Band 
Tome premier. A - K.
Seite
211
JPEG-Download
 

CEN

tient une cense à ferme. Le Censier d’un telSeigneur.

CENSITAIRE, s. m. Celui qui doit cens eirente à un Seigneur de Fief , Tous les censitai-res d'un Fief.

CENSIVE, s. f. Redevance en argent on endenrées, que certains biens doivent annuelle-ment au Seigneur du Fief dont ils relèvent.Cette terre doit tant de censive.

11 se dit aussi De l’étendue des terres rotu-rières qui dépendent d’un Fief, et qui doiventlods et ventes. Il est dans la censive d'un tel.

CENSUEL, ELLE, adj. Qui a rapport aucens. Droit censuel y rente censuelle.

CENSURABLE. adj. des 2 genres. Qui peutêtre censuré, qui mérite censure. Propositionrcnsurable. Conduite censurable. Action censu-r cible.

CENSURE, s. f. Correction, répréhension.Soumettre ses écrits à la censure de quelqu'un.Subir la censure de quelqu'un. Souffrir la cen-sure. S'exposer à la censure.

Censure, se dit aussi en matière de Dogme ,d’Un Jugement qui porte condamnation. Lacensure que la Sorbonne a faite d'un tel livre,d’une telle proposition.

Ou appelle aussi Censure, et Censures Ec-clésiastiques , Les excommunications, interdic-tions et suspensions d’exercice et de charge Ec-clésiastique. Il a encouru la ccnsuj’c. Il a en-couru les censures Ecclésiastiques.

E11 parlant Des anciens Romains, on appelleCensure . La dignité et la fonction de CenseurDurant la censure de Caton.

CENSURER, v. act. Reprendre. Il y a desgens qui ne se plaisent qu’à censurer les actionsd’autrui. On a fort censuré sa conduite.

En matière de Dogme , Censurer un livre ,censurer une proposition, C’est déclarer qu’unlivre, qu’une proposition contient des erreurs.La Sorbonne a censuré un tel livre , une telleProposition.

Censuré, ée. participe.

CENT. adj. numéral des 2 genres. Nombrecontenant dix fois dix. Cent ans. Cent hommes.Cent jeancs. Cent ecus. Cent livres pesant , centlivres comptant. Deux cents 7 iommes. Danscent un ans. A cent deux ans d’ici. Cent un,cent deux, cent trois , etc.

Cent est pris quelquefois substantivementpour Centaine. Un cent , deux cenls , troiscents.

O11 se sert souvent de ce nombre certainpour désigner un nombre incertain. Il y a centchoses. Il y a cent occasions. Il y a été centfois. Cent et cent fois. En eût-il cent foisautant.

Ou dit en matière de commerce, d’interet,Cinq pour cent, dix pour cent, cent pour cent.Donner son argent à Cinq pour cent d intérêt.Vaquer dèr pour cent dans une affhire.

dit pa r exagération, qu 'Il y a. cent pour

cent ^ 9 a 9 ner dans une affaire t quand le profitest fort grand.

Cent , est aussi quelquefois substantif mas-culin. Un cent ffeeu^fs, de fagots, de foin , de

CEN

prunes , d'épingles. Trois cents de paille. Uncent pesant , C’est cent livres. Combien vaut lecent?

On dit aussi indéfiniment, Il y en a plus decent à qui cela est ari ivé avant vous.

Jouer un cent de piquet , C’est jouer unepartie de cent points au piquet.

CENTAINE, s. fém. Nombre collectif, quirenferme cent unités. Une. centaine d'années ,une centaine d’éeus, de pistoles. Il y avoit unecentaine d'écoliers.

On dit adverbialement, A centaines,par cen-taines, pour dire. En grande quantité.

CENTAINE, s. f. Le brin de fil ou de soiepar lequel tous les fils d’un cchevcau sont liésensemble. On -coupe la centaine pour déviderl’écheveau.

CENTAURE, s. m. Animal fabuleux, moitiéhomme et moitié cheval. Le Centaure Chironeut so’n de l'éducation d’Achille . Le combatdes Centaures contre les Lapithes.

On appelle aussi Centaure , Une des Cons-tellations Australes.

CENTAURÉE , s. f. Plante. On en distinguecommunément de deux sortes, la petite et lagrande. La première est d’un très-grand usageen Médecine. À l'égard de la seconde, elle estd’un genre et d’un caractère totalement diffé-rens. On l’emploie dans quelques maladies.

CENTENAIRE. adj<ct. des 2 genres. Qui acent ans, qui contient cent ans. Il n’est guèreen usage quen c< s phrases :Nombre centenairePrescription centenaire. Possession centenaire

On appelle substantivement Centenaire , Unepersonne qui a cent ans.

