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CHU
CHUCHOTER ou CIIUCHETER ."~v. nParler bas h. l’oreille de queîqiéun, pour n’êlrepas entendu de la compagnie. Ces gens ne fontguc chuchote)'. Il est quelquefois actif. Chucho-ter quelques mots à Voreille. Il est familier.
GHUCHOTEUR, EUSE, ou CHUCHE-TEUR. s. Celui, celle qui a coutume de chu-choter. Les chuchoteurs soit incommodes encompagnie.
CHUCHOTERIE. s. f. Entretien de ceuqui se parlent à l’oreille, de peur dèire enten-dus des autres. Il y a eu une longue chuclio-tdi ie entre cet homme et cette femme. Il esî- familier.
CHUT. (On prononce le T.) Particule, donton se sert pour imposer silence.
CHUTE. s. f. Mouvement d’une chose quitombe. Il est tombé de son haut, et a fait unelourde chute. Il est incommodé d’une chute decheval.il fut accabléparla chute d’une maison.Une chute d'eau . La chute des eaux.
Ou appelle Chute d'humeurs , Un déborde-ment des humeurs qui tombent du cerveau.
On appelle La chute des feuilles , La saisonoù les feuilles tombent. Il mourut à la chutetics feuilles.
Il se prend figurément pour Disgrâce, mal-heur. Cet homme étoit extrêmement élevé, le-voila tombé, il ne se relevera jamais de sachute.
On appelle Chute, La fin d’une petite piècede Poésie, comme d’un Sonnet, d’un Madri-gal, d'une Épigramme, etc. La chute de ce Son-net est heureuse , n’est pas juste .
On dit aussi, La chute d’une période , pourdire, La cadence et l'harmonie qui terminentune période.
On dit aussi, La chute d'une pièce de théâ-tre , en parlant de son mauvais succès.
Il se prend encore figurément pour Fauteenvers Dieu . La chute du premier homme. Lachute des mauvais Anges. Se relever de seschutes par la pénitence, Être une occasion dechute et de scandale.
ch y
CHYLE, s. flifSuc blanc qui se forme de lapartie la plus subtile des alimens digérés. Le-alimens se tournent en chyle.
CHYLIFÈRE, adject. des 2 genres. Il se ditUcs vaisseaux qui portent le chyle.
OHyliFICÀTION. s. f. Opération par la-quelle lu nature fait le chyle.
C I
CI. adverbe de lieu, qui marque l’endroitoù est celui qui parle, ou du moins uu lieu quiest proche de lui, ou une chose présente. Lemémoire ci-joint. Et en termes do Pratique,Les témoins ci-présens.
Il ne se met jamais an commencement d’undiscours que dans les épitaphes , où l’on metordinairement Ci-git , etc.
Ou s’en sert aussi dans les comptes et dens
CIC
les parties, où, après avoir mis la somme toutau long, on le met au bout de la ligne avantque de chiffrer. Quatre aunes d’étoffe à vingtfrancs , ci 80 liv.
U se joint avec 1 ïnterrogant, Qu’est-ce? etse met immédiatement après.- Qu’est-ce-ci
Il se joint ou avec le pronom démonstratif,Celui, Celui-ci, Celle-ci , Ceux-ci , Celles-ci-ou avec les substantifs, quand ils sont précédéspar le démonstratif, Ce ou Cet ; Ce livre-ci,Cet homme-ci , Cette femme-ci ; et alors il s’op-pose quelquefois à l’adverbe Là , qui se jointde même au pronom démonstratif, et aux nomssubstantifs, pour faire voir que la chose donton parle est éloignée.
Il se joint encore avec la préposition Par •et l’on dit, Par-ci, par-là, pour dire, En di-vers endroits ; et ces deux façons de parler vonttoujours ensemble. Je ne sais pas la pièce touteentière , je n’en ai retenu que quelques htm-beaux par-ci par-là. Le bois ne croit pas biensur ces bruyères, il n'en vient que quelquesbrins par-ci par-là.
Il se met devant les prépositions Dessus ,dessous, devant, après. Ci-dcssus , ci-dessous.Ci-devant gît un tel. J’ai dit ci-dessus. Nousavons vu ci-devant Nous verrons ci-après. Cestrois, Ci-dessus, ci-devaut , ci-après, ne s’em-ploient que pour marquer dans un discours cequi précède ou ce qui suit ; et Ci-dessous ne semet guère que dans les épitaphes.
