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Tome premier. A - K.
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s6'5 C OIVT

théâtre puhl'x. Ton Comédien. Excellent Co-médien. iCauvais Comédie.i. C'est un pitoyableComédien. Ce Comédien excelle dans le co-mique, mais joue mal dans 1e sérieux, dans letragique. Comédiens de campagne. ComédiensFranrois. Comédiens Italiens . Troupe de Co-médiens. Ce Poète a donné sa pièce aiix Comé-diens. Les Comédiens ont afjiché une Piècenouvelle.

On dit figurément d’Un homme, qu'il eslbon Comédien , pour dire, cju’IÎ feint bien despassions et des sentimens qu'il n’a pas. Et ence sens on dit d’Un hypocrite, ou d’un hommequi change de conduite ou d’opinions selon sonintérêt et les circonstances, que C'est un granaComédien .

COMESTIBLE, adj. 'des 2 genres. Qui peutse manger. Il ne se dit que De ce qui convientà la nourriture de l’homme , et ne se prendguère adjectivement que dans ces phrases :Denrées comestibles. Viandes et autres chosescomestibles.

L’usage ordinaire est de prendre ce motsubstantivement. Le comestible. Des comes-tibles. Un impôt sur les comestibles. On trouvechez ce Traiteur toutes sortes de comestibles.Les comestibles sont rares et chers dans cettePlace.

COMÈTE, s. f. Corps lumineux qui paroîtextraordinairement dans le Ciel, avec une traî-née de lumière, à laquelle on donne tantôt lenom de Chevelure, tantôt le nom de Barbe, ettantôt celui de Queue. Comète chevelue. Co-mète barbue. Comète à queue. 71-paruf une co-mète. On -vit une comète. Le mouvement d'unecomète. Le cours d'une comète. Le peuple croitque les comètes sont des présages d’un événe-ment funeste.

On appelle en termes de Blason , Comète,Une étoile à queue ondoyante , qu’on repré-sente avec huit rayons.

Comète , signifie aussi Une espèce de jeuqui se joue avec des cartes, el dont une porteparticulièrement le nom de Comète. Jouer ù laComète.

COMÈTE, ÉE. adject. Terme de Blason ,qui se dit Des pièces qui ont dos rayons 011 -doyaus et mouvons du chef ; au lieu que lesravons fiambojdns sont mouvons de la pointede l’écu.

COMICES, s. rri. pL se dit en parlant DesAssemblées du Peuple Romain, pour élire des.Magistrats, ou pour traiter les alfaires impor-tantes de la République.

COMINGE . s. f. Bombe d’une grosseur con-sidérable.

COMIQUE, adj. des 2 genres. Qui appar-tient a la Comédie, prise dans le premier sensque nous avons marqué ci-dessus. Pièce co-mique. Poete comique. Sujet comique. Stylecomique. Cette intrigue est tout-ù-^ut co- rmique.

Comique, signifie aussi, 'Plaisant, propre àfaire rire. Visage comique. Aventure comique,liomun comique.

Il esl aussi substantif ; et en cette acception,

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:1 signifie Genre comique, style comique. CetAuteur entend bien le comique.

On dit dans cette acception, q n'Un Comé-dien n’est bon qïïe pour le comique , pour dire,qu’il ne joue bien que les personnages comi-ques. C’est un bon Comique. Les Comiques decette Troupe ne sont point bons.

COM'.QUEMENT. adv. D’une manière co-mique. Il a traité ce sujet comiquement.

COMITE, s. m. Officier proposé pour fairetravailler la chiourme d’une Galère. C'est unComité. Le Comité d'une Galère. Impitoyablecomme un Comité.

COMITÉ, s. m. Assemblée de personnescommises pour la discussion de certaines af-faires, de certains objets. Il s’est tenu plusieurscomités sur cette affaire.

U se dit aussi familièrement d’Une sociétérestreinte à un petit nombre. ZVous souperonsce soir en petit comité. On a fait une lectureeu petit comité,

COMMA. s. m. Terme de Musique. Diffé-rence du ton majeur au ton mineur.

Comma , en termes d’imprimerie , signifieaussi Une espèce de ponctuation qui se marqueavec doux points l’un sur l’autre.

COMMANDANT, adj. Qui commande dansune Place, ou qui commande des troupes. LesOfficiers commandans.

Tl est plus ordinairement substantif. S'il sefait du désordre , on s’en prendra ait Comman-dant. Il faut parler au Commandant.

