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Tome premier. A - K.
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là. Et on dit à peu près dans le même sens,qu ’Un Prince a commencé son règne par iéta-bhr le bon ordre dans son Liât.

On dit aussi, Commencer Cannée, commen-cer la journée, pour dire, Être encore dans lespremiers temps de l’année, dans les premièresheures de la journée. Oous ne faisons que decommencer Vannée. On ne fait que de com-mencer la campagne.

En parlant d’Un homme qui a donné àquelqu’un les premières leçons , les premierscommcnceinens de quelque ait, de quelquescience, et qui a été le premier, par exemple,à lui montrer à faire des armes, à monter acheval, à danser, etc. on dit, que C’est lui quiVa commencé. Ce Maître à danser n est bonqu’à commencer les enfans.

Cn dit aussi, qu 'Une nourrice a commencéun enfant , pour dire, qu’Elle a été la premièreà lui donner à téter.

Commencer, s’emploie aussi quelquefois ab-solument. Ce jeune homme a mal commencé.Je n’avais .pas. commencé, qu’il survint quel-qu'un qui me détourna. Quand commencerez-vous?' Par où commencerez-vous? Je commen-cerai par-là. Je ne fais que de commencer , quecommencer. S'il continue comme il a commentce', il ira loin.

On dit proverbialement, N'a pas fait quicommence.

Commencer , est aussi neutre. IJannée com-mençait. Le Sermon commence. Ce livre, cetteharangue, ce sonnet commence bien. La Co-médie a commencé à telle heure. Une tellemoiitagne , une telle forêt commence en un telheu, en un tel Pays, auprès d'une telle Ville.

Il s’emploie aussi quelquefois impersonnel-lement. Il commence déjà à faire jour..Il com-mençait « pleuvoir quand ïls pai’tirent.

Commencé, ée. participe.

COMMENDATÀIRE. adj. des 1 genres. Quipossède un Bénéfice en commende. Abbé Com-msndataire.

COMMENDE. s. f. Titre de Bénéfice que lePape donne à un Ecclésiastique nommé par leRoi , pour une Abbaye régulière , avec per-mission au Commendataire de disposer des fruitspendant sa vie. La Commende est une déroga-tion au droit commun. La Commende n'étoilautrefois que Vadministration du temporel d'unBénéfice , jusqu’à ce que le Titulaire élit éténommé ; elle n'étoit ordinairement que poursix mois.

COMMENSAL, adj. Ce mot se dit propre-ment de ceux qui mangent à même table. Ç’estmon Commensal, nous sommes Commensaux :niais il n est guère d’usage qu’en parlant DesOfficiers de la Maison du Roi. Ilest Commensalde la Maison du Roi. Les Dlaitres des Requêteset tous les Conseilla s du Grand Conseil son;Commensaux , sont réputés Commensaux de h,Maison du Roi, jouissent du droit des Com-“inensaux. Les Commensaux oni dioit de Com-miltimus.

COMMIîNSAUTÉ. subst. fém- Droit desCommensaux de la liaison du Roi. L'Acaae- ■

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mie Françoise jouit du droit de Commensa-lité.

COMMENSXJRABILITÉ. s. f. Terme deMathématique . Rapport de nombre à nombre,entre deux grandeurs qui ont Une mesure com-mune.

COMMENSURABLE. adj. des a genr. Termede Mathématique . Il se dit de deux grandeursqui ont un rapport de nombre à nombre, ou,ce qui revient au même, une mesure commime. Tous les nombres entiers et rompus sontcommensurables entre eux. Lignes commensu-râbles entre elles. Grandeurs commensurables.

COMMENT, adv. De quelle sorte, de quellemanière. Si vous voulez savoir comment lachose s’est passée , je vous le dirai. Je ne saiscomment il peut subsister. Comment se porfe-t-il? Comment a-t-il pu se sauver?

Il s’emploie quelquefois par exclamation etpour marqin r l'étonnement où l’on est de quel-que chose; et alors il se dit pour signifier, Ehquoi! Est-il possible! Comment! malheureux ,avez-vous bien l’assurance de soutenir cela?Comment ! est-il donc vrai qu'il soit mort?

Il se dit aussi dans la signification de Pour-quoi, d’où vient que? Comment vous êtes-vousavisé de venir ici? Comment s’est - il adresse àmoi plutôt qu'à un autre?

On le fait quelquefois substantif, Le com-ment. J’ignore le comment, pour dire, La manière dont cela s’cst fait.

