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Tome premier. A - K.
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On dit, qu’Uue armée marche sur une oùplusieurs colonnes , pour dire, qu’Elle marchesur une ou sur plusiei,irs lignes qui ont peu defront et beaucoup de hauteur.

On appelle figurém., Colonnes de l'Eglise ,Colonnes de VËtat, Les grands personnagesqui soutiennent l’Église et l’État par leur vertu jpar leur capacité', par leur courage.

On dit aussi figurément qncLaPaijc et laJustice sont les deux colonnes de VËtat.

On appelle aussi Colonne , en tenues 'dePhysique, Une quantité de matière fluide deligure cylindrique^ qui a une hauteur et unebase déterminées réellement ou par la pensee.Colonne d’air. Colonne d’eau. Il J a une co -lonne d’air qui pèse contre la colonne de mer-cure , soutenue dans le baromètre,

COLOPHANE, s. f. Sorte de résine, dontles joueurs d’instrumçnsse servent pour frotterles crins de l’archet dont ils jouent.

COLOQUINTE, s, f. Plante du genre descucurhites, dont le fruit est moins gros et a desformes très-variées ; tantôt il est à côtes commele melon, tantôt il est long et lisse comme unepoire, et bigarre de jaune et de vert, maisdistingué par son amertume et sa qualité pur-gative. Pomme de coloquinte. Amer comme co-loquinte.

COLOîlÂNT, ANTE. adj. Qui colore, quidonne de la couleur. Parties colorantes.

COLORER, v. a. Donner la couleur, de lacouleur. Le Soleil colore les fruits, colore lesfieurs, les nuées. La nature colore les pierre-ries , colore les métaux, etc. L’art de colorer leverre, le cristal.

Il s’emploie aussi avec le pronom personnel.Les ftuils se colorent peu à peu au Soleil. Lesraisins commencent à se colorer.

Il signifie figurément, Donner unabelle ap-parence à quelque chose de mauvais. Colorerune injustice. Colorer un mensonge. lia si biencoloré-sa faute , sa lâcheté .

Coloré, ée. participe.

On appelle Du vin qui est plus touge quepaillet, Du vin coloré. Ce vin est trop paillet ,je le vouârois plus coloré.

On dit aussi d’Un homme qui est rouge de■V.isage , qu’il a le teint coloré.

On dit encore au figuré,/! n’a pas même untitre coloré , Un titre apparent. -

COLORIER, v. act. Employer les couleursdans un tableau. Colorier un tableau. CePeintre-là colorie fort bien , mieux qu’il nedessine.

Colorié , ée. participe. Tableau bien co-lorié.

COLORIS , s. m. Ce qui re'sulte du mélangeet de 1 emploi des couleurs dans les tableaux,principalement.pour les figures humaines. Co-lons frais. Coloris tendre, vif. Coloris qui estbien de chair. Colons qui a bien de la force.Le coloris d’un tableau. Le coloris d’un telPeintre est excellent. CePeinlre est estimé pourson coloris. Ce taMeau pèche dans le coloris,par le coloris.

On dit d’Un beau visage, d’un teint frais et

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vermeil, Voilà un beau coloris. On le dit aussiDes fruits. Voilà des pêches d’un beau coloris.

COLORISTE, s. m. Terme de Peinture.Peintre qui entend bien le coloris. C’est un bon-coloriste , un grand coloriste.

COLOSSAL, ALE. adj. De grandeur déme-surée. Figure colossale. Au pluriel il n’est d’u-sage qu’au féminin. Des statues colossales,

COLOSSE, s. m. Statue d’une grandeur dé-mesurée. Le Colosse de Rhodes .

On appelle figurément Un homme de fortgrande stature, Un Colosse, un grand Colosse.

GOLOSXRE. s. m. Terme de Médecine. Pre-mier lait qui se trouve daus le sein des femmesaprès leur délivrance.

COLPORTAGE, s. m. Emploi, fonction deColporteur.

COLPORTER, v. act. Faire le métier deColporteur. C’est porter dans les rues et parles campagnes, des marchandises, des livres,des papiers publics, etc. pour les vendre. Ilest défendu de colporter des livres impriméssans, privilège. Il gagne sa vie à colporter.

On s’en sert au figuré. Colporter une his-toire scandaleuse , La répandre en la racontantdans les maisons.

Colporté, ée; participe.

