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Colère, est aussi adj. des 2 genres, el si-gnifie, Qui est süjet à se mettre en colère.Homme colère. Femme colère. 11 est bien colère,fort colère.
COLÉRIQUE, adj. des 2 g. Enclin à la co-lère. Être d’une humeur colérique. Ce mot n estguère d’usage que dans le style didactique.
COLlART. s. m. Sorte de poisson assez sem-blable à la Raie .
g. ni. Très-petit oiseau. Le colibrivient des Indes .
Il se dit aussi familièrement d’Une personnede petite taille, et qui n’a lien que de frivoledans le caractère.
COLIFICHET, s. m. Babiole , bagatelle,comme sont des marmousets, de petits émaux,de petits vases de cristal, etc. il n’a que descolijichets dans son cabinet.
Il se dit aussi De certains petits ornemensmal placés, et qui n’ont point de convenanceet de rapport avec les lieux où ils sont mis. Unjardin rempli de colijichets ;. Des maisons , deséglises gothiques surchargées de colijichets.
Il se dit aussi (igurément De certains petitsornemens mis mal à propos dans des ouvragesd’esprit. Cette pièce est pleine de ti’uits d’es-prit , mais qui ne sont la plupart que des co-lifichets.
Colifichet , en termes de Monnoie , estUne petite machine dont se servent les ajus-teurs et les taillereSses pour pouvoir écouanerles pièces.
COLIMAÇON, s. m. Voyez Limaçon.COLIN-MAILLARD, s. m. Sorte de jeu oùl’un des joueurs a les yeux bandés, et s’ap-pelle Cohn-Vaillard. Jouer à Colin-maillard,au Colin-maillard.
COLIQUE, s. f. Sorte de maladie qui causedes tranchées dans le ventre. Coliquebilieuss.Colique hépatique.' Colique venteuse. Coliquegraveleuse ou néphrétique. Colique d'estomac.Furieuse colique. Colique de Poitou , des Pein-tres, des Plombiers. La colique te tient. Sacolique est passée.
COLIR ou COLL s. m. Officier de la Chine ,qui est un Censeur universel, et qui a droitd'entrer dans les maisons pour s’instruire de cequi s’y passe.
COLISÉE , s. m. C’est le nom d’un célèbreAmphithéâtre de Rome, dont il subsiste encorede beaux restes. On l’appeloit anciennement leColossee , a cause de la statue colossale de Ncron,qui étoit près de cet endroit.
COLLABORATEUR, s. m. Celui qui tra-vaille de concert avec un autre, qui lui aidedans ses fonctions, dans 1 exercice de son em-ploi. On dit aussi au féminin, Collaboratrice.
COLLAT AIRE. s. m. ( On prononce les L. )Celui à qui.on a conféré un Bénéfice.
COLLATÉRAL, AIE. adj. ( On prononceles L. ) Ce terme n'est d’usage qu’en parlant deParenté et de succession hors de la ligne di-recte, soit descendante, soit ascendante. Ainsion appelle Héritier collatéral , Un hérifier quine descend point de celui dont il hérite; et onappelle Ligue collatérale , La ligne dont eet
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héritier descend. On appelle aussi Successioncollatérale, La succession qu’on recueille d’unparent en ligne collatérale.
Collatéral, se prend aussi substantive-ment pour Parent collatéral. C'est un collaté-ral. Il n'a que des collateraux pour héritiers.Un collatéral ne peut exclure celui qui descenden ligne directe. Tout son bien est allé à descollatéraux.
On appelle en termes de Géographie, Pointscollatéraux, Les points qui sont au milieu dedeux points cardinaux. Le Nord-est , le Nord-ouest , le Sud-est , et le Sud-ouest, sont lesquatre points collateraux.
COLLATEUR. s. m. ( On pron. les L dansce mot et les trois suivans, ) Celui qui a droitde conférer un Bénéfice. Collateur ordinaire.Jl est collateur , le collateur d’une Cure , lecollateur d'un Prieuré, etc. A l’égard des Cures ,h Patron n'est que Présentateur, VÉvêque enest le Collateur.
On appelle Collateur ordinaire , ou simple-ment Ordinaire , Celui qui de droit communconfère le Bénéfice.
• COLLÀTIF, IYE. adj. Qui se confère. Il nese dit qu’en matières Bénéficiai ’s. Bénéfice col-latif. Dignité collative.
COLLATION, s. f. Droit de conférer un Bé-néfice. Cette collation appartient à VÉvêque ,dépend de VÉvêque. La présentation de cetteCure appartient à VÂbbé , et lu collation àl’Évêque. Ce Prieuré est à la collation d'untel Abbé .