COMMENTAIRE, s. m. Éclaircissement, ob-servations et remarques sur un livre , pouren faciliter i’imelligence. Docte Commentaire.Ample Commentaire. Commentaire sur la Bible .Commentaire sur Aristote , sur Hippocrate .Faire un Commentaire. Faire des Commen-taires. Ce livre est si obscur et si difficile, qu'onne le peut entendre sans Commentaire. Il lefaut lire avec un Commentaire. Le Texte et leCommentaire. Cela n’a pas besoin de Commen-taire.

Il se dit figurément De l’interprétation ma-ligne qu’on donne aux discours ou aux actionsde quelqu’un. Voilà comme je Vai oui conter ‘mais le Commentaire ajoute , dit que... Il faitdes Commentaires sur les actions de tout lemonde . On feroit là-dessus un beau Commen-taire. On ft bien des Commentaires. On fi di-vers Commentaires sur cette proposition-là,sur cette parole-là.

Commentaires , au plur. Ce mot est parti-culièrement affecté aux Mémoires que Césarnous a laissés ; et quelques Ecrivains modernesont donné le même titre à leurs Mémoires. LesCommentaires de César. Les Commentaires deMontluc.

COMMENTATEUR, s. m. Celui qui fait unCommentaire. Bon Commentateur. Docte , sa-vant Commentateur. Ennuyeux Commenta-teur. Les Commentateurs de la Bible . Les Com- \nien tuteurs d'Aristote . Les Commentateursd'Homère .

COMMENTER., verbe actif. Faire un Com-mentaire. Commenter la Bible. Commenterles Epitres de Saint Paul. Plusieurs savuns

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hommes ont commenté Homère . CommenterVirgile .

U est aussi neutre, et signifie, Tourner enmauvaise part ; et alors il se met toujours avecla préposition sur. Il commente sur tout. Je necrains point que Von commente sur mes ac-tions. Il n’y a point à commente)' là-dessus.

Etant mis absolument, il signifie, Ajoutermalignement à la vérité de la chose. Il en ditplus qu’il n’y en a, il commente un peu.

COMMER. v. n. Faire des comparaisons,dire qu’une chose est comme une autre. Vrai-ment, voilà bien comme. Il ne faïloit pas coin-mersi dèsobligeamment. Il est du style familier.

COMMEROÀBLE. adj. des 2 genres. Quipeut être commercé avec facilité. Effets com-merçâmes. Billets commcrçables.

COMMERÇANT, ANTE. s. Celui, celle quitrafique, qui commerce en gros. Un bon Com-merçant. Un riche Commerçant.

COMMERCE, s. m. Trafic, négoce de mar-chandises, d’argent, soit en gros, soit en détail.La liberté, la facilité du commerce. Etablir ,rétablir le commerce. Cela fait rouler le com-merce. Défendre, interdire le commerce. Laai.?j entretient le commerce , fait aller le com-merce, fait fleurir h commerce, met de Var-iant dans le commerce. La guerre fait cesser le■ ommcrce , rompt le commerce. Le commerceest interrompu , perdu, ruiné. Le commerce vabien, neva plus. Le commerce enrichit un Etat,est la richesse d'un Etat. Le commerce du Le-vant. Le commerce des Épiceries. Le grandcommerce de Moscovie est de fourrures, etc.Le commerce des soies, des toiles, des cuirs »Un ce pays-là, 01 1 fait commerce de toutessortes de marchandises. Le commerce ne de-mande que liberté et protection.

Commerce, sc prend quelquefois pour LeCorps des Commcrçans et Négocions. Cette Loia révolté tout le Commerce.

On dît figurément d’Un homme qui se mêléde quelque pratique ou intrigue qui n’est pashonnête, qu’D fait un mauvais , un méchant,un vilain commerce , un honteux commerce .

Commerce, signifie aussi Communication etcorrespondance ordinaire avec quelqu’un, soitpour la société seulement, soit aussi pour quel-ques affaires. Dans le commerce de la vie. Dansle commerce du monde. Avoir commerce, en-tretenir commerce avec quelqu’un. Ils ont granitcommerça ensemble. Ils sont en grand com-merce l’un avec Vautre. Je su?s bien son servi-teur, mais point de commerce. Il a rompu tout

•ommerce avec ces gens-là. Quel commerce ont-ils ensemble? Ils entretiennent comm ce delettres, ou par lettres, fis ont commerce de nou-velles. Commerce d’esprit. Commerce de Littê-rature. Commerce de galanterie. Commerce in -nocent. Commerce suspect. Commerce Sc amla-

leux.

On dit, Àv.oir commerce, être en commerce

avec... Et il s’entend en mauvaise part, quandon parle de personnes de différées sexes.

Cn dit, - qu’Un homme est d'un agréablecommerce., d'un bon commerce , pour dire*