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Tome premier. A - K.
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H se dit aussi en gémirai De tout, moyen quifacilite quelque chose. Je me sers de hi com-modité que m’offre le départ de Monsieur untel, pour .

On dit proverbialement, On n’a pas toutesses commodités en ce monde.

Ou dit encore d’Un homme qui prend sesaises dès qu’il en trouve l’occasion, gu II prenases commodités où il les trouve.

Oïl appelle Chaise de rommoane, fauteuil'de commodité, Une grande chaise A bras, biengarnie, dont le dos est un peu renversé, et oul’on (St Tort à son aise.

Co;*imot>hy, sign.be aussi Le temps propre,l’occasion. Il faut prendre la commodité deygens. Prenez votre commodité. Faites cela à'notre commodité."

Il se prend aussi pour La proximité des lieuxoù l*on peut, aller. La commodité de Veau , dubois, de l’Eglise, de la promenade.

On appelle Commodités , Les aisances, lesprivés d’une maison.

COMMOTION, s. f. Terme de Médecine.Ebranlement violent au-dedans du corps, causépar une chute, ou par quelque coup. Il y a àcraindre que ce coup, que celte chute n’ait faitcommotion au cerveau. Il tomba de fort haut,ce qui lui causa une commotion générale danstout le corps.

U se dit aussi De l’agitation excitée dans lesesurits. Cette nouvelle, cet événement causa unefraude commotion parmi le peuple.

COMMUER, vi n. Échanger. Il uVst guèreiPusaâp quYn cette phrase, Commuer la peine.Il obtint des Lettres du Prince, qui com-muaient la peine des galères en celle du bannis-sement.

Commué , l ? e. participé.

COMMUN, UNE. adj. Dans l’acception laplus générale, il se dit Des choses à quoi toutîo monde participe, ou a droit de participer; eto est dans ce sens qu’on dit, que Le Soleil ,f’air, les élémens spnt communs. La lumièreest commune à tous les hommes. Dans une ac-ception moins étendue, il se dit Des chosesdont 1 usage appartient à plusieurs. Un puits.commun'. Une cour commune. Passage, esca-lier, chemin commun. Cela est commun à toutle Bourg, commun aux deux maisons.

Commun , se dit aussi De ce qui est propre adifïerens sujets; et c’est dans ce sens qu'on dit,que Le boire et le manger sont communs àï homme et aux bêtes. La vie végétative estcommune aux animaux et aux plantes. Ennemicommun. Intérêt commun. Péril commun. Cettedouleur, cette joie, m’est commune avec touslej (/eus de bien. Entreprendre une chose à fraisc «îumuHs. J'ai cela de commun avec lui. Cette“fpù-'e-lù n’a rien de commun avez celle dontd s’agit.

appelle Lieux communs , en Rhétorique.

CS S0Urc es générales qui fournissent a l Ora-■ y 1 ? es ^rJunens et ses moyens. Aristote auonne p usieu rs H eux communs pour exciter la

^npasswn^Vhorreur.

Cn appelle aussi Lieux communs , Des ma-

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tières triviales et rebattues. Tout son livre estrempli de lieux communs. Ce qu’il y a de meil-leur dans ce discours , n’est qu’un lieu communsur les Conquérons. Ses sermons ne sont que deslieux communs. Employer des lieux communs.Un recueil de lieux communs.

On appelle Sens commun, La faculté parlaquelle le commun des hommes juge raison-nablement des choses. Cela est contre le senscommun. Cela répugne au sens commun , n'apas le sens commun. C’est un homme qui n'apas le sens commun.

Faire bourse commune, se dit Des Officiersayant même charge, des associés qui sont encommunauté de profit, des amis qui ont misleur argent ensemble pour leur dépense.

On dit dans le meme sens, Faire vie com-mune, pour dire, Vivre à frais communs.

On dit aussi, Faire bourse commune, pourdire, S'associer dans une affaire, pour la suivieà Irais communs, et en partager les profits.

On dit en style de Notaire , Les futurs épouxseront uns et communs en biens , pour dire,qu’il y aura communauté de biens entre eux.

Commun, signifie aussi Général. Le bruitcommun. C'est l'opinion commune. La com-mune façon de parler.

On dit, Le droit commun, pour dire, LaLoi reçue dans un État, l’usage qui y est géné-ralement établi.

On appelle cn termes de Jurisprudence ,Délit commun , Un délit qui a été commis paren Ecclésiastique, et qui est de la compétencedu Juge Ecclésiastique; et dans cette acceptionil est opposé à Cas privilégié.