COMMANDE, s. f. Ii n’est d’usage qu’encette façon déparier adverbiale, De commande.Ainsi on dit : Ouvrage de commande , Bureaude commande , Meuble de commande, pourdire, Un ouvrage, un bureau, un meublequ’un ouvrier a fait exprès pour quelqu’un quilui en a donné l’ordre.

On dit par extension, d’Un ouvrage qui doitêtre fait dans un temps prescrit, que C'est unouvrage de commande ; Une maladie de com-mande , p*».r dire, Une maladie feinte et sup-posée.

COMMANDE. s. f. Procuration, commissiond’acheter ou de négocier pour autrui.

COMMANDEMENT, s. m. Ordre que donnecelui qui commande, qui a pouvoir de com-mander. Commandement verbal. Commande-ment par écrit. Il a fait cela par votre com-mandement. J’obéis à vos commandemens.

On dit au Palais Commandement , pour dire,L’exploit fait par un Sergent en vertu d’uneobligation ou d’une Sentence, par lequel ilcommande au nom du Roi et de la Justice, depayer, de vider les lieux, etc,

Commandement, veut dire aussi Autorité,pouvoir de commander. Avoir commandementsur quelqu'un. Il a Je commandement sur lestroupes. Cela est sous son commandement.Prendre le commandement. Refuser le com-mandement.

On dit, Avoir le commandement d'une Pro-vince, d'une Place, pour dire^ Y avoir laqualité, la place de Commandant.

On disoit autrefois d’Un Capitaine, qu’7J

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avoit le commandement beau , pour dire, qu’ilcommandoit de bonne grâce; et qu Tl a le com-mandement rude, pour dire, qu’il est altier etimpérieux.

Cn dit ironiquement d’Un homme qui com-mande une chose qu’il n’a pas droit de com-mander, qu'il a le commandement beau.

On dit, Avoir quelque chose « son comman-dement, pour dire, Pouvoir s’en servir à savolonté. Il n’a point d’équipage , mais il « lescarrosses de tous ses amis à son commandement.

On dit, qu’On a une chose à commandement .,pour dire, qu’On l’a en main, et qu’on en peutfacilement disposer. Il a font à commandement,l'argent, etc.

On dit, qu Un homme a le Latin à com-mandement, pour dire, qu’il le parle commesa langue naturelle.

On appelle Bdton de commandement, Unbâton qne divers Officiers portent pour marquede leur autorité.

Les Secrétaires d’Etat prennent dans leurstitres la qualité de Seci’étaires d'Ëlat et desCommandemens.

On appelle Secrétaires des Commandemens,Les principaux Secrétaires des Princes et Prin-cesses de la Famille et de la Maison Royale.

On appelle Lettres signées en Commande-ment, Des Lettres, des Arrêts signes par unSecrétaire d’Etat.

Commandement, se prend encore pour Loi ,pour précepte. En ce senson dit par excellence,Les dix Commandemens de Dieu, les Com-mandemens de l’jEglise. Pécher contre le pre-mier Commandement.

COMMANDER, v. a. Ordonner, enjoindrequelque chose à quelqu’un. Il lui a commandételle chose. C’est Dieu qui le commande.

On dit proverbialement ô celui qui veutcommander quelque chose à des gens qui nedépendent pas de lui, Commandez à vos valets ,pour dire, Vous n avez rien à me commander.

On dit par compliment : JS'avcz-vous rienù me commander pour votre service? Vousn'avez qu'à commander.

On dit, Commander quelque chose à uiïouvrier , à un artisan, pour dire, Lui donnerordre de faire quelque chose de son métier. Ila commandé un habit , des souliers , etc. Com-mander une tourte chez un Pâtissier. Com-mander un dîner à un Traiteur.

Commander , signifie aussi, Avoir droit etpuissance de commander, avoir autorité, em-pire; etcnce sens il est neutre. Le Prince com-mande à scs Sujets, le père à scs en fans , lemaître à ses domestiques , le Capitaine à sesoldiits , etc. Il commande dans la Ville, dansla Citadelle. Commander dans une Province.Commander sur mer. Commander en maître ,en Roi. C'est un Prince né pour commander,fl faut savoir obéir pour savoir bien commander.

On dit familièrement, Commander à la ba-guette , pour dire, Commander avec un empireabsolu. Il se dit aussi quelquefois pour dire,Commander avec hauteur, avec fierté.

On dit figurément dans les choses de Mo-