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voir chez lui un de ses amis, ne sait quelle ré-ception , quel accueil lui faire.
CHÈREMENT, adverbe. Tendrement, avecbeaucoup d'affection, avec beaucoup d’amour.Je Vaime chèrement. Je conserve cela chère-ment.
II signifie aussi, À haut prix. Acheter chè-rement. Vendre, payer chèrement sa marchan-dise.
Cn dit figurém., qu Un homme vend chè-rement sa vie, la fait acheter chèrement , pourdire, qu’Avant que de périr, il tue ou blessebeaucoup de ceux qui l'attaquent.
Cn dit aussi dans le même sens, mais basse-ment, Vendre chèrement sa peau,
CIIERIF. s. m. Nom qu’on donne à un des-Cendant de Mahomet par Fatime, fille de Ma-homet, épouse d’Aly.
Cher : f , signifie aussi Prince chez les Arabeset chez les Maures.
CHERIR, v. a. Aimer tendrement. Chérirses enfans. Chê’ir ses amis. Il chérit extrême-ment sa femme. Chérir le souvenir, la mémoirede quelqu'un. Chérir sa patiie. Un Prince quichérit ses peuples. Un amant qui chérit sespeines, qui chérit son tourment. Un hommequi chérit son erreur.
Chéri, ie. participe. Un Prince chéri de sespeuples. En parlant Des anciens Hébreux, onRit, Le peuple chéri de Dieu .
CHÉRISSABLE, adj. d:s 2 genres. Digne'd’être chéri. La gloire la plus chérissable estcelle qui nait de la vertu. La santé est le pluschérissable de tous les biens .
CHERSONÈSE . s. f. (Prononcez Kersonèse. )Terme de Géographie ancienne. Presqu’île, por-tion de terre entourée de mer, qui tient aucontinent par un seul endroit. La ChersoneseTaurique. La Chersonese Cimbrique. La Cher -sonése d’Or, etc.
CHERTE, s. f. Prix qui excède de beaucouple prix ordinaire des choses. Grande, eiccessivecherté de vivres. Mettre la cherté aux vivres.Pourvoir à la cherté. Remédier à la cherté.Causer, faire la cherté.
En parlant De certaines marchandises, ondit, que La cherté y est, pour dire, que Lapresse y est, que tout le inonde veut en avoir ;et, Je n'y mettrai pas la cherté , pour dire, Jen’en achèterai pas.
CHERUBIN, s. ni. Ange du second Choeur dela première Hiérarchie. Le Chérubin qui êtoit «la porte du Paradis terrestre. ~~
On dit proverbialement d’Un homme qui ale visage rouge et enflammé, qu 'Il est rougecomme un Chérubin.
CHER VIS, ou CHIROUT. subsl. m. Racinebonne à manger, et qui est fort douce au goût.Une botte de chervis. Des chervis.
CHÉTIF, IVE. adj. Vil, méprisable. Unechétive créature ose-t-elle s'enorgueillir ?
Il signifie aussi Mauvais, qui n’< st pas de lahonte, de la qualité dont il devroit être dansSon genre. Voilà qui est bien chétif. Un fermierqui a des moutons fort chétifs. Faire une chétiverecolle. Faire une chétive recrue de soldats. Il
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leur a fait une chétive réception. Une chétivechère.
On dît, Avoir chétive mine, pour dire, Avoirla mine basse : on le dit aussi, pour dire, Avoirl’air d’un homme malade.
CHETIVEMENT, adv. D’une manière ché-tive. Cet homme vit chétivement , se traite fortchétivement.