Commun, signifie aussi Ordinaire, qui sepratique ordinairement. L’usage en est (crtcommun. Il n’y a rien de si commun, rienn’est plus commun. C'est une chose bien com-mune. Cela est commun parmi les gens deguerre, entre les gens de guerre. Commun entreles bourgeois, parmi les bourgeois.

Commun, se dit aussi par opposition à Dis-tingué, noble, et signifie, Vulgaire, bas. Il al’air commun, un langage commun, des ma-nières communes.

En parlant Des termes ordinaires de la Lan-gue, on dit, Les mots communs de la Langue ,par opposition aux termes qui ne sont en usageque dans les Arts et clans les Sciences.

Commun, signifie aussi, Qui se trouve aisé-ment et en abondance. Les bons melons sontj'orf communs celte année. Les bons muscaissont communs en Languedoc , en Provence . Lesherbes, les viandes les plus communes.

Expédier cn forme commune. Façon de par-ier prise du style *de la Datcrie de Rome , et quisignifie, Sans grâce, sans remise.Elle s’emploieigurément en diverses phrases. Ainsi on ditd’Un homme à qui on a gagné tout son argenten très-peu de temps , qu’ün l’a expédié enforme commune.

On dit aussi d'Un homme mort en peu detemps entre les mains de plusieurs mauvaisMédecins , qulls Vont expédié en forme com-mune. Cela n’est que du style familier.

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Commun, signifie aussi, Qui est de peu cevaleur, et peu estimable dans son espèce. UnMarchand qui n’a que des marchandises com-munes, très - communes, qui n’a rien que decommun.

II signifie aussi, Qui est médiocre et peu es?limable dans son genre. Il a fait un discourstrès-commun. C est un Prédicateur fort com-mun. Un Auteur, un Poète très-comtftun. Uneinvention commune. Des pensées communes.Idée commune. Rien de plus commun.

Cn dit, qu Une terre vaut tant de revenu ,année commune, ou communes années, pourdire, Bon an, mal an, en compensant les mau-vaises années avec les bonnes.

Commun , est aussi substantif masculin, etil se dit d'Une société entre deux ou plusieurspersonnes. Il faut prendre cette dépense sur Jecommun. Ils ont mis leur bien en commun. Ilsvivent en commun. Ils jouïssent de la succes-sion en commun, jusqu’à ce qu'ils aient faitleur partage.

On dit, qu’Uu homme vit sur le commun ,Lorsque n étant point d'une société, et n’yayant contribué en rien pour sa part, il nelaisse pas de vivre aux dépens de ceux qui ensont. La même chose se dit aussi d’Un hommeaccoutume à vivre sur le tiers et sur le quart.Et l'on dit proverbialement, qu'il n'y a pointd'dne plus mal bdté que Vdne du commun,pour dire, que Les pariicuîrcrs d’une Commu-nauté songent A leurs affaires au préjudice decelles de la Communauté'.

Commun, signifie aussi Le plus grand nom-bre, la plus grande partie. Le commun deshommes. Le commun des Philosophes.

On dit figurcmcnt, qu’Cnc personne on unechose est du commun , ponr dire, qu’ÉlJe n’estpas de grand mérite, ni de grand prix. Cela estdu commun. Cet ouvrage n'est pas du commun.C'est un homme du commun. Il est hors ducommun. Il passe le comnnm. Il est au-dessusdu commun. Sa charge le tire du commun.

Dans l’Office Ecclésiastique, on appelle LeCommun des Apâties , des Martyrs, des Con-fesseurs, des Vierges, etc. L’Office général desApôtres, des Martyrs, etc, pour qui 1 Église n apoint réglé d’Office particulier.

On dit familièrement cl ironiquement, d’Unhomme médiocre, qu’il est du commun desmartyrs.

Commun, se dit aussi Des Domestiques lesmoins considérables d’une maison. C'est du vindit commun, du vin pour le commun. Le diiuxcommun. La table du commun. La salle ducommun.

On appelle Gra?id Commun, chez le Roi rLes Offices destinés à la nourriture do la plu-part des Officiers de ia Mai son du Roi ; et ohappelle Petit Commun, Quelques Offices déta-chés du Grand Commun pour la nourriture dequelques Officiers privilégiés de la Maison duRoi.

Grand Commun, se dit aussi Du lieu on cesOfficierstravaillent.et qui est destine pour leurlogement. Etre logé au Grand Commun.