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tant cl’Un liommc marie, qu’ 7 Z a pris le collierde misère.
On appelle Cheval de collier , Un cheval quiest propre à tirer; et on dit, Cheval franc ducollier, pour dire, qu'il tire de lui-même, sansqu’il soit besoin de lui donner des coups defouet.
On dit proverbialement et figuréin. qu Unhomme est franc du collier , pour dire, qu IIprocède franchement en toute chose, et qiiilsert ses amis de bon cœur sans se faire prier.
On dit aussi d’üti homme de guerre, qui necraint point de s’exposer dans l’occasion quandil le faut, et qui y va de bonne grâce, qu’il estfranc du collier.
On dit figurément et familièrement. Donne;-un coup de collier , pour dire, Faire un nouveleffort pour réussir dans quelque entreprise.
COLLIGER. v. a. Faire des collections desendroits notables d’un Livre. ïl a colligé biendès passager. Il est vieux.
Collige, ée. participe.
COLLINE, s. f. (On pron. Coline.) Petitemontagne qui s’élève doucement au-dessus dela plaine. Longue colline. Petite colline. Bellecolline. Le haut de la colline. Le pied , le basde la colline, le penchant de la colline. Collineplantée de vignes.
Les Poètes appellent Le Parnasse , La doublecolline.
GOlIaQUATIF, IVE. adj. (Dans ce mot et
le suivant, gua se prononce coua.) Terme d
Médecine. Qui accompagne et indique la dé-composition des parties fibreuses et glutineusesdu sang. Sueur coïhquative, etc.
COLLIQUATiON. s. f. Terme de Médecine.Décomposition des parties fibreuses et giuti-
ncuses du sang.
COLLISION, subst. f. Terme didactique. Techoc de deux corps. Les Philosophe. : expliquentplusieurs efftis par la collision des corps.
COLLOCATION, s. f. Terme de Pratique.Acdon par laquelle on range des créanciersdans 1 ordre suivant lequel ils doivent, êtreprrjes. Ors a fait } a collocation de ses créan-
ciers.
(. n appelle Collocation utile, Une colloca-tion pour le payement de laquelle il y a des de-niers suffisamment.
Tl signifie aussi L’ordre, le rang dans lequelchaque créancier est colloqué. Il a été payé sui-vant sa collocation.
On appelle Collocation de l’argent, L’em-ploi qu’on fait de l’argent en le plaçant.
COLLOQUE, s. m. Dialogue, entretien dedeux ou de plusieurs personnes. Il n’est guère*n usage qu’au titre de certains livres:les Colloques 'd’Érasme ; ou dans le st}Ic familier. IL° nt ensemble de fréquent colloques. Ils ontun long colloque.
r ‘Oi.tOQUE, se dit aussi De la conftV’-ce te-*? Ue a l >0 " s sy entre les Catholiques cl les gem' a Religion prétendue Réformée. Le Col -loque, de PoiVy.
OOLLOquer. v. a. Placer.
D n est plus guère d'usage qu'en parlant
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Des créanciers qu’on met en ordre, afin qu’ilspuissent toucher leurs deniers sur le prix d’unbien qui se décrète en Justice. - Il a été colloquéutilement. On Va colloqué selon Vordr’c de sonhypothèque. Il a été colloqué par préférence.
Colloqué, ée. participe. Un créancier col-loqué.
COLLUDER. v. n. Terme de Palais. S’en-tendre avec sa partie au préjudice d’un tiers.
COLLUSION, s. f. Intelligence secrète entredeux ou plusieurs parties au préjudice d’untiers. Collusion secrète. Collusion visible , ma-nifeste. On voit bien qu’il y a collusion entreux , qu’il y a de la collusion.
Il se dit aussi De toute intelligence secrètedans les affaires pour tromper un tiers. On di-soit qu’il y av'oit collusion entre les chefs despartis co 7 itraircsi
COLLUSOIRE, adj. des 2 genres. Terme doPratique. Qui se fait par collusion. Cela estcollusoire. Procédure collusoire. Sentence col-lusoire.
COLLUSOIREMENT. adv. D’une manièrecollusoire. Cet arrêt a été rendu colluc.oirement.
COLLYRE, subst. m. Remède extérieur quis’applique sur les yeux. Il ne t guère d’usagequ’en termes do Médecine . Ccllyje sec. Collyreliquide.
COLOMBAGE, s. rfh Rang de solives poséesh plomb dans une cloison de charpente.
COLOMBE, subst. f. Pigeon. Ce mot es'consacré à la Poésie, et su style soutenu. Latendre colombe. La fidèle colombe. Jupiter fut.nourri par des colombes.