COLPORTEUR , s. masc. On appelle ainsicertains petits Merciers qui portent sur leurdos ou devant eux , de petites marchandisesdans.des mannes et dans des malles pendues àleur cou. On donne ce nom plus ordinairementà ceux qui crient et qui vendent dans les ruesles Édits, les Ancts, et plusieurs autres sortesd’écrits imprimés avec autorité publique. C’estun Arrêt que les Colporteurs crient dans les rues.

On le dit aussi De ceux qui vont vendre deslivres dans les maisons.

COLURE. s. masc. Il se dit De deux grandscercles qui coupent l’Équateur et le Zodiaqueen quaire parties égales, et qui servent à mar-quer les quatre saisons de l’année. Colure desEquinoxes. Colure des Solstices.

COLZA, s. ro. Espèce de chou sauvage. Onen sème beaucoup dans l’Artois. On tire de sagraine une linile bonne à brûler, et à d’autresusages.

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COMA. s. irî. Terme de Médecine. Maladiesoporeuse.

COMATEUX , EUSE. adj. Qui produit Ouannonce le coma.

COMBAT, s. masc. L’action par laquelle onattaque, ou l’on se défend. Combat d’homme àhomme. Combat singulier. Combat d'une arméecontre une autre armée. Combat douteux.Combat à outrance. Combat opiniâtre. Combatsanglant. Combat sur terre. Combat sur mer.Combat naval. Reîidre, livrer combat. Attirerl'ennemi au combat. Tenter la fortune du com-bat. Soutenir le combat. Donner , hasarder uncombat. Présenter , accepter le combat. Au fortdu combat. Dans la chalew du combat. Ils serendirent sans combat. Tenter le combat. Finirle combat. Eviter le combat, rétablir le combat.

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On dît, Etre hors de combat , pour dire,Notre plus eu état de combattre : et il se dit aupropre et au figuré.

Combat, est moins que Bataille. Ce ne futqu’un combat , ce ne fut pas une bataille. Quel-quefois cependant il se prend pour Bataille. I.ecombat a été rude entre les deux armées.

Faire un combat , ne s’entend que d’Uncombat singulier. 11 s’est fait un combat en tellieu.

Combat, se dit figurément De certains étatsd’agitation, de trouble et de souffrance. La viede V homme est un combat perpétuel.

Combat, se dit aussi figurément, Des con-trariétés, des oppositions qu’on éprouve. Ilfaut rendre bien des combats pour vaincre sespassions.

Combat , se dit aussi De toute sorte de con-testation et de dispute. Combat de civilité,d’esprit.

. On le dit De l’opposition et de la contrariétéde certaines choses .entre elles. Le combat deshumeurs dans le corps. Le combat des élémens.Le combat des vents.

Combat , se dit aussi De certains Jeux pu-blics des Anciens , comme les Jeux Olympi-ques , les Jeux du Cirque, etc.

COMBATTANT, s. m. Homme de guerremarchant en campagne sous les ordres du»Général. Une armée de trente mille combattons.

Il se dit aussi en parlant d’Un des soutenansou des assaillans d’un Tournoi, Quandlesdeuxcombattans furent en présence.

On dit proverbial., quand tout le monde seretire d’une partie de jeu, ou de la danse, Lecombat finit faute de combattans.

COMBATTRE, v. a. (Il se conjugue commeBattre. ) Attaquer son ennemi, ou en soutenir,en repousser l’attaque. Combattre les ennemis.Combattre vaillamment. On a combattu vail-lamment de part et d’autre. Combattre à ou-trance. Combattre de près. Combatte de loin.Combattre de pied ferme. Combattre corps àcorps. Combattre à pied. Combattre à cheval.Combattre armé. Combattre en champ clos.Combattre à Vêp >ée , au pistolet Combattrecontre quelqu’un.

On dit figurément: Combattre les difficultés.Combattre les tentations. Combattre les raisons,les sentiniens, les opinions d'autrui. Combattreles vices. Combattre Vhéresie. Combattre unedoctrine.

On dit figurément, qu’Un remède combatun mal , pour dire, qu’il agit fortement contrele mal.

On dit aussi figurément, qu’Un hommecombat en lui-même, pour dire, qull est extrê-mement embarrassé à sc déterminer, et qu il sepasse en lui une espèce de combat. J ai long-temps combattu en moi-même avant quç deprendre mon parti.

Ôn dit, Combattre ses passions , combattrera colère , pour dire, Y résister, les réprimer.

On dit encore, Combattre contre les vents;contre la faim, la soif; et dans un style plussoutenu, Combattre les vents, la faim; etc.