Band 
Tome premier. A - K.
Seite
256
JPEG-Download
 

y, j G C O C

engagement daus une a flaire, on dit, qu’il adonné des arrhes au coche.

On dit aussi Le coche, pour, Les personnesqui sont dans le cocîie. Le coche dîne, coucheen telle hôtellerie. Le coche a été volé.

On appelle Coche d’eau, Certains bateauxde voiture, établis pour aller d'une ville à uneautre. Prendre à ferme les coches d’eau. Lecoche de Melun , de Sens, etc.

COCHE, s. £. Truie. Grosse coche. Vieillecoché.

On appelle figurém. et populairem. Unefemme extrêmement grosse et grasse, Une co-che, une grosse coche.

COCHE, s. f. Entailliu'e faiie'en, un corpssolide. Faire une coche à un bâton.'

La coche d’une arbalète, C’est l'entaillui-equi est sur le fût et sur laquelle on arrête lacorde quand on bande l’arbalète.

La coche d’une flèche, C’est l’entaillure quiest au gros bout de la flèche, et dans laquelleon fait entrer la corde de l’arc.

Il signifie aussi quelquefois Une marquequ’on fait sur du bois pour tenir le compte dupain, du vin, de la viande, etc. qu’on prenda crédit : le bâton sur lequel ou fait celte sortede coche, s'appelle Taille,

COCHEMAR. Voyez Cauchemar .COCHENILLAGE* $. m. Décoction faîteavec la Cochenille, pour teindre en cramoisiou en ccarlale,

COCHENILLE. s. f. Petit insecte qui s’at-tache à quelques arbres de l'Amérique . Le sucde cet insecte donne la plus belle écarlate. Ona souvent confondu la Cochenille avec la grained’une espèce de Chêne vert, qui, avant que laCochenille fût plus commune , servoit à tein-dre en écarlate. Cette graine est le Kermès. V.Kermès.

COCHENILLER. v. a. Teindra une étoffedans un bain fait avec de la Cochenille.

Cochenille, ée. participe.

COCHER, s. m. Celui qui mène Un" cocheou un carrosse. Bon cocher. Mauvais, méchantcocher. Cocher sur. Cocher adroit, maladroit.Cocher hardi. Cocher qui mène bien , quitourne bien, qui n’accroche point.

On appelle Cocher du Corps, Le cocher quimène le carrosse où est ordinairement la per-sonne du Roi, de la Reine, de JVIonseigncur leDauphin, etc.

Cocher (Le), s. m. Constellation de l’hé-misphère septentrional.

COCHER, v. a. Il se dit Des coqs qui cou-vrent la poule. U se dit aussi Des mâles desoiseaux qui couvrent leurs femelles. ( Cô estlong.)

Coché , ée. participe.

COCHET, s. m. Petit coq , r poulet à qui laerete vient, et qui commence à chanter. Un co-chet et une poulette. Chapomier des cochets.

COCHEVlS* s. m. Sorte d’alouette ayantune huppe sur la tête. Un cochevis qui chanteà merveille.

COCHLÉARIA. s. mi. Plante qu’on nomme>ussî Herbe aux cuillers, et qui porte ce dernier

GOG

nom. parce que scs feuilles ont la formé ’d’uncuilleron, C’est un antiscorbulique très-connu.

COCHON. 9.m.Porc,pourceau. Cochon de lait.Cochon d’un an. Cochon gras. Cochon maigre.Engraisser un cochon. Tuer 1 un cochon. Salerun cochon. Mettre ujx cochon au gland, à l’en-grais. Garder des cochons. G ardeur de cochons.Groin de cochon. Des oreilles de cochon. Pie lde cochon. Langue de cochon.

Il y a cette différence entre Cochon et Pour-ceau, que Cochon se dit de cet animal à toutâge , mais Pourceau seulement quand il estgrand. Ainsi on dit Lie:;, Un cochon de lui■ ,et la truie a fait de petits cochons, mais nonpas de petits pourceaux, ni un pourceau de lait.

On dit d’Un homme, qui a de petits yeuxqu’/l a des yeux, de petits yeux de cochon.

On dit familièrement d’Un homme qui nefait que manger et dormir, que C’est un co-chon, un gros cochon, un vilain cochon , tpi ilmène une vie de cochon.

Le mot de Cochon ne s’emploie au figuréque dans une acception populaire ou très-fami-lière.

On dit proverbialement De deux personnesqui vivent ensemble dans une extrême familia-rité, qu’ils sont camarades, amis comme co-chons. Et on dit aussi proverbialement, jf lsemble que n'ous ayons gardé les cochons en-semble j et cela se dit par un homme qui veutfaire sentir à son inférieur qu’il en use trop fa-milièrement , et qu'il s’oublie.

