Band 
Tome premier. A - K.
Seite
255
JPEG-Download
 

CLO

de clous. On appelle Clous d’or et clous d’ar-gent, De certaines petites pointes d’or ou d’ar-gent, dont on pique des boites de montre etdes tabatières pour les orner.

On appelle Clou de rue, Unclou qu'un che-val rencontre en marchant, et qui lui entredans le pied. Mon cheval a pris un clou derue, ou simplement, Il a pris un cioUj il estboiteux d'un clou de rue.

On dit, quUne chose ne tient ni a fer ni àclou , pour dire, quElIc est mal attachée. Onr dit aussi d’Une chose qui sert à meubler unemaison, mais qui n’est point scellée dans lamuraille, et qu il est aisé d’en ûter, qu’E.lle netient ni à fer ni à clou. Et on dit figurément,(pi Une affaire ne tient ni à fer ni à cfou ? pourdire, qu’Elle n’est pas solidement faite.

Cn dit, qu’il ne mangue pus un clou à unbatiment , pour dire, qu’il n’y manque rien.

On dit figurément et familièrement, Riverle clou à quelqu'un , pour dire, Lui répondrefortement, vertement sur quelque chose qu’ildit mal à propos. S’il me vient dire que.... jelui riverai bien soii clou.

On dit proverbialement et figurém,, qu’ Unclou chasse Vautre , pour dire, qu’Une nou-velle passion en chasse une autre. L'ambitionchasse l'amour ; un clou chasse l'autre. Il se ditaus$i Des personnes. Un tel doit en faveurauprès de ce Prince, il en est survenu un autrequi Va débusqué • un clou chasse Vautre.

On dit aussi proverbialem., pour marquerle peu d’estime qu’on fait d’une chose, qu’Onn’en donnerait pas un clou à soufflet, qu’ellene vaut pas un clou à soufflet.

Clou, signifie aussi Un furoncle, ou ma-nière d apostmne qui vient au corps humain.Gros clou. Petit clou. Il lui est venu un clou.Son clou est percé, a percé.

Clou de gibofle. s. m. Sorte d’épicerie quivient dans les îles Moluqucs, et qui a la formed’un clou. Esseiïce de clou de girofle. Un citronpiqué de clous de girofle. On dit quelquefoisabsolument Clou, pour dire, Clou de girofle.Acheter de la muscade et du clou.

CUOUCOURDE. s. f. Herbe gris-He-lm quivient parmi les blés.

CLOUER. v. a. Attacher avec des clous.Clouer des pentures de portes, de fenêtres.Clouer des ais. Clouer des lattes.

Cloué, ée. participe.

Cn dit figurém. a Un homme qui ne bouged'un lieu, qu'il y est cloué ■ et d’Un homme fortassidu au travail, qu’il est cloné sur sa besogne ,qu’il est toujours cloué à son bureau."

CLOUTER- v. a. Garnir, orner de clous. Il nese dit qu’en parlant De ces petits clous d’or ouArgent , dont on garnit les boîtes de montre

les tabatières pour les orner- Clouter unek°lte d e montre. Clouter une tuhntiere, un etui.

matière de cérémonie, on dit, Clouter unc f irro sse , faire clouter un carrosse , Lorsqueans un deuil de Cour on fait garnir l'impériale6 son carrosse de plusieurs rangs de gros clousronzés. Il n y a que le Roi et la Famille°yale qui fassent clouter leur carrosse.

COA

Clouté, ée. participe.

CLOUTERIE, s. f. Commerce r de clous. Ilse dit aussi Du lieu où l’on fabrique les clous.

CLOUTIER. s. m. Faiseur de clous, ou quivend des clous. Marchand Cloutier.

CLU

CLUSE, s. f. Le cri avec lequel le Faucon-nier parle à ses chiens, lorsque l’oiseau a remisla perdrix dans le buisson. Cluser la perdrix.,C'est exciter les chiens à la faire sortir du buisson.

CLY

CLYMÈNE. s. f. Plante qui, par sa tige,ses fleurs et son fruit, approche de l’Épurge.

CLYSTÈRE. subst. m. Lavement destiné àdebarrasser les entrailles, qu’on introduit àlaide d’une seringue. Clystère laxatif , rafraî-chissant . Prendre un clystère. Donner un clys-tère. Rendre un clystère. Un clystère qui abien fait. On se sert plus ordinairement du motde Lavement , ou de celui de Remède .

COA

COÀCTIF, IVE. adj. Qui a droit ou pouvoirde contraindre. Puissance coactive. Pouvoir,coactif.

COACTION. s. f. Terme de Morale et deJurisprudence . Contrainte, violence qui ôte laliberté du choix. User de coaction. La coactionprouvée détruit Vacte.