CENIENIER. s. m. On donnoit autrefois cenom h celui qui commandoit une troupe decent hommes. On les nomme à Rome Centu-rions. Le Cenfenier de VÉvangile.

En parlant De la Milice et de la Police desVilles, on appelle Centenier , Un Officier quicommande cent hommes.

CENTIÈME, adj. des 2 genres. Nombre or-dinal de cent. Le centième denier . La centièmeannée.

Il s’emploie aussi substantivem. Vous rfêtespas le centième à qui cela soit arrivé.

CENTON. s. m. Espèce de Poésie, compo-sée de vers ou fragmens de vers pris de quel-que Auteur célèbre. Ainsi on dit, Un centond'Homère , un centon de Virgile , pour dire,Un ouvrage tout composé de vers tirés d’Ho-mère, de Virgile . Il se dit aussi en parlant Dei’Auteur du centon. Le Centon d’Ausone.

On appelle aussi par extension, Centon, U11ouvrage rempli de morceaux dérobés. Ce n estqu’un centon.

CENTRAL, ALE. adj. U n’est d’usage quedans le style didactique, et dans les phrasessuivantes : Point central , pour dire, Le pointdu centre; Feu central , qui se dit Du feu quequelques Philosophes ont cru être au centre dela terre. Et en Physique. Force centrale , se ditDe la force par laquelle un corps qui se meut,tend à s’éloigner ou à s’approcher d’un centre.CENTRE, s. masc. Le milieu, le point du

CEN 211

milieu d'un cercle ou d’une sphère. Le centred'un cercle. Tirer une liqne du centre à la cir*conférence, des lignes qui passent par le centre ,qui aboutissent au centre. Le centre de la terre.Le centre d'une planète.

Centre, se dit aussi en parlant d’Une figureovale, carrée, etc. Le centre d'une ellipse , lecentre d'un carré.

On appelle dans un corps, Centre de gra-vite, Le point par lequel un corps étant sus-pendu, ses parties demeurent en équilibre.

Centre , se prend aussi pour Le lieu où leschoses tendent naturellement comme au lieu deleur repos. Chaque chose tend a son centre.

On dit figurément, Être dans son centre ,pour dire, Être où l’on se plaît, ou l’on aimeà être ; et on dit dans le sens contraire, N’étrepas dans son centre.

Centre , se dit encore pour Le milieu, dansplusieurs phrases. Le centre du Royaume. Lec ntre d’une Province. Le centre d'une armée.

On dit en style de Théologie, que Le Siège’e Rome est le centre de l'unité de l'Eglise.

On dit aussi figurément, Le centre des af-faires , pour dire, Le lieu où se traitent la plu-part des affaires. Paris est le centre des affairesdu Royaume. La Cour est le centre de la poli-tesse.

CENTRIFUGE, adj.des 2 genres. Terme dePhysique. Qui tend à éloigner d’un centre. Uncorps qui se meut en rond , a une force centri -fuçje.

• ENTRTPÈTE. adj. des 2 genres. Terme dePhysique. Qui tend à approcher d’un centre.Les Planètes ont une force centripète vers leSoleil.

CENT-SUISSE, s. m. Un des Cent-Suisse»de la garde du Roi.

CENTUMVIR. s. m. Officier de l’ancienneRome , établi pour juger de certaines affairesciviles.

CENTUMVIRAL, ALE. adj. Qui appar-tient aux CenUunvirs, qui est de leur ressort.

CENTUMYIRAT. s. masc. Dignité de Cen-fumvir'.

CENTUPLE, s. m. Cen t fois autant. On lui adonné le centuple. Un fonds qui rapporte, quirend au centuple. Cette terre rend au centuple.

Il est aussi adjectif. Un nombre centupled'un autre.

On dit <*n Termes de TEcriture-Sainte, queDieu rendra au centuj-lc tout ce qu’on ferapour lui.

CENTUPLER, v. a. Répéter cent fois.

Centupt.é, ée. participe.CENTÜRLATEUK. s. m. Ce mot n’est enusage qu en parlant 10 e certains Auteurs Alle-mands Luthériens, qui ont composé une His-toire Ecclésiastique, et l’ont rédigée par cen-taines d’années, et qu’on appelle Les Centuriu-teurs de Magdebourg .

CENTURIE. s_ f. Centaine. Le peuple Ro-main fui distribué par centuries.

On appelle Les centuries de Nostradamus ,Les prédictioms de cet Auteur rangées par cen-taines de quatrains eu de sixains. On appelle

27.