Cochon - d’inde. Sorte d’animal gui est unpeu plus petit qu’un lapin, et gui grognecomme un cochon:

COCHON, s. m. Terme de Métallurgie, quidésigne un mélange impur de métal et de sco-ries, qui bouche quelquefois les fourneaux oùl’on fait fondre les métaux. Dans l’affinage, ons’en sert pour désigner le gonflement ou le sou-lèvement des cendres dans la coupelle.

COCHONNÉE, s. f. Ce qu'une truie fait depetits cochons en une portée. Elle a fait tantde petits cochons en une cochonnée.

, COCHONNER, v. n. il ne se dit que d’Unetruie qui fait de petits cochons. La truie a co-chonné. Elle cochonnera bientôt.

On. l’emploie activement dans un autre sens,qui est,' Faire salement et grossièrement un ou-vrage. C’est un ignorant qui cochonne la be-sogne. Voilà qui est bien cochonné. Il est fami-lier.

COCHONNERIE, s. f. Terme populaire,pour dire, Malpropreté.

COCHONNET, s. m.Sorie'de boule à douzefaces, sur chacune desquelles il y a des pointsmarqués depuis un jusqu a douze. Jouer au co-chonnet.

On appelle aussi Cochonnet, Ce que desgens qui jouent à la boule ou au palet, jettentdevant eux au hasard,pour leur servir de but.Cochonnet va devant.

COCO. s. m. Fruit du cocotier. Ce fruit estgros comme un melon, et quelquefois davan-tage. Une lasse de coco. Un chapelet de coco.Les Indiens tirent dû fl de la première écorce

COD

du coco, et en font de la toile. La chair ducoco est agréable. Il y a dans le coco , fraiscueilli , une liqueur bonne « boire.

COCON, s. m. La coque qui enferme le verà soie quand il a achevé de filer. Un cocon dever à soie.

COCOTIER , s. m. L’arbre qui porte la noixde coco.

CCCTION. s. f. Action de faire cuire dansde l'eau bouillante, ou dans une autre liqueur.I l sig nifie aussi L’effet de celle action.

Il se dit proprement, De la digestion desahmens dans l’estomac. Quand l’estomac estfoi’/ le, la coction ne sc fait pas bien.

On dit aussi, La coctiondes humeurs. Celasert à la coction des humeurs.

On dit encore, La coction des métaux , onparlant De la manière dont les métaux se per-fectionnent daus le sein de la terre.

COCU. s. m. Terme de dérision et un peulibre, qui se dit De celui dont la femme man-que à la fidélité conjugale. Il est cocu. C’estun cocu. Sa femme l’a fait cocu.'

COCUÀGE. s. m. C'est aussi un terme 'dedérision et un peu fibre, qui se dit De l’étatd’un homme qui est cocu. Il souffre patiem-ment le cocuagc.

COCYTE, s. m. Un des fleuves de l’Enfer ,selon la Fable. Il se prend poétiquement pom 1l’Enfer même.

; COD

i

CODE. s. m. Recueil, compilation dés Loi *,Constitutions, Rescrits , etc. des EmpereursRomains. Le Code Théodosien ou dé Théodose .Le Code de Justinien , qu’on appelle aussi ab-solument Le Code. Dans un tel titre du Code .Le Code et le Digeste.

Il sc dit De quelques compilations des Or-donnances, comme, Le Code Henri. Il sc ditaussi De quelques Ordonnances sur des ma-tières particulières , comme : Le Code Louis.Le Code Civil . Le Code Criminel. Le nouveauCode. Le Code de la Marine. Le Code Noir .

CODÉCIMATEUR. s. m. Celui qui perçoitdes dîmes avec un autre Décimateur.

CODÊTENTEUR. s. m. Terme de Jurispru-dence . Qui retient avec un autre, une somme,une succession, un héritage.

CODICILLAIRE. adj. des 2 genres. (Les I;ne sont pas mouilles dans ce mot et le suivant.)Qui est contenu dans un codicille. Legs 'codi-cillaires. Clause codicillaire . Disposition codi -,ciliaire, etc.

CODICILLE, s. m. Disposition écrite, parlaquelle un testateur ajoute ou change quelquechose à son testament. Par son codicille il a ré-voqué trois ou quatre articles de son testa-ment.

GODILLE, s. m. Terme du jeu de lTlombre,du Tri, du Quadrille. On appelle Gagner co-dille, Gagner sans avoir fait jouer.

CODONATAIRE. adj. des % genres. Asso-cié , conjoint avec un autre dans une même do-nation.