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Tome premier. A - K.
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CIG

reux, le Paradis. Gagner le ciel. Le Royaumedes deux. Notre Père qui êtes (huis les deux.Notre-Seigneur monta aux deux. Lucifer futprécipité du ciel. Le chemin du ciel est la pra-tique de l’Evangile .

Il se prend aussi pour Dieu même, pour laProvidence, et pour la volonté divine. Grdccs'du ciel. Le ciel irrité. Le ciel Va voulu. C estun arrêt du ciel. C’est un' coup du ciel. Le cielvous soit propice! Le ciel ni est témoin, O ciel.O juste ciel !

Ou dit, les mariages sont faits au ciel ,pour dire, qu'ils sont résolus par la Provi-dence.

On dit en termes de l’Écriture, Un ciel d'ai-rain, pour dire, Une grande sécheresse. Et ons’en sert aussi pour dire, Un ciel inexorable,un ciel sourd aux vœux.

Ciel, se dit aussi pour Climat, pour pays.On a beau changer de ciel, on ne change pointd'esprit.

Ciel, signifie aussi Le dais sous lequel onporte le saint Sacrement le jour de la Fête-Dieu .Porter le ciel.

Il signifie aussi Le haut d’un lit. Le ciel dulit. Le 'ciel de ce lit n'esl pas assez haut. Etdans cette acception, comme dans la suivante,on dit Ciels , et non pas Çicux, au pluriel.

On appelle, en termes de Peinture, Le ciel,les ciels , La partie du tableau qui représentel’air. Ce peintre fait bien les ciels. Les xielsdans les tapisseries les font moins estimer. Il ya trop de ciel dans ces iapisserics.Fuirepeindreun ciel au plafond d’un cabinet.

CIERGE, s. m. Chandelle de cire h. l’usagede l’Église. Un gros cierge. Le cierge bénit. Lecierge Pascal. Cierge blanc. Cierge jaune. Al-lumer un cierge.

On dit familièrement d’Un homme qui est,ou qui se tient extrêmement droit, qu II estdroit comme un cierge.

Cierge bu Pérou . s. m. Plante ainsi nom-in.ee, parce que sa tige approche de la figured un cierge, ou plutôt d’un flambeau.

CIG

CIGÀLE. s. f. Espèce d’insecte qui vole, etqui fait un bruit aigre et importun dans leschamps durant les ardeurs de l’été. Petite ci-gale. Le chant de la cigale. J’ai ouï chanter, lescigales.

CIGOGNE, s. f. Espèce de gros oiseau depassage, de plumage blanc et noir, qui a unlong bec rouge, et. qui fait son nid sur le hautdes maisons. On conte des choses met veilleusesde la Cigogne.

On appelle proverbialement, Contes de lacigogne , contes a la cigogne , Des contes fabu-leux, et inventés à plaisir.

CIGUË, s. f. Herbe vénéneuse qui ressembleau persil. Les Athéniens se servoicmt souventdu jus de ciguë pour faire mourir ceux quieloient condamnés à mort. Et quand on dit,que Les Athéniens firent avaler de la ciguë àSocrate , on entend parler du jus de la ciguë.

CIM

C I !

CIL/s. m. (l’L est mouillé.) Le poil despaupières. TI se dit plus ordinairement au plu-riel. Les Carthaginois arrachèrent les cils despaupières à Rêgulus.

CIL1CE. s. m. Espèce de large ceinture quiest faite d’un tissu de poil de chèvre, de crinde cheval, ou, de quelque autre poil rude elpiquant, et que l’on porte sur la chair parmortification. Porter le cilice. Prendre le cilice.5e revêtir d/im cilice. Pénitence dans le cilice.Le cilice etoit le vêtement aes peuples de Cilicie .

CILLEMENT, s. m. Action de ciller. U nese dit que Des yeux et des paupières. Il a uncillement d'yeux continuel.

CILLER, v. a. Il ne se dit que Des yeux et.des paupières, pour signifier, Les fermer et lesrouvrir dans le moment. Il ne fait que cillerles yeux. Ciller les paupières.

Il se dit quelquefois absolument. On lui atiré, un coup.de pistolet aux oreilles , et il n’apas seulement cillé. On ne peut regarder le so-leil sans ciller. Personne n’ose ciller devant lui.pour dire, Personne n’o'se remuer. U est familier.

Ciller, est aussi verbe neutre ; et alors ilne se dit que Des chevaux. Ainsi on dit, qu’Uncheval cille , com mence à ciller, pour dire, qu’ilcommence à avoir quelques poils blancs auxpaupières, au-dessus des yeux.

Cillé, ée. participe.

