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Tome premier. A - K.
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des personnes et des clioses. L'homme dont jevous ai parle, c’est celui que vous voyez là.Ceux qui ont vécu avant nous. Il a récompenséceux de ses domestiques qui Vavoient bien servi.De toutes les choses du monde, c’est celle quej’aime le mieux.

Celui-ci, celle-ci; et an pluriel, Ceux-ci,celles-ci. Pronom démonstratif, pour, Cethomme-ci., c;tle chose-ci, celte personne-ci.De tous-ses domestiques , c : est celui-ci qui estle plus fidèle. Voilà plusieurs étoffes, prenezcelle-ci. Je ne veux point de celle-ci.

Celui-lÀ, celle-lX ; etaupî. Ceux-là , celles-là. Pronom démonstratif, pour, Cet homme-là,cette chose-là, cette personne-là. Celui-là , c estun habile homme. Entre tous ces tableaux ,celui-là est le plus beau.

U s’oppose ordinairement à Celui-ci. Ceux-

ci. prétendent que . Ceux-là soutiennent

que . Prenez celui-là, laissez celui-ci.

Quand on a nomme deux personnes ou deuxchoses, et qu’on emploie ensuite les pronomsCelui-ci et Celui-là, Celui-ci se rapporte auterme le plus prochain, et Celui-là au terme leplus éloigné,

C E M

CEMENT, s, m. Terme de Chimie . Substancesen poudre, dans lesquelles on renferme exacte-ment certains corps que l’on veut soumettre àf action de ces substances.

CÉMENTATION, s. f. Opération de Chimie,qui consiste à arranger des métaux dans un.vaisseau avec du soufre, des sels, du charbon,de la brique pilce, etc. et à exposer ce mélangeà l’action du feu.

Le mélange s’appelle Cément , ou Poudrecémentatoire.

CÉMENTATOÏRE. adj. des 2 genres. Termede Chimie , relatif à l’opération du cément.

On appelle, quoique improprement, Cuivrecémentatoire, Le cuivre qui a été précipité decertaines eaux vitrioliques par le moyen du fer.

CÉMENTER, v. a. Terme de Chimie . Fairela cémentation, purifier l’or,.etc.

CÉMENTÉ, EE. participe.

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CÉNACLE, s.m. Il n’estd usage qu’en stylede l’Ecriture - Sainte, pour signifier Une salle àmanger. Jésus-Christ lava les pieds des Apôtresdans le Cénacle.

CENDRE, s. f. La poudre qui reste du boiset des autres matières combustibles aprèsqu’elles ont etc brûlées et consumées par le feu.Cendre chaude. Cendre de bois neuf, de boisflotté. Cendre de sarment. Feu couvert de cen-dre. Réduire en cendres. Mettre en cendres.Faire cuire une galette sous la cendre. Fairecuire des truffes, des-marrons dans les cendres.

On dit par hyperbole, Réduire, mettre encendres une ville, un-pays, etc.-pour dire, Lesravager, y mettre tout à feu et à sang. Tamer-lan mit VAsie en cendres. Ce village fut réduiten cendres.

Autrefois , chez quelques peuples , pour

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marquer une grande douleur et une grande pé-nitence , on prenoit le sac et on se couvroit dec.-ndre. De la sont venues ces expressions donton se sert encore aujourd’hui : Faire pénitence. avec le sac et la cendre, dans le. sac et dans lacendre , pour dire, Avoir une grande douleurd’avoir offensé Dieu , et faire une grande péni-tence pour obtenir de lui le pardon de sespéchés.

Aujourd’hui il y a des Maisons religieusesou, par un esprit de pénitence, on expire surla cendre.

En parlant d’Une passion qui n’est pas bienéteinte, on dit, que C’est un feu caché sous lacendre ; et quand on dissimule un sentimentde vengeance, en attendant l’occasion de sevenger , on dit, que C’est un feu qui couve sousla cendre.

On appelle Cendre de plomb , Le plus menuplomb dont on se sert pour tirer sur. le petitgibier.

Cendres , au pluriel, se dit De la cendre quiest faite d s linges qui ont servi à l’Autel, oudes branches de buis qui ont été bénites, et.dont le Prêtre marque le front des Fidèles ehforme dé croix le premier jour de Carême . Allerprendre des cendres. Le Prêtre donne descendres. Le jour des Cendres. Le MercredideéCendres,

Lorsque les Anciens brûloient les corpsmorts, ils avoïent soin d’en recueillir les cen-dres dans des vases. Et de là vient qu’on ditfigurément' et poétiquement-, La cendre desmorts , les cendres des morts.

On dit figure'ment, qu 'Il ne faut point re-muer les cendres des morts , pour dire, qu’il nefaut point rechercher leurs actions pour lesblâmer, ou pour flétrir leur mémoire.

