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Tome premier. A - K.
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ecéw\ Il a le casur « Vétude , aux livres , auxarmes, au jeu, à la débauche. Il a le cœur aumétier. Il a le cœur porté à cela.

On dit aussi, Il a fait cela de bon coeur,pour dire, Volontiers, avec plaisir; De toutson cœur, pour dire, Avec une très-grandeaffection ; et, Il a fait cela « contre-cœur, pourdire , qu’il l’a fait contre son inclination.

On dit proverbial., qu’Un homme a le cœurcm métier, pour dire, qu’il affectionne fort ci 1qu'il fait ou ce qu’il doit faire.

On dit aussi proverbial., Qui est loin' desyeux est loin du cœur, pour dire, qu’Crdirrai-rement on oublie les absous.

Cn dit proverbialement, De l’abondance ducœur la bouche parle, pour dire, qu On parlevolontiers des choses dont on a le cœur rempli.

On dit figurément, De deux personnes quis’ciiir aiment fort, que Ce n’est qu’un cautionqu’elles rie sont qu'un cœur et/pi* une cime.

Gn appelle, par manière de caressa, Unepersonne qu’on aime bien, Non cœur, monpetit cœur, mon cher cœur.

On appelle U ami du cœur, Celui que l’onaime le plus tendrement. C’est l’ami du cœur.

Cn dit proverbialement, que Le cœur endit à cquelqu’un , pour dire, qu’il est d’humeurfaire une chose. Si le cœur vous en dit. LeCœur vous en dit-il?

Coeur , signifie aussi L’intérieur, le fond,les dispositions de l’âme. Dieu sonde les cœurs.Dieu connaît les cœurs, voit le fond des cœurs.Dieu est scrutateur des cœurs.'Vous lisez dansmon cœur. Il lit dans les replis les plus cachésdu cœur.

On dit, Le cœur me le disoit bien, me Vavoiibien dit, pour dire, J’en avois un pressentiment.

Cn dît figurément, qu 'Un homme ouvre soncœur ti cpCclqu'un , pour dire , qu’il fait voirtout ce qu’il a dans la pensée : et l’on dit qu’ilparle à c t-ur ouvert, Quand il parle franche-ment, et qu’il déclare tout ce qu’il pense surune affaire.

On dit aussi, é?e parler cœur à cœur, pourdire, Sc parler avec la plus grande franchise etsans aucune réserve.

On dit aussi, qu’il a le cœur sur le bord-deslèvres, pour dire, qu'il ne dissimule rien.

Cn dit, que Le cœur des Rois est en la mainde Dieu , pour dire, qu’il tourne leurs volontéscomme il lui pl;it.

Par cofur. Façon de parler adverbiale, quisignifie, P?r mémoire, de mémoire,apprendreune chose par cœur . Savoir des vers, une orai-son, etc. pur cœur. Réciter par cœur.

On dit aussi proverhialem. et en style fami-lier, qu 'Un homme dire par cœur , Quand ondîne sans lui, et qu’on ne lui garde rien à manger.S d ne vient « Vheure, il dînera par cœur.Vous m avez fait dîner par cœur.

Cor un, est aussi Une des quatre couleurs dujeu de caries. Roi de cœur , Dix de cœur, etc.Il a bien du CCciir. Il a trois cœurs dans sonjeu. Son point est en cœur. U rentre par cœur.

Coeur, signifie encore Le milieu de quelquechose, particulièrement d’un État et d une Ville-

COF

Le cœur de la Ville. Le cœur du Royaume . Ilat logé au cœur de là Ville . L’ennemi était aucœur du Royaume.

Cn dit aussi. Au cœur de l'hiver, au cœurde l’été, pour dire, Au plus fort de l'été, au plusfort de l’hiver, par le plus grand chaud, par leplus grand froid.

On dit aussi, Cœur de cheminée, pour dire,Le milieu de la cheminée. Il est noir comme lecœur de la cheminée.

Il signifie aussi La partie intérieure du troncd’un arbre. Du cœur de chêne. Du cœur denoyer. Du cœur de poirier. Une table faite decœur de noyer. Cœur de cormier.

Il sc dit encore Du milieu d’un fruit, parti-culièrement d’une pomme et d’une poire. Cettepomme, celle poire est gâtée dans le cœur.

C O E X

COEXISTENCE, s. f. Terme de Philosophie .Simultanéité. Etal de plusieurs choses qui exis-tent dans le meme temps.

COEXISTER, v. n. Terme didactique. Exis-ter ensemble. Les Luthériens soutiennent quele pain et le vin coexistent dans l’Eucharistieavec le corps et le sang de J. 0.