CIM

CIMAISE. Voyez Cymaise! '

CIMBÀLA1RE. s. f. Plante rampante et fortcommune. C’est une espèce de linaire. On sesert avec succès de scs feuilles contre les hé-morroïdes.

CIME. s. f. Le sommet, la partie la pinshaute d’une montagne, d’un arbre, d’un ro-cher, etc. La cime de la montagne étoit cou-verte de neige. Les écureuils montent jusqu'àla cime des plus hauts arbres.

Cime , en termes de Botanique , se dit aussiDu haut de la tige des arbres et des herbes.

CIMENT, s. m. Brique ou tuile battue oupilée, dont on fait une espèce de mortier. Fairedu ciment. Bdtir à chaux et à ciment. Bassinde fontaine enduit de ciment. Mettre du cimententre les pierres d'une muraille. Le ciment desRomains étoit d'une perfection qu'on a peine àégaler.

On dit proverbialem. d’Une affaire qui estfaite solidement, et avec toutes les formalitésnecessaires, en sorte qu’on n’y puisse donneratteinte, qu’JÏÏJe est faite ù chaux et à ciment.

CIMENTER, v. a. Employer du ciment dansun ouvrage de maçonnerie. Cimenter un bassinde fontaine. Cimenter du pave.

U signifie figurément, Confirmer, affermir.Cimenter la paix par des alliances. Les Mar-tyrs ont cimente la Foi par leur sang. Cimen-ter une amitié.

Cimenté, ée. participe.

CIMETERRE, s. m. Grand coutelas recourbéqui ne tranche que d’un eôté. Un coup de ci»

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meterre. Porter le cimeterre. Etre armé d'uncimeterre.

CIMETIÈRE, s. m. Lieu destiné à enterrerles morts. Porter un corps au cimetière, l'en-terrer dans le cimetière.

I-igurément, en parlant d’Un pays dont l’air,est mortel pour les étrangers, on dit, que C’estleur cimetière.

CIMIER, s. m. L’ornement qu’ou porte ouhaut du casque. U «voit une. telle bête i une tellefigure pour cimier.

En ternie de Blason , C’est la figure de quel-que animal, ou de quelque autre chose quise met au-dessus du timbre.

Cimier, est aussi Une pièce de bœuf char-nue, prise sur le quartier de derrière. Une'pièce de cimier. Du cimier. On dît aussi Vu ci-mier de cerf.

CIMOLIE. s. f. Espèce d’argile qui vientdune île appelée Cimolis, près de Crète . LesAnciens l’employoient aux mêmes usages aux-quels sert à présent la terre sigillée.

On donne aussi le nom de Matière cimolieau dépôt qui se trouve sur les meules a aigui-ser. En ce sens il est adjectif.

CIN

CINABRE, s. m. Combinaison de soufre etde mercure qui forme un corps solide 'd’unbeau rouge. Le Cinabre qui se trouve toutforme dans le sein de la terre, s'appelle Cina-bre naturel; celui qui est fait par art s'appelleCinabre artificiel.

CINÉR AIRE, adject. Il ne se .dit que d’tJneurne qui renferme des cendres d’un corps brûléaprès la mort. Urne cinéraire.

C1NÉRÂTIGN. s. f. Réduction du bois oudes autres corps combustibles en cendres par laviolence du feu.

CINGLÀGE. s. m. Le chemin qu’un vais-seau fait ou peut faire en vingt-quatre heures.

CINGLER, v. n. Naviguer à pleines voiles.Cingler en haute mer. Nous cinglâmes « VEst.à rOucst.

Il est aussi actif,’et signifie Frapper avecquelque chose de délié et de pliant. Cingler levisage d'un coup de fouet. Il lui a cinglé le vi-sage d'une houssine.

Il se dit aussi d’Un vent froid cl perçant.Le vent cingle. U fait un vent qui cingle levisage.

Il se dit aussi De la grêle, de lajaeige, de lapluie, dans le même sens.

Cinglé, ée, participe.

CINNÀMOML. 9. ra. Sorte d’aromate. Onn-oit communément gue la cannelle est le cin-namome des Anciens. Voy. Casnet.lter.

CINQ. adj. numéral des 2 genr. Le nombreimpair qui est entre quatre et six. La lettrefinale Q ne se prononce point quand Cinq estsuivi immédiatement de son substantif com-mençqnt par une consonne. Cinq chevaux. CinqCavaliers. Cinq garçons et cinq filles. Les cinqsqns de nature. Les cinq doigts de la main.j Cinq fois. Dans tous les autres cas le Q se pro-} nonce. Espace de cinq ans. Trois et aenr |èr?c