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CHÉNEAU, $. m. Conduite de plomb ou debois, qui recueille les eaux du toit, et les portedans la gouttière.
CHENET, s. m. Ustensile de cuisine et dechambre, sur quoi on met le bois dans la che-minée. Ce qui soutient le bois est toujours defer, et le devant est ou de fer ou d’autre métal.Chenet de fer. Chenet de cuivre. Chenet d’acierdoré. Chenets d'argent Une paire de chenets.
CHÊNE-VERT . s. m. Espèce de chêne quiconserve ses feuilles vertes en toute saison, etqu’on appelle autrement Yeuse .
CHÈNEVIÊRE. s. f. Champ semé de chè-nevis, champ où croît le chanvre. Une chène-vîèi'e. La terre est trop sèche pour y faire unec hènevière.
On appelle Épouvantail à chènevière , Un•vieux morceau de linge ou d’autre chose demême nature, qu’on met sur une perche, surun bâton, dans un champ ou dans un jardin,pour faire peur aux oiseaux.
On dit figurément d'Une personne laide etmalbâtie, ou d’une personne mal habillée,que C’esf un épouvantail de chènevière. Etproverbialement et figurément, pour donnera entendre qu’Une chose dont on nous veutfaire peur, n’est propre à épouvanter que despersonnes timides, on dit, que Ce n'est qu'unépouvantail de chènevière.
CHÈNEVIS. s.m. Graine He chanvre. Semerdu chènevis. Les oiseaux vivent de chènevis.Mettre du chènevis dans Vauget.
CHÈNEVOTTE. subst. fém. Petit éclat dela partie boiseuse du chanvre dépouillé de sonécorce. Monceau de chènevottes. Feu de chène-vottes.
CHÈNEVOTTER. v. n. Terme d’Agricul-ture. Pousser du bois foible comme des chène-vottes. Les vignes n’ont fait que chènevottercette année.
CHENIL, s. m. ( X^a lettre L ne se prononcepoint.) Lieu où l’on met les chiens de chasse.Enfermer les chiens dans le chenil.
On dit figurément d’Un logement fort saleet fort vilain, que C'est un-vrai chenil.
CHENILLE, s. f. Sorte d’insecte reptile àplusieurs pieds, qui ronge les feuilles et lesfleurs des plantes et des arbres. Grosse chenille.Chenille grise , jaune, verte. Paquet de che-nilles. Les chenilles se chanqent en papillons.
Chenille, se dit aussi d’Un tissu de soievelouté, qui imite la chenille, et dont on seMTt dans les broderies et dans d’autres, orne-mens. Il entre bien de la chenille dans cetteh oderie-là.
On dit figurément et familièrement d’Unhomme qui se plaît à malfaire , que C’est unechenille , une méchante chenille. Ou le dit aussid’Un importun. C est une chenille dont on nesauroit se débarrasser.
Chenille ou ScorpioÏdes. Plante à fleurhigumineuse. Elle est ainsi nommée, parcequelle donne une gousse d un vert pale, hé-rissée, roulée sur elle-même, de la grosseur etde la figure d’une chenille.
CHENU, UE. adj. Qui est tout blanc de
vieillesse. Devenir chenu. Il est chenu de vieil-lesse. Barbe chenue.
On dit en Poésie, Les Montagnes chenues,les Alpes chenues j pour dire, Couvertes deneige.
CHEPTEL ou CHEPTEIL. s. ra. ( On neprononce pas le P. ) Terme de Jurisprudence.Bail de bestiaux dont le profit doit se partagerentre le preneur et le bailleur.
CHER, ÈRE. adj. Qui est tendrement aimé.C'est une personne qui lui est extrêmementchère. De tous ses enfans , celui qui lui est le
plus cher , c'est . Ses plus chers amis Vont
condamné. Sa mémoire me sera toujours chère.Le souvenir m’en est cher. Il n'y a personne àqui la vie ne soit chère. Un homme de bien n’arien de plus cher que l'honneur.
Cher , signifie aussi, Qui coûte beaucoup.Les belles étoffes sont toujours chères. Les diamans sont toujours chers. Le blé est ordinaire -ment plus cher dans la moisson que dans lesautres temps. Le bon vin est cher. Tout est cherà Paris . Cela est bien cher , est trop cher, estfort cher. Il fait cher vivre à Paris .
Ou appelle Chère année, Une année où leblé est beaucoup plus cher qu’à l'ordinaire. Celaarriva dans la chère année.
Cher, se dit aussi De celui qui vend à plushaut prix que les autres. Ce Marchand-là estcher. Cette Marchande est trop chère. Cet ou-vrier est cher.
