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Tome premier. A - K.
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raie : Commander à ses passions. Se commanderà soi-même.

Ou dit figurément, qu’Une Place forte com-mande à tout un Paysj pour dire, qu’Elle letient eu respect. On dit dans le même sens,qu’ Une garnison commande à toute lu fion-tière.

On dit aussi h l’actif, quünc éminence ,une montagne commandé une Place, pour dire,qu’Elle est dans une situation élevée d’où l’on-peut tirer dans la Place de haut en Las ; et danscette même acception oü dit, que Lu Citadellecommande la Ville.

Commander, signifie aussi, Avoir le com-mandement, l’autorité. Ainsi on dit, Comman-der une année, pour dire, Avoir le comman-dement d’une armée. Commander les arméesdu Roi. Commander Vavant-gavde. Comman-der Vaile droite. Commander Vaile gauche .Commander un Régiment. Commander unetroupe. Commander un vaisseau. Commanderl'armée navale. Commander une Flotte , uneEscadre.

Commander , se dit aussi, peur dire, Menerà la guerre une troupe, du commandement delaquelle on est chargé. Il commandoit les Dra-gons. L'Officier gui commandoit les Coureurs.On dit aussi, que Des gens de guerre sontcommandés pour une action, pour une attaque ,pour dire, qu’Cn leur a donne ordre de faireune attaque ; et dans la meme acception on dit :Le Régiment des Gardes fut commandé pourouvrir la tranchée. La Maison du Roi estcommandée pour.... On commajida un Capi-taine et un Lieutenant par bataillon. Il est àremarquer, que Commando' ne régit la per-sonne directement et sans préposition, quedans ces sortes d’exemples qui ont rapport à laguerre,.

Commandé, ée. participe.

COMMANDE RIE. s. f. On appelle ainsi LesBénéfices affectés à l’Ordre de Malte , ou à quel-que autre Ordre Militaire. Une Commanderie deMalte, une Commanderie de VOrdre Teutoni-gue. Une Commanderie de S aint-J acques , deSaint-Lazare. '

COMMANDEUR, subst. m. Chevalier d’unOrdre Militaire ou Hospitalier, pourvu d’unBénéfice du même Ordre, qui lui donne le titrede Commandeur. Commandeur de Malte. Com-mandeur de Samt-Lazare. Commandeur deSaint-Louis. Commandeur de VOrdre Teuto-jiigue.

On appelle Commandeurs de l’Ordre LesEcclésiastiques qui ont l’Ordre du Saint-Esprit . Commandeur de VOrdre du Saint-Esprit.

COMMANDITAIRE, s. m. Celui qui a une

commandite.

COMMANDITE, s. f. Société de deux Me

anqs > dont l’un donne son argent, et Tau!ses soins c . t t i ■

• • *Jociefe en commandite.

ME. adv. de comparaison. De mêi? ( î Ue * Jk sont faits Vtm comme Va

Ca froid comme glace. Il est hrucomme un. Itou. Faites comme cda. Com i

COM

j’espère. Comme Von dit. Comme vous voyez.Je regarde cela comme une chose non avenue.

On dit familièrement, Comme cela, pourdire, Ni bien ni mal. Comment se porte-1 - il ?Comme cela.

On dit familièrement, en parlant De quel-qu’un, Il est comme cela , pour dire, C’est soncaractère, sa manière, son usage, etc.

En ce sens on l’emploie quelquefois pourcommencer une comparaison. Comme U 6o!c:!efface les autres astres, ainsi, etc.

On dit, Comme si, pour dire, De même quesi. Il, me voulait engager dans celte affaire ,comme si elle eût été juste. Il me pressoit de leservir, comme si j’y étois obligé.

Comme aussi. Ternie de Pratique, dont onse sert dans un Traité , dans un Acte, dans unContrat, pour dire, Et pareillement, et de plus.Il est porté par le Contrat, que.... Commeaussi que....

Comme en effet. Façon de parler, dont onse sert pour confirmer ce que l’on a dit. S’ilest homme de bien, comme eu effet il l’est, ildira....

Comme, signifie quelquefois Presque. Il estcomme insensé. ii est comme mort. Cela estcomme fait.

Il signifie aussi, En quelque façon. La lu-mière est comme Vdme des couleurs. Il me faittant de bien qu'il est comme mon père.

Il signifie encore, De quelle manière. Je nevous dirai point comme la Ville fut emportéed'assaut. Voici comme l'affaire se passa. En cesens il se dit aussi par exclamation. Commevous me traitez !

