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Tome premier. A - K.
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Certain Corps ou Compagnie de personnes no-tables qui sont en même dignité. Le Collègedes Cardinaux, ou le Sacré Collège . Le Col-lège des Électeurs , des Princes, des Villes del'Empire. Le Collège des Secrétaires du Roi

Collège, signifie aussi Un lieu destine pourenseigner les Lettres , les Sciences, les Lan-gues, etc. dans lequel d’ordinaire demeurentplusieurs Professeurs ou Eégfns. Collège* bienfonde. Aller au Collège. Etudier au Collège.Etre en pension , être pensionnaire dans unCollège. Mettre un enfant au Collège , Vcn-voyer au Collège. Il est Régent au College de...Au sortir du Collège. Fonder un Collège. Ren-voyer au Collège.

Ou appcloit Collège Royal , Un Collegefonde' à Paris par François 1 er .

Cn dit, Cela sent le Collège , pour dire.Cela a un air de pédanterie.

COLLÉGIAL, ÀLË. adj. Il n’est guère enusage qu’au féminin, et dans cette phrase,Eglise Collégiale , qui se dit d’un Chapitre deChanoines sans £iége Épiscopal. Le ChapitreiVune Eglise Collégiale. Ou dit aussi Une Col-légiale, et ce mot alors est substantif.

COLLÈGUE, s. m. (On prononce Colègue.)Compagnon eu dignité, ou qui a égale puis-sance en même Magistrature, ou mémo Négo-ciation, ou même Commission, comme éteientautrefois les deux Consuls de Home, et commesont aujourd’hui les Présidens en même Cham-bre, les Avocats et les Procureurs du Ixoi cnmême Juridiction, les Ambassadeurs , les Dé-putés et Commissaires envoyés ensemble peurune même affaire. Ce mot de Collègue sc ditDe ceux qui sont en petit nombre, comme celuide Confrère de ceux qui sont d’une Compagnienombreuse.

COLLER, v. a. (On ne fait sentir qu’uu Ldans ce mot et dans les quatre suivans. ) Join-dre et faire tenir deux choses ensemble avecde la colle. Coller des châssis. Coller du papier.Coller des ais. Coller une image sur du carton.Coller une pièce d'ébène sur d'autre bois, etc.Coller contre la muraille, à la muraille. Collerdeux choses ensemble.

Colleu , signifie aussi Enduire 'de colle, flfaut coller cette toile avant que de l'imprimer.Ce papier boit , parce qu'on ne Va pas biencollé.

On dit, Coller du vin, pour dire, Y mettrede la colle, de poisson pour l’éclaircir.

On dit figurém. et famîlièmn., Se coller , êtrecollé contre un mur, pour dire, Se tenir droitcontre u n mur, comme si on y étoit attaché.

On dit au jeu du Billard , Coller une bille ,ou simplement Coller , pour dire, Pousser ouplacer une bille de manière quelle reste immo-bile tout près de la bande.

Collé , Ée. participe.

On dit figurément d’Un habit Lien fait etqui est juste à la mesure du corps, qu’il estcollé , qu’i/ semble collé sur le corps.

Ou dit aussi d’Un homme, qui est ferme/etdroit à cheval, qu’/Z est collé sur son cheval ,collé sur la selle.

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On dît, Avoir les yeux collés sur une chose ,sur quelque personne, pour dire, La regarderattentivement et long-temps.

On dit, qu’ - Une personne a la bouche ou leslevres collées sur quelque chose , Quand elieles y lient long-temps attachées. Il est mort labouche collée sur le Crucifix. Elle demeuralong-temps la bouche collée sur le visage de samère. v

On dit, qu’Un homme est collé sur ses livres,Quand il est fort attaché à l’étude.

On dit au jeu du Billard , qu’On est collé ,que la bille est collée, Lorsqu’elle est placéeprès de la bande.

COLLERETTE, s. f. Sorte de petit colletde linge, dont les femmes se servent quelque-fois pour se couvrir la gorge et les épaules. Col-lerette de batiste» Collerette de qaze.

COLLET, s. m. Cette partie de l'habille-ment qui est autour du cou. Collet de pour-point. Collet de manteau.

Collet , étant mis absolument, se prendpour Celte puce de toile qu’on met autour ducou par ornement, et qui s’appelle autrementRabat . Collet de toile, de batiAe, d’Hollande.*Collet uni. Collet à denlelle, ii passement, etc.Grand collet. Petit collet. Empeser un collet.Attacher un collet. Ajuster un collet. Colletbien mis. Collet bien fait. Collet chiffonné.

On appelle familièrement les Ecclesiasti-ques, Petits collets y Gens à petit collet. On ditaussi dans ce sens, Le petit collcl, pour dési-gner Leur état.