On dit proverbial et populairement d’UnMarchand qui vend à trop haut prix, que C’esfchère épice.
Cher, se prend aussi adverbialement, etsignifie, À haut prix. Acheter cher. Vendrecher , bien cher , trop cher. Cela me coûte cher.C'est bien cher , c'est trop cher. H me Va venduplus cher qu’au marché. Il vend toujours pluscher que les autres.
On dit figurément, Vendre bien cher sa vie.pour dire, Se bien défendre. Et proverbial, etfigurément pour faire entendre qu On se ven-gera d’un homme dont on a reçu quelque in-jure, on dit, qu’On le lui fera payer plus cherqu’au marché .
CHERCHER, v. act. Se donner du mouve-ment , du soin, de la peine pour trouver. Cher-cher quelqu'un. Chercher quelque chose. Cher-cher soigneusement , diligemment. Chercherpartout. Chercher à- tâtons. Chercher en touslieux. Chercher de l'œil. Chercher du secours.Chercher de Vargent. Un domestique qui cher-che condition. En cherchant on trouve. Quecherchez-vous? Chercher un trésor. Chercherla pierre philosophale. Chercher des moyens,des inventions. Chercher des excuses , des échap-patoires. Chercher lu gloire. Chercher le profit.Chercher une occasion. Chercher un passagedans un livre. Chercher l'origine d'un moi.Chercher la. cause de quelque nouveau phé-nomène.
On dit proverbial, Chercher quelqu’un parmer et par terre , le chercher à pied et à cheval ,pour dire, Le chercher partout; et, Chercherune aiguille dans une botte de foin, pour dire,
CHE
Se donner inutilement beaucoup de peine pourchercher une chose qu’il est presque impossiblede trouver.
On dit aussi proverbialement et figurément,Chercher midi a quatorze heures , pour dire.Subtiliser, faire de mauvaises difficultés surdes choses où il n’y en a point à faire.
On dit «aussi, Chercher l'ennemi , les ennemis;et cela se dit d’Une armée qui se met en marche,et qui fait des mouvemens pour aller combattrel’ennemi.
On dit, Chercher noise , chercher querelle ,pour dire, Se mettre de propos délibéré dansle cas de se brouiller avec quelqu’un; Cherchermalheur , chercher son malheur, pour dire,.Faire des choses capables d’attirer quelquemalheur à celui qui les fait. Et on dit aussi àpeu près dans le même sens, Chercher à sefaire battre.
Chercher , se dit aussi figurément Des chosesinanimées. L'eau cherche un passage. L’aiguilleaimantée cherche le Nord.
On dit proverbialem., que Le bien chercheîc bien, pour dire, que Le bien vient à celuiqui en a déjà beaucoup.
On dit, Chercher son pain, pour dire ,Mendier.
Cherché, ée. participe.
CHERCHEUR, EUSE. s. Celui, celle quicherche. Ae -nous amusez pas à ces chercheursde trésors , à ces chercheurs de pierre philoso-phale. Chercheur de franches liypées. Cher-cheur sc prend ordinairement en mauvaisepart.
CHÈRE, s. f. Terme sous lequel on com-prend tout ce qui regarde la quantité, la qua-lité, la délicatesse des viandes, et la manièrede les apprêter. Maigre chère. Grande chère.Il nous fit la meilleure chère du monde. Nousavons fait bonne chère chez lui. On fait bonnechère en ce pays-là , et à bon marché. Vousferez maigre chère. Ils font petite chère. Faireune chère délicate.
On dit qu Un homme est homme de bonnechère, pour dire, qu’il aime la bonne chère, etqu’il s’y coniioit.
On appelle Chère entière, Un grand repassuivi de plusieurs divertissemens ; et Ci-ère deCommissaire , Un repas où l’on sert viande etpoisson. Et on dit proverbialement, Grandechère et beau feu , pour dire, Une bonne chèreaccompagnée de toutes sortes de bons traite-ra en s.
On dit proverbialement. Il n'est chère quede vilain, pour dire, que Les gens qui, paravarice, donnent rarement à manger, font plusgrande chère que les autres quand ils s enmêlent.
On dit cLez les Oabaretîcrs, Tant pour labonne elèra , cest-à-dire, Tant pour le «ouvertet les autres menus frais, dont on ne comptepas en détail
Chère, signifie aussi Accueil, réception ; eten ce sens il n est plus guère d’usage que danscette phrase, Il ne sait quelle chère lui faire;ce qui se dit d’Un homme qui , étant ravi de