Il signifie encore, En vertu de quoi. Obtenezun ordre comme il faut que je parte. Il e6t dustyle familier.

Quelques-uns le joignent avec Quoi, etdisent, Comme quoi avez-vous fait cela? pourdire, Comment avez-vous fait cela ? En cett_-acception il n’est plus que du style familier.

Il signifie aussi, En qualité de. Le Pape peutêtre considéré ou comme Chef de l'Eglise , oucomme Prince temporel. Je vous dis cela commevotre serviteur et votre ami.

U est encore adverbe de temps, et signifie,Lorsque. Comme le Roi étoit à Paris , il arri-va, etc. Comme je faisois telle chose , j’apprisque , etc. Comme ils étoient assemblés , on leurapporta des lettres.

Il est aussi conjonction, et signifie, Parceque, vu que. Comme il a toujours aimé le bienpublic, il n’a jamais voulu consentir, etc.Dans celte signification il est quelquefois suivide la particule Aussi. Comme cet homme est in -constant dans ses projets, aussi voit-on qu’ilîéussit rarement en quelque chose.

Comme, signifie aussi, Tant que, autantque. Rien n’anime le soUat, comme l’espoirdu pillage. Rien n’encourage les Gens de Lettres,comme de voir les talens eu honneur.

Comme Ainsi soit que. Façon de parler quia vieilli, pour dire, Puisque, d’autant que..

COMMÉMOKAISCW. s. f. Terme de Litur-gie dont on se sert en parlant De la mémoire

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que l’Eglise fait d’un Saint ou d’une Sainte, lejour qu’on célèbre une autre Fête. L'Eglise faitcommémoraison d'un tel Saint. La commémo -raison des morts.

COMMÉMORATION, s. f. signifie la mêmeCxiose que Commémoraison. H s’emploie parti-culièrement en parlant Ou jour des Morts. Lacommémoration des morts.

On dit dans le style familier, et en phasan^tant, Nous avons fait commémoration de vous,pour dire, Nous avons fait mention de vous.

COMMENÇANT, ANTE. s. Celui, cellequi en est encore aux premiers éiémens d’unart, d’une science. Cet Auteur , ce livre est tropfort pour un commençant.

COMMENCEMENT, s. m. Ce par où chaquechose commence. Bon commencement. Mau-vais commencement. Heureux commencement.Au commencement du monde. Dès le commen-cement. Dans le commencement. Depuis le com*mencement de la Monarchie . Les commence -mens des grands Etats sont obscurs. Le com-mencement à'un livre. Lire un livre depuis lecommencement jusqu'à la fn. Le commence-ment de Vannée. Être au commencement duprintemps. Donner commencement à quelquechose, etc. Souvent, de petits 'commencementon vient à de grandes choses. Cetle action futla commencement de sa fortune. Un beau com -mencement d'année. Un heureux commence-ment de campagne.

On dit, Prendre commencement, pour dire,Commencer. Cette Monarchie a pris son com-mencement dans un tel siècle.

Au commencement - , Façon de parler adver-biale. Au commencement Dieu créa le Cielet la Terre : et alors il se dit d’une manièreabsolue.

Commencement , au pluriel, se dit Des pre-mières leçons, des premières instructions enquelque Art, ou en quelque Science. Il a debons commencemens dans les Mathématiques ,dans la Peinture, etc.

Commencement , se prend aussi pour Prin-cipe, cause première; et dans ce sens on dit,que Dieu est le commencement et lafn de touteschoses.

COMMENCER, v. act. Faire ce qui doit êtrefiât d’abord. Commencer un bâtiment. Com-mencer un ouvrage. Commencer un discours,etc. Continua' comme on a commencé. Il fautcommencer par un bout , et /înir par l'autre.Il a commencé par où il falloit finir. Commen-cer à bâtir j à dtner. Cet enfant commence àlire, a écrire. Il s’emploie aussi avec la prépo-sition de. Ce Roi a commencé de régner en telleannée. Il avait commencé d’écrire sa lettre. Oncommençoit d'ouvrir la tranchée .

On dit, qu’Un homme commence par où lesautres fuissent, pour dira, que Les premièreschoses qu’il fait égalent les actions,.les progrèsde ceux qui travaillent depuis long-temps.

On dit, Commencer l'année , commença• lajournée par telle ou telle chose, par faire telleou telle chose, pour dire, que C’est la premièrechose qu’on fait celte aoncc-la, celte journée-

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