Ci-contre, terme de Comptabilité, qui serth désigner qu’Une somme sera rapportée enaddition.
Ci, se met encore après la préposition Entre ,et sert à marquer le temps. Entre ci et demainil peut arriver bien des choses. Entre ci et là ily a encore loin.
C IB
CIBOIRE, s. m. Vase sacré où l’on conserveles saintes Hosties pour la Communion des Fi-dèles. Le saint Ciboire. Donner la bénédictionavec le saint Ciboire , Serrer le saint Ciboiredans le Tabernacle .
CIBOULE, s. f. Petit ognon bon h mangeren salade et en ragoût. Les ciboules relèvent legoût des sauces.
On dit proverbialement et populairement,Marchand d’ognons se connoit en ciboules ,pour dire, qu’On est difficilement trompé surles choses de son métier.
CIBOULETTE, subst. f. diminutif. Petiteciboule.
CIG
CICATRICE, s. f. Marque des plaies et desulcères, qui reste après la guérison. (C’est unenouvelle peau plus dure, plus blanche, plusirrégulière, moins sensible et moins poreuseque la première.) Grande cicatrice. Glorieuse,honorable cicatrice. Il a le corps couvert de ci-catrices.
On dit figurément, Quand on a reçu quelquegrand affront, la cicatrice en demeure long-temps.
CIE
CICATRISER, v. a. Faire des cicatrices. Lapetite vérole lui a cicatrisé le visage.
On dit d Une plaie presque guérie, et quise i;eprend, Sa plaie commence à se cicatrisa
ClCERO. s. m. Caractère d’imprimerie, quiest entre le Saint-Augustin et le Petit-Romain.
CICÉROLE. s. f. Espèce de pois chiche.
CICLAME3L s. m. Voyez Pain de Pour-ceau.
CICUTÀIRE, ou CIGUË AQUATIQUE,s. f. Cette plante ne diffère de la ciguë, quepauce qu’elle ne s’élève pas si haut, que sa tigen. est point marbrée ,et qu’elle n’a pas d’odeur,
ClCUTAlRE ODORANTE. Voyez jVIxRRHIS.
CID
CÏD. s. m. Mot emprunté de l’Arabe, quisignifie Chef, Commandant, Seigneur. La Tra-gédie du Cid.
CIDRE, s. m. Boisson faite du jus de pommespressurées. Gros cidre. Petit cidre. Cidre doux.Cidre piquant. Du cidre qui sent Je pour/.Cidre paré, qui a fermenté.
CIE
CIEL, s. m. fait au pluriel CIEUX. La par-tie supérieure du monde, qui environne tous lescorps . et dans laquelle se meuvent les astres. Lesétoiles du ciel. Le ciel empyrc-e. Le ciel est bienétoilé. Tout ce qui est sous le ciel. Lever lesyeux au ciel. Lever les mains au ciel. L'état duciel.
On dit quelquefois, Le ciel de ht Lune , Uciel de Mars , les deux des Planètes.
On dit en langage poétique, La voûte desdeux , pour dire, Le ciel.
Ciel, se prend quelquefois pour les astres;et dans ce sens on dit, Les influences du ciel,pour dire, les prétendues influences des aslies.
On dit communément De deux choses entrelesquelles il y a une grande différence, qu’Elhssont éloignées comme le ciel et la terre .
On dit aussi proverbialement, pour se mo-quer d’iuie supposition ridicule, Si le ciel tom-boit, il y aurait bien des alouettes prises .
On dit par exagération, d’Un homme qu’ona loué extraordinairement, qu’Ou l’a élevé jus-qu’au ciel, jusqu’au troisième ciel.
On dit proverbialement et figurémen f,Re*muer ciel et terre, pour dire, Faire tous ses ef-forts, employer tontes sortes de moyens pourparvenir â quelque chose.
On dit figurément, Voir les deux ouverts,pour dire, Avoir une grande joie, se trouverdans un grand bonheur.
Ciel, sc prend aussi pour l’air. Cid serein'.Ciel clair. Ciel obscur. Ciel doux. Cù’ïtcmpere.La rosée du ciel. Les oiseaux du ciel . On nevoit ni ciel ni terre. Le feu du ciel.
On dit proverbialement, Ciel rouge au soir,blanc au matin, c’est la journée du pèlerin,pour dire, que Cela présage une belle journée. ‘On appelle ordinairement Le tonnerre, lefeu du ciel.
Ciel, signifie aussi Le séjour des Bicnhcn -