En parlant d’Un bon mari, d’une bonnefemme, on dit proverbialement et familière-ment, qu’/l faudroit les briller pour en avoirde la cendre et-cela pour faire entendre quel’un et l’autre sont fort rares.

CENDRÉ, ÉE. adj.* Qui est de couleur decendre. Gris cendré. Des cheveux d’un beaublond cendré. La substance cendrée du cerveau.

CENDRÉE, s: f. Écume du plomb. II signifieplus ordinairement La dragée ou le menu plombdont on se sert à la chasse du menu gibier. Sonfusil étôit chargé de cendrée.

CENDREUX, EUSE. adj. Qui est plein decendre; Un habit tout cendreux. Une tabletoute cendreuse. >

CENDRIER . Si m. La partie du fourneauqui est au-dessous Vie la grille ou du foyer,dans laquelle tombent les cendres du bois oudu charbon qu’on y a allumé.

CÈNE. s.-f. Le souper que Notre-Seigneurfit avec ses Apôtres la veille de sa Passion.Jésus -CnnisT fit la Cène avec ses Apôtres.Après la Cène il lava les pieds à ses Apôtres.Le jour de la Cène.

On dit que les Souverains, le Pape, les Pré-lats, etc. font IdCène le Jeudi Saint , lorsqu’ilsservent à manger aux pauvres après leur avoirlavé les- pieds, en mémoire.de la Cène que

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Notre-Seigneur fit avec ses Apôtres, après leuravoir lavé lès pieds.

Les Calvinistes donnent le nom de Cène à lacommunion qu’ils font. Faire la Cène .

CÉNELLE. s. fém. Fruit du Houx, qui estpetit et rouge.

CÉNOBITE, s. m. Moine qui vit en commu-nauté. On ne le dit guère qu’en parlant Desanciens Moines qui vivoient en commun, etpar une espèce d’opposition à ceux qui vivoientséparés les uns des autres, et qu’on appelleAnachorètes. Les anciens Cénobites .

CÉNOBITIQUE. adj. des 2 genres. Qui ap-partient au Cénobite. Il n’est guère d’usagequ’en parlant Des anciens Cénobites; et parextension il se dit De tous les Moines qui viventen communauté. La vie cénobitique .

CÉNOTAPHE , s. m. Tombeau vide, dresséà* la mémoire d’un mort.

CENS. s. m. Redevance en argent, que cer-tains biens doivent annuellement au SeigneurJu Fief dont ils relèvent. Cens et rente. Payerles cens. Une terre qui doit tant de cens. Aban-donner la terre pour lecens .Cette dernière phrasese dit aussi figurément, pour dire, qu’On re-nonce «à un bien, parce qu’il est plus onéreuxque profitable.

CENSE, s. f. Métairie, Ferme. Ce mot n’esten usage qu’en certaines Provinces, comme laPicardie j le Hainaut, la Flandre , la Bourgo-gne, etc.

CENSÉ, ÉE. adject. Réputé. Celui qui esttrouvé avec les coupables. est censé complice. Ilest censé et réputé tel. Une loi est censée aboliepar le-non-usage.

CENSEUR, s. m. Celui qui reprend ou quicontrôle les actions d’autrui. Sans épithète, ilse prend d’ordinaire en mauvaise part. C’est unCenseur, pour dire, C’est un homme qui trouveà redire à tout. Il se prend en bonne ou enmauvais'e part, et c’est l’épithète qui le déter-mine. Un Censeur équitable. Un rude Censeur.Un Censeur sévère, injuste, chagrin , pom-*tilleux.

Chez les Romains, on appeloit Censeur, UnMagistrat qui tenoit un registre du nombre desCitoyens et de leurs biens, et qui avoit droit dorechercher leurs mœurs et leur conduite.

Censeur, se dit aussi d’Un Critique qui jugedes ouvrages d’esprit. Consulter un Censeuréclairé.

On appelle Censeurs Royaux, et'absolu»-ment Censeurs, Ceux que le Chancelier deFrance commet pour l’examen des Livres. Untel a été nommé Censeur de cet ouvrage. CeCenseur a eu tort d’approuver ce livre.

Dans l’Université, on appcll*-* Censeurs,Certains Officiers nommés pour examiner lacapacité des récipiendaire- $ or bonne, lesCenseurs donnent leur-‘S u ff ra gepar billets.

CENSIER. adj. iLse dit De celui à qui lecens est dû- Seigneur censier . Il se dit aussi Dulivre où sVrfegistrent les cens. Mon livre cen-sier, ou .simplement, mon censier, pris subs-tantivement*

CENSIER, 1ÈRE, subst. Celui ou celle qui