COF *

COFFRE, s. m. Sorte de meuble propre àserrer et à enfermer des hardes, de l’argent, etc.et qui s’ouvre cn levant le couvercle. Grandcoffre. Petit coffre. Coff‘e de bois. Coffre de fer.Coffre de cuir. Coffre de tapisserie. Le coffre aulinge. Le coffre à l'avoine. Coffie de nuit. Uncoffre plein. Le fond du cofpe. Nettre dans uncoffie. Enfermer, serrer dans lin' coffre. Char-ger les cofji es. Emballer les coffres. Coffie de laChancellerie.

Coffre-fort. C’est un coffre de bois fortépais, garni de fer en dedans, et qui se fermeivec de grosses serrures, où l’on serre ce qu’ona de plus précieux. Les voleurs sont entrés chezlui, mais ils n'ont pu enfoncer son coffre-fort.

On appelle Un coffre d'autel, La table d’unautel avec l’armoire qui est au-dessous.

Cn appelle Le coffre du carro.se , d'un car-rosse, La partie d’un carrosse sur laquelle oumet les coussins pour s’asseoir , et qui a uncouvercle qui se lève et s’abaisse comme celuid’un coffre.

On dit proverbialement d Une fille qui n’estpas belle, mais qui a beaucoup d’argent eu ma-riage, qii’Efic est belle au coffre.

On dit à la Cour, Piquer le coffre, pourdire , Attendre long-temps dans l’antichambredu Roi, d’un grand Seigneur, etc. parce qu a laCour 1 il y a beaucoup d’endroits où l’on netrouve à s’asseoir que sur des coffres.

On dit figurément, Les coffres du Roi, pourdire, Le Trésor Royal, l’Épargne. Les coffresdu Roi sont chargés de ces dettes , de ces pen-sions. Cela entre dans les coffres du Roi.

Coffre signifie aussi, en termes de Chirur-gie , La capacité , Éespace qui est enfermé sousles cotes. Il a reçu un coup d’épée dans le coffre.Il a le coffre percé.

. COG

Cn dît familièrement, et dans le même sens,qu 'Un homme a le coffre bon.

Les Chasseurs le disent Du corps de la bêtefauve. Le coffre du cerf.

On appelle Un grand cheval auquel il fautbeaucoup de nourriture, Un coffre à avoine.

On dit d’Une cavale, qn’Elle a un grandcoffre, un beau coffre, Quand elle a les flancsfort larges, et propres pour porter les poulains.

Cn dit proverbialement , qiiUn hommes'entend à quelque chose comme à faire uncoffre, pour dire, qu’il ue s’y entend point dutout.

Cn dit aussi proverbialement, Il raisonnecomme un coffre, pour dire, Il raisonne mal.

On dit proverbialement, Rire comme u;icoffre , pour dire, Rire à gorge déployée. Ilsnotent comme des coffres.

COFFRER, v. a. Mettre dans un coffre. Iln’est point en usage au propre ; mais au figuréil signifie Emprisonner. Il a fait coffra cethommc-là. Il a été coffré ce matin. Il est dustyle familier.

Coffré, ée. participe.

COFFRET, s. m. Petit coffre 1 . Coffret d'é-caille. Coffret garni d'argent.

CGFFRETIEIl. s. m. Ouvrier qui fait descoffres.

COG

COGNASSE, s. f. Coin sauvage , moinsgros et moins jaune que l’autre.

COGNASSIER , s. m. Arbre qui porte descoins ou des cognasses. Grefjlr sur cognassier.

COGNAT, s. m. Terme de Jurisprudence .

( Le G se prononce durement dans ce mot etdans le suivant. ) Il se dit en général De ceuxqui sont unis par des lùns de parente; et quel-quefois il signifie singulièrement Ceux qui sontpnrens du côté des femmes. Les Àguats et lesCognats.

COGNATION, s. f. Lien de parenté entretons les descendans d’une même souche.

COGNEE, s. f. Culîl de fer acéré, plat ettranchant, en forme de hache. Bonne cognée.Emmancher une cognée. Sa cognée est déman-chée , est bien emmanchée, est ébréchée , estémoussée.

On dit proverbialement et figurément Jetere manche apres la cognée , pour dire, Aban-donner tout dans un malheur, au lieu de son-ger à y apporter du remède.

Ou dit proverbialement, Il est allé au boissans cognee , pour dire, Il a entrepris quelque ,chose sans se munir de ce qui lui étoit néces-saire pour réussir.

On dit aussi proverbialement. Mettre la co-gnée à Varbre, pour dire, Commencfr une en-treprise.

CGGNE-FÉTU. s. m. On appelle ainsi pro-verbialement et familièrement Celui qui sedonne bien de la peine pour ne rien faire. C’estun vrai cogne-fétu.

On dit, Il ressemble à Cogne-fétu, il ce tueet ne fait rien. Il est populaire.

COGNER, v. a. Frapper foit sur une chose