On appcloit autrefois Collet monté , Un col-let où. il y avoit de la carte ou du fil de fer pourle soutenir; et on dit, Du temps des colletsmontés, pour dire ,Au vieux temps. On ditdans le même sens, Cela est collet monté , biencollet monté, pour dire, Cela est antique, oupour dire, Cela a un air contraint et guindé.

On appelle aussi Un homme ou une femmequi affecte mi,e gravité outrée, Un collet monté.

On dit, Sauter au collet de quelqu'un, leprendre y le saisir au collet , pour dire , Le sai-sir au cou pour lui faire violence.

On dit par extension , Prendre, saisir quel-qu'un au collet, lui mettre lu me in sur le collet,pour dire, L’arrêter et le faire prisonnier.

On dit proverbialement d’Un profit inopinéqui vient à un homme, Voilà mille écus derente qui lui sautent au collet.

On dit, Prêter le collet à quelqu'un, pourdire, Sc présenter pour lutter ou combattrecorps à corps contre lui. Je su:s aussi fort quelui, je lui prêterai le collet quand il voudra.

On dit aussi figurément et familièrement,Prêter le collet à quelqu'un, pour dire, Lui te-nir tête en quelque chose que ce soit. Il pré-tend être un grand joueur d'échecs, je lui prê-terai le collet quand ilvoudi’a. Il fait le doc-teur, je lui prêterai le collet sur quelque ma-tière que ce soit.

On appelle Collet de mouton, collet de veau ,La pièce, la partie du cou qui reste après qu’onen a ôté le bout le plus proche de la tête.

Collet, en termes de Botanique , se dit De

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cette partie de la plante où finit la racine, etoù commence la lige.

Collet de buffle. Sorte de pourpoint faitde peau de fcufilc, et qui est h gl andes basqueset sans manches.

Collet, -signifie encore Une sorte de lacs ùprendre des lièvres, des lapins, etc. Tendre uncollet. Prendre des lièvres au collet, des lapins ,des perdrix, etc.

COLLETER, v. a. Prendre quelqu’un nucollet pour le jeter par terre, fl Va colleté. Lisse colletèrent. Ils se sont colletés.

Il se dit aussi Des animaux. Le dogue colletale loup.

Colleter , signifie aussi, Tendre des colletspour prendre des lièvres, des lapins, des per-drix, etc. Il est défendu par les Ordonnancesde colleter. En ce sens il est neutre.

Colleté , ée. participe,

On dit en termes de Blason , Colleté, colletée,en parlant d’Un animal qui a un collier d’unémail, ou d’une couleur différente de celle ducorps. Levrette de sable colletée d'argent.

COLLEUR, s. m. Celui qui fait des cartons;celui qui colle du papier peint sur les mursd’une chambre.

COLLIER , s. m. Rangée de perles ou d’au-tres choses de même nature, que les femmesportent au cou pour se parer. Collier de grandprix. Collier de perles, de pierreries, etc. En-filer un collier. Son collier est déjilé.

Il se dit aussi d’Un cercle de fer, d’argent,ou de quelque autre matière, qui se met autourdu cou des esclaves, ou des Mores, ou deschiens. Mettre un. collier d’argent au cou d'unMore. Mettre « un dogue un collier garni declous , de pointes de clous, pour se défendreco7ifre le loup et quelques autres animaux.

Proverbialement et figurément, en parlantDe quelqu'un qui a une grande autorité, ungrand pouvoir dans une compagnie, on dit,que C’est un des grands colliers, un de s groscolliers de la compagnie.

Collier, se dit aussi De celte chaîne d’orqui se. donne à ceux qu’on fait Chevaliers dequelque Ordre, et qu'ils portent aux jours decérémonie. Le Collier de l'Ordre du Saint-Es-prit , le Collier de l’Ordre de VAnnonciade;ou simplement, le Collier de Saint-Michel , duSaint-Esprit , de la Toison, de VAnnonciade.Il porte le Collier de l’Ordre, etc.

Collier, se dit aussi d’Une marque natu-relle cn forme de cercle, qui sc voit quelque-fois autour du cou des animaux et des oiseaux,et est différente du reste de leur poil ou de leurplumage. Un merleau collier. Un chien noirqui a un collier blanc.

Collier , est aussi La partie du harnois deschevaux de charrette ou de labour ,qui est laitede buis et rembourrée, et qu’on leur met aucou pour tirer.

ün appelle figurément et familièrement,Collier de misère, ün engagement à nn état, àune profession, à une occupation pénible et la-borieuse. Voilà 1rs Vacances fuies, il faut re-prendre le collier de misère. On dit en plaisan-