toujours le hareng , pour dire, qu’il restetoujours des marques des impressions que l’ona reçues dans sa jeunesse, et de l’état où l'ons’est trouvé. 11 se dit toujours en mauvaise part.C’est un homme de rien qui a fait fortune ,mais qui a toujours les inclinations basses etles manières grossières • la caque sent toujoursle hareng. Il passé sa jeunesse en méchantecompagnie,vousn r en forez jamais rien debon •la caque sent toujours le hareng.
CAQUER. v. a. Préparer le poisson pourl’encaquer ou le mettre en caque.
Caque, ée. participe.
CAQUET, s. m. Babil. Caquet importun.Avoir bien du caquet. Avoir trop de caquet. Ellea le caquet bien affilé. Cet liommc-là n'a quedu caquet.
C11 dit figurément et familièrement, Rabattrele caquet , ou rabaisser le caquet de quelqu'un f,pour dire, Confondre par ses- raisons, ou fairetaire par autorité un homme qui parle mal àpropos ou insolemment.
CAQUETAGE, s. m. Action de caqueter.Il m'étourdit par son caquetage. Il se prendaussi pour Les caquets. Tout cela n’est que ducaquetage.
CAQUfTE. s. f. Sorte de baquet où lesHarengères mettent d * carpes.
CAQUETER, v. n. Babiller. Des femmesqui ne font que caqueter. Il ne lui fautpas direde secrets , il aime trop à caqueter.
Caqueter , se dit aussi au propre, Du bruitque font les poules quand elles veulent pondre.
CAQUETER IE. s. f. Action de caqueter. îlse dit principalement au pluriel pour signifierCaquets. D’éternelles caquetcries.
CAQUETEUR, EUSE. s. Qui caquette etbabille beaucoup. Un grand caquetcur. Unegrande enquêteuse.
CAR
CAR. Conjonction qui sert a marquer la rai-son d’une proposition avancée. Il ne faut pasfaire telle chose , car Dieu le défend, i *011$ nele trouverez pas chez lui , car jcuienr de ïe uoir,dans la rue.
CARABE, s. m. Ambre jaune dont on se serti en Médecine, et pour d’autres usages.