COADJUTEUR, s. ni. Celui qui est adjointà un Prélat, pour lui aider à faire ses fonctions,et qui est ordinairement destiné à lui succéderaprès sa mort. Coadjuteur d’un Archevêque,d’un Evêque, d’un Abbé. Coadjuteur d'Arles , deReims , etc. Il a été fait Coadjuteur. Il a lebrevet de Coadjuteur, les bulles de Coadjuteur.Il faut qu’un Coadjuteur soit saciê sous le titred’un autre Evêché.

On appelle Coadjuteur , parmi les Religieux,Certains Pères ou Frères qui ont différentesfonctions, selon la différence des Ordres. LePère Coadjuteur. Le Frère Coadjuteur.

COADJUTORERIE. s. f. La charge et di-gnité de Coadjuteur ou Coadjutrice . La Coad-jutoreiie d’uri Archevêché, d'un Evêché , d’uneAbbaye, etc. On lui a donné , il'a eu la Coad-jutorerie de...

COADJUTRICE . s. f. Religieuse adjointe àune Abbesse Ou Prieure pour les fonctions desa place, et qui est ordinairement destinée alui succéder après sa mort. Coadjutrice d unetelle Abbesse. Coadjuti’ice d'une telle Abbaye.Brevet de Coadjutrice .

COAGULATION, s. f. Terme 'didactique.L’état d’une chose coagulée, ou l’action parlaquelle elle se coagule. La coagulation dusang. La coagulation du lait.

COA GULER. v.. a. Cailler, figer, faire qu unechose liquide prenne de la consistance, l’épais-sir en sorte qu’elle ne soit plus fluide. La pré-sure coagule le lait. Le venin de la vipère coa-le sang dans les veines.

On dit aussi, Le sang extravasé se coagule.U ne se dit guère que dans le sens didactique.

COC 255

Coagulé, ke. participe.

COÀGULUM. s. ni. Terme de Chimie . Coa-gulation qui résulte dit mélange de quelquesliqueurs. L'eau de Bourbonne mêlée avec dusel de tartre, forme un coagalum. On le ditaussi Du moyen de coaguler. La présure estun ccagulum.

COALISER (Se), v. Une s’emploie qu’avecle pronom personnel. Se réunir pour défendreune cause, une opinion, pour former un parti.

COALITION, s. f. U se dit en Physiquepour signifier l’Union intime de plusieurs subs-tances. Il se dit au moral De la réunion de cîif-férens partis, de la ligue de plusieurs Puis-sances.

COASSEMENT, s. m. Le cri des grenouilles.

COASSER, v. n. Mot fait pour exprimer lecri que fout les grenouilles. Les grenouillescoassent.

COATI , s. m. Animal quadrupède qui e&tcommun en Amérique , et qui est de la grosseurd’un chat.

COB

COBALT ou COBOLT. s. m. Demi-métaldont on tire l’arsenic. Substance minérale quia la propriété de donner une couleur bleue auverre.

COC

COCAGNE, s. f. Espèce de mât fort élevé,rond, lisse et glissant, au haut duquel il fautmonter sans aucun secours, pour détacher cequ’on a placé à la cime du mât. C’est un }cud’adresse usité dans les fêtes publiques.

COCAGNE, s. f. Son usage principal est encette phrase ,'Pays de Co'cagne., pour dire ,Pays fertile, abondant en toutes choses, et oul’on fait grande chère. C’est un vrai pays deCocagne. Il est du style familier.

On appelle aussi Cocaïne, Une fête donnéeau peuple, où il y a des distributions de viande,et des fontaines de vin. Donner une cocagne.

COCARDE, s. f. Nœud de rubans qui semet au retronssis du clîapeau, et que les sol-dats portent ordinairement. On reconnut à leurscocardes qu'ils étaient de Vannée de France .

On dit figurém., Prendre la cocarde, pourdire, Entrer au service, se faire soldat.

COCASSE, adj. Qui fait ou qui dit des chosesplaisantes, risibles. Il est familier.

COCCIX . s. m. Terme d’Anatomie. Petit osqui est comme un appendice de l’os sacrum,à l’extrémité duquel il est attaché.

COCCUS. Voyez Keemês.

COCHE, s. m. Espèce de chariot couvert,dont le corps n’est pas suspendu, el dans lequelon voyage. Mener un coche. Aller en coche.Coches publics. On a établi des coches pouraller de Paris aux autres villes du Royaume.-Coches de Versailles , d'Orléans , etc. Aller parle coche , par la voie du coche, ou prendre lecoche. Retenir place au coche. Donner é desarrhes au coche. Le coche est plein.

Figurément et dans le style familier, enparlant d’Un homme qui a drja pris quelque’