Il s’emploie au lieu de Pigeon, dans toutesles phrases tirées ou imitées de l’Écnture-Sainte.Le Saint-Esprit descendit en forme de colombesur Nctre-Seigneur Jésus-Ckrist. Les femmespresentoienl au Temple , le jour de leur purifi-cation , une paire de tourterelles eu de colombes.Simple comme une colombe. La simplicité de! a colombe. L'Eglise est comparée à une chastecolombe.
COLOMBIER, s. m. Bâtiment en forme detour ronde ou carrée, où l’on retire et nourritdes pigeons. Colombier à pied. Colombier bienqarni. Peupler un colombier. L'échelle , lesboulins d’un colombier. Un colombier de cinqcents boidins, de nulle boulins ou trous.
O11 dit figurément et proverbialem., Fairevenir , attirer les pigeons au colombier , pourdire, Attirer des chalands, des personnes quiapportent du profit.
On dit aussi, Chasser les pigeons du colom-bier, pour dire, Éloigner, effaroucher ceux quiapportent du profil dans une maison. Vousquerellez ceux qui vont acheter chez vous ,c’est chasser les pigeons du colombier.
CGLOMïîIN. s. m. Minéral. Il se dit De lamine do plomb pure.
CCLOMBTN, ÏNE, adj. Qui est d’une cou-leur mélangée’entre le rouge et le violet, ap-prochant du gris-de-lin. Tafftas colombin.cote colombine. Couleur colombine. Ce moc estvieux : on dit aujourd'hui Gorge de pigeon.
COLON, subst. ni. Celui qui cultive une
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terre. On donne ce nom aux habilans des Co-lonies.
Il sé dit par extension De ceux qui cultiventdes terres dans quelque Pays que ce soit. CePays manque de Celons.
CÔLON, s m. Terme d’Anat. L’un des grosintestins, qui suit le ccccum. Le côlon est ordi-nairement le siège de la coliifuc.
COLONEL, s. m. Celui qui commande unRégiment de Cavalerie, d’Infantciic, ou deDragons. Colonel du Régiment des Gardes.Colonel des Suisse s. Lieutenant Colonel .
On appelle Colonel Général de la Cavalerie,Celui qui commande toute la Cavalerie ; ColonelGénéral des Dragons , Celui qtü commandetous les Dragons. Lorsqu’il y a un Colonel Gé-néral de lTnfanteric, les Colonels particuliersne prennent que le titre do Mesîres de Camp.
Colonel, est adjectif dans cette phrase.Compagnie' Colonelle , c’est-à-dire, La pre-mière Compagnie d’un Régiment, celle qui n’a: point d’autre Capitaine que le Colonel ; et ondit absolument La Colonelle , pour dire, laCompagnie Colonelle.
COLONEL s. f. Nombre de personnes del’un et de l’autre sexe, que l’on envoie d’unPays pour eu habiter un autre. Tl y a plusieurscolonies Françoises dans le jYcuveau-McndiéEnvoyer une colonie. Etablir une colonie. LesRomains envoyoient des colonies de soldatsvétérans dav's les Villes qu'ils avoient conquises.
Colonie, se dit aussi Des lieux où l’on en-voie des hnbitans. Marseille est une colonie desPhocéens . Cologne est une colonie des Romains .Les colonies d’Amérique .
COLONNADE, s. f. collectif. Suite de co-lonnes rangées pour servir d’ornement à ungrand édifice y à une place publique, ou à nn'beau jn.rdih. La colonnade de Saint-Pierre. Lacolonnade des jardins de Versailles . La colon-nade du Louvre.
COLONNE , s. f. Sorte de pilier ’de forme'à pm près cylindrique pour soutenir, oupour orner un bâtiment. Colonne de marbre.Colonne de bronze , de pierre , de bois. Colonnedorée. Colonne torse. Colonne cannelee. Co-lonne Corinthienne. Colonne Dorique , 'etc. Co-lonne isolée. Colonnes accouplées. Dresser unecolonne. Deux rangs , deux ovdres de colonnes.La base , le fit, le chapiteau de la colonne.
I! y a' aussi De grandes colonnes qui sontindépendantes des bâtimens, et 'qu’on élèvedans les places publiques. La colonne de Tra-jan, ou la colonne Trajane , etc.
O11 appelle Les deux montagnes du Détroitde Gibraltar , Les colonnes d'Ilercule.
Gnj appelle Les piliers d’un lit, Les colonnesd'un lit.
Ori dit, qu Un livre est écrit ou imprimépar colonnes , Quand les lignes 11c sont pas detoute la largeur de la page, mais que la p a £ cest divisée de haut en bas en deux ou plusieursparties. Dans ce livre-ci il y a ti'ois colonnesà la page. Il est imprimé par colonnes, a neux,à trois colonnes. Ce Dictionnaire est a troiscolonnes.