CHEVAL, s. m. Animal à quatre pieds,qui hennit, propre h porter et à tirer. Chevalnoir, blanc , gris pommelé , gris moucheté,truite , cap de more , alezan brûlé, bai, bai-brun, bai-clair , Isabelle y rubican, rouan, poil-de-souris , soupe-de-lait , pie , tigre , zain , etc.Cheval bien marqué, mal marqué. Cheval en-tier, cheval hongre. Cheval neuf, cheval fait ,cheval de service. Cheval ramassé, bien jointe.Cheval fort de devant. Cheval bégu, qui marquetoujours, quoiqu’il passe âge. Cheval chargéd’encolure, chargé de ganache. Cheval refait,maquignonné. Cheval de charrette, de charrue,de harnois ; cheval de carrosse, cheval de main,cheval à deux mains• cheval de but, de sommeou de charge j cheval de chasse-marée, chevalde bagage, cheval de selle, de poste, de relais.Cheval de renvoi f de louage. Cheval cte pays,cheval d’Espagne on genet, cheval de Naples .Cheval de race , cheval de suite , d'arquebuse,d'escadron, d’attelage • cheval de parade. Che-val de Barbarie ou barbe , cheval Turc , chevalAnglois , cheval Breton , cheval Normand, etc.Cheval pesant, léger à la main. Cheval hardi,noble, courageux, brave , vite. Cheval fin ,cheval de grand prix , cheval d’amble, de pas *cheval fougueux., cheval fâcheux au montoir,doux ctu montoir j cheval rude sur l'arrêt. Che-val de bataille, cheval bardé, caparaçonné.Cheval de manège, cheval adroit, cheval doux ,docile. Cheval qui se défend contre l'Ëcuyer.Cheval orillard , cheval maigre, efflanqué,effilé j cheval j arreté, encastelé. Cheval en-selle. Chevul trop haut monté, trop haut jointe.Cheval bas de devant. Cheval poussif, mor-veux, courbatu, gras-fondu, morfondu, fourbu.Cheval lunatique, cheval fou. Cheval rétif,quinteux, fantasque, malicieux, ombrageux.Cheval tendre aux mouches, dur à l’éperon.Cheval vicieux, qui mord, qui rue. Chevaldésespéré de bouche, cheval couronné. Ce che-val prendra trois ans aux herbes. Ce chevala rasé , il ne marque plus. Panser, étnller,frotter un cheval Ferrer , déferrer un cheval.Mettre un cheval sur les dents. Ce chevala été trois mois sur la litière. Ce cheval tirebien, il est franc du collier. La bouche d uncheval. Ce cheval a la bouche bonne, forte,gâtée, égarée. Avoir un bon cheval entre sesjambes. Aller à cheval, monter a cheval ,descendre de cheval. Homme de cheval. Bri-.der, emboucher un cheval. Mettre un chevalau pas, au trot , au galop. Courir , galoperun cl eval. Allons , à cheval. Il embrasse bienun cheval. Tenir un cheval en J aleine. Pous-ser un cheval à toute bride. Outrer, déses-pérer un cheval. Ce cheval se bride bien, seramène bien , tourne bien. Être bien à cheval.
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Monter, exercer, piquer, travailler un cheval.Dompter, réduire un cheval. Cet Ecuyer con-noît bien la portée d’un cheval. Combattre àcheval. Sonner l'à cheval. Combat à cheval.Son cheval s'abattit sous lui, tomba les quatrefers en l air . Son cheval l'a emporté. Enclouerun cheval Abattre un cheval pour le ferrer.
On dit, Débourrer, commencer un cheval,pour dire, Le mettre au pilier, entre deux pi-liers, le dresser à toutes sortes d’airs et de ma-nèges.
Cn appelle Bon homme de cheval , Unhomme qui sait bien manier un cheval; etSel homme de cheval , Un homme qui a bonnogrâce à cheval.
On dit, Monter à cheval, pour dire, Ap-prendre à monter à cheval. Il a monté à chevalsous un tel. Et 011 dit dans ce même sens, C’e&tun tel Écuyer qui a mis ce Prince à cheval.
Tirer à quatre chevaux, C’est attacher uncheval à chaque bras et à chaque jambe d’uncriminel, et les faire tirer chacun de son cotéen même temps pour 1 ’écarteler. On ne tire àquatre chevaux que les criminels de lèse-Ma-jesté au premier chef.
Cheval fosdu. Sorte de jeu où plusieursenfans sautent l’un après l’autre sur le dos d’und’entie eux qui se tient courbé en forme decheval.
Être a cheval, se dit non-seulement d’Unhomme monté sur un cheval, mais aussi decelui qui est monté sur quelque autre animal,et même d une personne qui se tient jambede-çà, jambe de-là, sur mie poutre, sur unemuraille, etc.
On dit figurément et proverbialement, Êtieà cheval sur sa grandeur, pour dire, Avoir lamorgue de la grandeur.
On dit en termes de Guerre, Être à chevalsur une rivière, pour dire, Avoir des troupessur l’une et sur l’autre rive.
On dit proverbialement et figurém. qu’Unhomme est mal d cheval, pour dire, qu’il estmal dans ses affaires; et, Chercher quelqu’und pied et à cheval , pour dire, Faire toutes lesdiligences possibles pour le trouver.
On dit figurément, Une fièvre de cheval,pour dire, Une fièvre violente; et, Une méde-cine de cheval, pour dire, Une médecine très'*forte.
On 'dit proverbialem., que L’œil du maîtreengraisse le cheval , pour dire, que Quand lemaître va voir souvent ses chevaux, les valetsen prennent plus de soin. Il se dit aussi figuré*ment pour signifier . que Quand un maîtreprend lui-même soin de ses affaires, tout enva mieux.
On dit proverbialement et figurém. Jamaisbon cheval ne devint rosse, Lorsqu’on parled une personne qui conserve jusqu’à la dernièrevieillesse la vigueur et l’esprit qu’il avoit en sajeunesse; et on dit au contraire, Il n'est si boncheval qui ne devienne rosse.
On dit. proverbialement et figurém. Aprèsbon vin, bon cheval, pour dire, qu Un hommequi a bien repu, en fait mieux aller son cheval,
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