On dit qu 'Un Evêque , qu’un Abbé , ont debelles collations, de grandes collations, pourdire, qu’ils ont droit de conférer plusieurs Bé-néfices considérables.
Il signifie aussi La provision du Collateur.Avoir la collation de VOrdinaire.
Collation. Terme de Pratique. L’action parlaquelle on confère la copie d’un écrit avecl’original, ou deux écrits ensemble, pour savoirs’il n’y a rien de plus ou de moins en l’un qu’enl’autre. Une collation jidèle. Il a fait la colla-tion de cette copie avec l’original, sur l'origi-nal. Faire la collation de divers exemplaires.
Collation , se dit aussi De ce repas légerqu’ou fait au lieu du souper, particulièrementles jours de jeûne. Petite, simple, légère colla-tion. Boûne collation. Il fait collation d'unepomme, etc. Il ne prend, il ne mange à sacollation qu’un morceau de pain. On ne soupepoint en Carême , on ne fait que collation.
Il signifie aussi, Tout repas qu’on fait entrele dîner et le souper. JUagnijiquc, superbe,somptueuse collation. Collation de viandesfroides, de confitures, de pâtisserie, etc. Payerla collation. Donner la collation à quelqu'un.Apporter, préparer la collation. Il y a eu balet grande collation. La collation du Prédicateur.
Remarquez que quand ce mot est employédans la signification d’Un léger repas, on neprononce les deux L que comme un seul.
COLLATIONNER, y. a. Conférer ua écritavec l’original, ou conférer deux écrits ensem-ble, afin de vérifier s’il y a quelque chose de
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plus ou de moins à l’un qu’à l’autre. Colla-tionner sur l’original. Collationner à l’origi-nal Collationner sur les Registres. Il a colla-tionne cet acte, ces pièces.
Collationner „ parmi les Librain s , c’estExaminer si un Livre est entier et parfait, ets il ne manque point quelque feuille ou feuillet.
Collationner, se met aussi absolument, etsignifie, Faire ce repas qu’on appelle Collation.Il a collationné légèrement ; et dans cette ac-ception , les deux L ne se prononcent quecomme un seul; et en ce sens, il est neutre. '•
Collationné, ée. participe. U a la mêmesignification que son verbe, quand il signifieConférer. Copie collationnée à l’original. Ex-trait collationné. On met au bas d’un acte,Collationné à ['original par...
COLLE, s. f. Matière gluante et tenace, donton se sert pour joindre deux choses, et pourfaire qu’elles tiennent ensemble. Colle de fa-rine. Colle d'amidon. Colle forte. Colle depoisson. Colle à châssis. Faire de la colle.Fondre de la colle. Chauffer de la colle. Fairetenir, faire joindre avec de la colle.
On appelle Colle , parmi le petit peuple ,Une bourde, une menlerie, et une chose con-trouvée à plaisir. Voilà une bonne colle, unefranche colle. Il lui a donné une colle.
COLLECTE, s. f. Levée des deniers de lataille et autres impositions qui se font par as-siette. Faire la collecte. Un collecteur qui adissipé les deniers de sa collecte. Du temps desa collecte, pendant sa collecte.
On appelle Collecte, L’Oraison que le Prêtredit à la Messe avant l’Épître.
COLLECTEUR, s. m. Celui qui est nomméen chaque Paroisse pour y recueillir les tailles,ou quelque autre imposition que ce soit qui sclève par assiette. Le Collecteur des tailles. Col-lecteur du sel. Les Collecteurs d'une telle Pa-roisse. Il a été nommé Collecteur cette année-là.
COLLECTIF, IYE. adj. Terme de Gram-maire , par lequel on désigne plusieurs per-sonnes, ou plusieurs choses, sous un nom sin-gulier. Peuple , multitude, armée, sont destermes collectifs.
COLLECTION, s. f. Recueil de plusieurspassages sur une ou plusieurs matières, tirésd’un ou de plusieurs Auteurs.. En ce sens, il semet plus ordinairement au pluriel. Faire descollections. Il a fait une bonne collection detout, ce qu'il y a de plus remarquable dans cetAuteur.
Il sc dit aussi d Un recueil, d’une compila-tion de plusieurs ouvrages, de plusieurs choses,qui ont quelque rapport ensemble. Collectiondes Conciles , des Canons. Collection d’anti-ques, de médaillés, de plantes , de coquilles, etc.
COLLECTIVEMENT, adv. Dans un senscollectif. L'homme , c’est-à-dire, Tous leshommes, pris collectivement.
COLLÉGATÀÏRE. s. Celui, celle à qui unlegs a cté fait en commun avec une ou plusieurspersonnes, à qui une même chose a été léguéeconjointement.
COLLEGE, s. m. ( On prononce CoUge ,)